A M. D'INFREVILLE, INTENDANT DE MARINE A TOULON
( Onpie portant : lté la uuiiu de Colbert. )
Saint-Germain, i7may 1669.
Le Roy a eu de la satisfaction d'apprendre l'arrivée des deux escadres de Turelles et de Gabarel3, et Sa Majesté s'attend bien que, tout ce qui
1 Colbcrl écrivait le a 3 septembre suivant à Colbert de Terron : «Il est certain qu'il faut
cadre de vaisseau» qui croise depuis le détroit jusqu'au Conquest*; mais il faut prendre pour cela un capitaine qui n'aime pas tant les ports que le sieur du Quesne. . .»
Dans une autre lettre du s 5 octobre, on lit cette phrase : « M. du Quesne a fait à son ordinaire; il ne faut pas attendre un grand service de cet homme. . . *
Pendant cette croisière , un sieur Lachesnaye avait été chargé de dresser une carte marine des rochers et des côtes de la baie de Brest Celte carie ayant été communiquée à du
Quesne, il visita la baie, et, prétendant que le travail de Lachesnaye n'était pas exact , proposa de refaire la carte. Colbert accepta; mais, sur ces entrefaites, il reçut une lettre dans laquelle de Seuil lui annonçait qu'il avait convaincu du Quesne de la justesse du travail de Lachesnaye. Colbert disait, dans sa réponse à de Seuil : «Vous aves bien fait de convaincre le sieur du Quesne de la justesse de la carte dont je vous ay envoyé trente exemplaires par le messager de Morlaix, mais il faut luy laisser faire celle qu'il a en teste et ne pas s'en soucier...- {Dép. eonc. la mar. 1669.)
* Situé A l'extrémité du Portugal.
1 Malgré son grand âge. Gabaret avait ob-
* Petite ville du Finistère, séparw de Brest par un rocher sur lequel est
le fortdeBVr-
ET GALERES. 127
concerne la marine estant ainsy bien disposé, rembarquement se fera dans peu. C'est à quoy ii ne faut pas, à présent, perdre un moment de temps, afin que la glorieuse entreprise pour laquelle Sa Majesté a préparé ce puissant secours puisse réussir. Je suis persuadé que rien ne relardera de vostre part, et que vous redoublerez vostre application pour diligenter ce départ en tout ce qui regardera vostre employ.
Le Roy ne veut point que vous fassiez donner aux capitaines les deniers revenans-bons de la solde de l'équipage de leurs vaisseaux. Sa Majesté estime honteux de les prétendre, estant certain que si elle le soufîroit, celuy qui aurait le plus foible équipage seroit beaucoup mieux traité que le plus fort. L'intention de Sa Majesté est donc que la solde des équipages des vaisseaux soit payée sur le pied des revues qui seront faites pendant toute la campagne par le commissaire général et les commissaires particuliers qui seront embarqués sur l'armée, sans qu'aucun capitaine puisse toucher, sous quelque prétexte que ce soit, la solde d'aucun matelot ou soldat qui n'auront point servy actuellement; et si vous avez besoin pour cela de quelque ordre du Roy plus précis que ceux que vous avez reçus jusqu'à présent, je ne manqueray pas de vous l'envoyer au premier avis que vous m'en donnerez.
Excitez fortement le fondeur Baube1 à avancer son travail, et envoyezmoy le mémoire de la quantité de fonte qui vous reste, combien de temps elle pourra durer, combien de canons il pourra fondre, chacun an, et ils pèseront, afin que je puisse prendre mes mesures pour vous la quantité nécessaire . . .
(Arch. de U Mar. Dépêche* concernant la marine, 1669, fol. lU.)
l^ou le coen IDA n demt- n t d6 œlt^ cso-âdrt* > Iji^. ti duroi l flussyloftt donne le cororoftnderoeni a uot. qoe Coltert, dans une lettre à de Terron, du personne qui eust plus de vigueur; mais.
19 avril précédent, en eût témoigné" quelques comme aux choses faites il n'y a presqne poinl regreto: de remède, nous devons seulement en tirer
«Je ne sçais si je me trompe, mais il me une induction pour l'avenir et nous donner ledit sieur Gabaret est, à présent, garde de retomber, par une
un §aj«t bien foible à cause de son âge, pour en de semblables inconvéniens.» (D*p. pouvoir haster l'expédition d'une escadre; si la mar. fol. 9a.) «00s, qui connoissez mieux que personne la 1 Jean Baube ou Le Baube, maître fondeur
.j'en eit-we donne* «vis an Roy, qui en
qui dirigea, à Toulon, la fonte des canons de cuivre, a la place dusienr Landouilletle.