A M. DE POMPONNE
AMBASSADEUR A LA HAYE
Saint-Germain , 7 juin lOliy.
M. d'Estrades m'a autrefois parlé d'une proposition qui luy avoit esté faite par un évesque qui a le soin spirituel de tous les catholiques qui sont
' Voir pièce n° 56 et note. — Colberl lui eemiit encore te 19 juillet suivant au sujet «les charpentiers hollandais :
tLe sieur Pélicot m'écrit que le contrequ'il vous a envoyé a mandé à sa de le venir trouver à Rochefort, mais qu'elle a fak difficulté, à moins qu'elle ne it qu'elle aura un lopement à
part; et comme les femmes des autres charexemple, il ne faut pas perdre cette de les attirer auprès de leurs maris; et, pour cet effet, il faut leur donner un quartier, dans le parc de Rochefort, séparé de celuy des autres ouvriers, s'il est possible. . .» ( Dép.conc. la mar.hl a68.)
en Hollande, que l'on pourrait en retirer beaucoup qui serviraient utilement dans la marine du roy pour cstre ouvriers, matelots, et autres gens de mer. Mais comme alors on ne put s appliquer à suivre cette proposition, nos ateliers n'estant pas encore bien establis pour les pouvoir charger d'un grand nombre d'ouvriers, elle est demeurée sans exécution. À présent qu'ils le sont un peu mieux, nous pourrions facilement donner de l'employ à un nombre considérable de ces gens-là , et c'est ce qui m'oblige de vous prier de renouer cette négociation avec ledit évesque et les principaux ecclésiastiques dont vous avez sans doute connoissance , pouvant vous assurer que Sa Majesté employera volontiers toutes sortes d'ouvriers et gens de mer, et qu'elle leur fera donner les mesmes gages qu'ils ont en Hqjlande.
En cas que cette négociation produise quelque effet, vous pourrez vous adresser au sieur Pélicot, marchand françois, qui a ma correspondance à Amsterdam, pour envoyer en Charente et à Brest tous ceux desdits ouvriers catholiques, hollandois ou d'autres nations, qui voudront venir s'establir en France, luy écrivant, par cet ordinaire, de faire tout ce que vous luy ordonnerez sur ce sujet l.
(Areb. de ia Mar. Dépêches concernant la marine , 1669, loi. 176.)