A M. DÉ LA GALISSONNIÈRE
INTENDANT A ROUEN
Paris, i5 novembre 1670.
Monsieur, le sieur du Garouge, receveur des tailles en l'élection de Pont-rÉvéque, m'écrit qu'il a esté fort maltraité par le marquis de Silly. Gomme il est de grande conséquence de ne pas souffrir ces sortes de vio* lences, et que ledit du Garouge me marque qu'il vous en a donné avis, je ne doute pas que vous n'y ayez aussytost apporté le remède nécessaire , soit en vous transportant sur les lieux pour en informer, ou y ^voyant quelque personne autorisée pour cela. Mais pour vous dire la vérité , quand il s'agit d'un mauvais traitement fait par un homme de qualité à un receveur des tailles, j'estime que vostre présence est tout à fait nécessaire , estant très-important que, dans des occasions pareilles, tout ce qu'il y a de gentilshommes dans la province soyent persuadés que le Roy ne peut souffrir des actions de cette nature h l'égard de qui que ce soit. Faites-moy sçavoir ce que vous aurez fait en cela.
(Arch. de la Mar. Dépédm cometmma le eommêret, 1670, t H, fol. 6oè.)