AUX INTENDANTS
Saint-Germain , 6 janvier 1 679.
Monsieur, je vous envo\o quelques imprimés de la déclaration par laquelle If» rov a défendu de saisir les bestiaux pour aucunes dettes. Sa Ma* jesté m'ordonne de nous dire (]uo son intention est que vous teniez la main à ce que cette déclaration soit ponctuellement exécutée. Et encore que Sa Majesté n'ayt jamais voulu défendre la saisie des bestiaux pour raison des deniers des tailles, a\des et gabelles, parce que ces deniers estant destinés à soutenir les dépenses de l'Kstat. ils ne doivent jamais avoir d'exclusion, néanmoins, à présent que Sa Majesté a accordé*^ une diminution
' Nous donnons à l*\p|H*n<lice roi agmda . ou hndf^el, poiir Kanooe 1680. — • Arrél du ^•il. tin 7 juin xC^"]^.
a«66y consîdërabie sur les tailles que celle de six millions, elle est persuadée que les receveurs ne seront pas obligés d avoir recours à la nécessité de 'bâte saisir les bestiaux. Ainsy, elle veut que vous teniez la main, tout au- 'tant qu^il sera possible, à ce que les bestiaux ne soyent pas saisis, mesme pour les deniers de Sa Majesté ^
Je vous ay écrit aussy plusieurs fois que le commerce, les manufactures, et l'augmentation des bestiaux sont les seuls moyens d'attirer de l'argent dans les provinces. Sa Majesté veut que, dans tous les voyages que vous ftiiles, vous vous informiez toujours de ces trois points, et que vous employîee toute vostre industrie et tous les expédiens qui se pourront pratiquer pour exciter les peuples à les augmenter.
(Bibl. Imp. Mss. Mélangée CUttrambault, vol. AaS, fo). 98.)