INTENDANT DE BOURGOGNE
Venaillw, 93 odofara 1 68a.
Les fermiers des aydes se plaignent fort de l'émotion arrivée k Blècoi^» Comme cette élection a toujours résisté à la levée des droits d'aydes, éS'
' Ce projet était à l'étude depuis 1679. (Voir pièce n*5o.) — On lit dans 1m Mémoire* de Foucault, inlpndant de Hontauban ; «Au mmadejuin 16S0, M. Dagueneau, intendant de I^ngaedoc, rt H.de Ria, intendant de Bordeaux, aoTit venua par ordre du roy i HonUiubui, pour Minfirer avec moy aur le r^ement queM.Colbert a proposé de faire aur lei tailles rédlM, Monlsaban estant le centre des trais départetneD*. Noalre conférence n'a duré que qninie jours. K De nouvelles roofërencee eurent lien Tannée suiiaote, pour le même objet, è Montpellier. Le* intead«Dtsd'Aix , de Grenoble , de Toutouae, de HonlaubiD et de Bordeaux } prirent part, et dlee ae prolongèrent pendant deni moii. H. de Rta porta i Colbert le renie-
ment arrêté entre eui : mais il ne fnl^ Hèktf ' exécution, et Colbert lui-même TreDia)fM.(?iir pièce n' 157, noie.)
Il en fut de même de l'ordonnince gAtrfnli' i laqnelte on travaillait depnia 1670 (fiM n* 16), et dont Colbert, dix ens (du* tant, Mk» nonçait te prochain achèvement (pîèm i^ 7Ç, S g). En attendant, l'arrêt Sa i3 ReptanOMT 1681 (pièce n* t*o) rêgli piuaâuû»— ty fait des taille*. '
* Claude Boucho.
de Mefi; maître des requêtes, poîi a d'État; intendant de Boorfiagne dapnà 18H. Ilort en feadiow, ei| 1 683.
' Le Méconnais était ompria dana la pr*- TÎnce de Boni;gagDe, quoiqu'il eât dea état*
sorle que h Conseil et ensuite la Cour des aydes ont esté obligés d'en interdire les olliciers, il est très-important au scîrvice du roy de réduire les peuples de cette élection et les habitans de la ville dans l'obéissance (lu'ils doivent. Pour cela, il faut les traiter avec quelque sorle de sévérité pour les cmpescher de tomber dans de plus grandes fautes. C'est pour([uoy le Roy m'ordonne de vous écrire ces lijjnes, pour vous dire qu'il veut que vous vous en alliez sur les lieux, (|ue vous teniez la main à ce que nouvelle information soit faite, que vous vous ap|)li(juiez à avoir la preuve contre les auteurs et les complices du désordre qui est arrivé, et que vous fassiez en sorte qu'ils soyent punis et que l'exemple que vous en ferez serve à faire connoistre à tous ses |)euj)les, ([ue le Rov ne veut souffrir aucun mouvement de sédition, et qu'il n'y a aucun party à prendre pour eux qo'i se soumettre aux volontés et aux ordres de Sa Majesté. Je ne puis m'empescher de vous dire , en cette occasion , qu'il me semble que vous vous estes laissé un peu trop facilement persuader que ce mouvement de sédition estoit entièrement calmé, et qu'il n'y avoit rien à faire davantage. Soyez, s'il vous plaist, persuadé au contraire qu'il n'y a point de plus grande indulgence pour les peuples que de punir sévèrement les commencemens de sédition, parce que l'indulgence les fait tomber en de plus grandes fautes.
(Bibl. Imp. Ms9. Mélanges Clairambauit, vol. âaS, fol. 76A.)
séparés et une administration particulière. Il «apportait, en conséquence « une part déterminée clans les charges de la province. Gomme la Boargogne , bien que faisant partie des cinq grosses fennes, n'était point sujette aux droits cTaides, le Maçonnais, qui ne jouissait pas du même privilège, tenta de se soustraire à cet impôt. Un bataillon d'infanterie et deux compagnies de cavalerie ayant été dirigés do ce côté, les émeuliers furent bientôt réduits. Le 13 décembre, Golbert <>crivit à Tintendanl : «Cette ville et pays ont toujours prétendu s'exempter des droits d'aydes comme lo nîsti» de la Bourgogne ; ce (|ui ne fait (|u(> trop coniKUttrc que ces séditions viennent plutost du mouvement des principaux que de la canaille, n (Mél, Clair, vol. '1 a8 , fol. 979.) — Il lui écrivait encore le 9 janvier 168 1 : « Il y a lieu de croire <|u*après cette exécution les peuples seront
plus sages. Mais il est important de régler une fois fixement les droits d'avdes, soit avec le consentement de la ville de Mâcon et du pays, soit par Tautorité du roy, après avoir examiné les points contestés entre les fermiers et les habitans; ce qui est d'autant plus nécessaire ([uc j'ay toujours vu que M. le comte dWrmagnac * afferme ses anciens droits d'aydes à de grands fripons dont la mauvaise conduite est en partie cause de toutes ces séditions. Ainsy, vous devez vous appliquer à examiner en détail toutes les prétentions des fermiers et les misons contraires di's habitans, afin de parvenir, s'il est [)ossible, à retrancher pour toujours touU\s les contestations qui sont survenues sut ce sujet. î> (MèL Clair, vol. /lag, fol. ai.) — On aurait beaucoup mieux fait de commencer par là.
* l^uis de liorruiiic, couite d'Arioii^nac, (;randéruyer di* France, en survivance du comte d'Harcourt . wn père. (Voir 1. 1, 3a3.) Mort le i.3 juin 1718, àpé de soixante et dix-sept an».