OTES DE L^ECRITLBE DE COLBERT, EN MARGE
^ Il ne faut pas se déclarer des personnes qui composeront ce conseil royal 9 afin de laisser Tespérance au sieur Hervart, jusqua ce qu'il ayt fourny les deux millions de livres.
** Il faut remettre pour quelque temps.
' Ce n'est point mon avis , parce qu il y a plus à perdre qu à gagner, à cause qu'il n'y aura point alors de recette à faire dans les provinces ni dans les fermes, et que cela arresteroit le payement de toutes les dépenses.
^ Il faut retarder cet avis jusqu'à ce que raccommodement soit fait avec les gens d'affaires, estant nécessaire qu'il ne paroisse pas sitost que le Uoy veuille changer aucune chose en la conduite de ses liuanccs.
(Cabinet de M. le duc de Luyiics. Mss. n* ()3, railon /i.)
* Le mot régie semble indiquer ici la manière dont la ferme était dirigée.
* Pour : incontestablement.
^ G^est-à-dire, mettre la ferme en adjudication.
* La pièce ci-après, intitulée Ménunre amujH dêê fermée, se trouve aussi dans le cabinet de M. le duc de Luyncs; elle n^est pas de Pécriture de Colbert, et parait être de la main de Le Tellier, secrétaire d'Etat de la guerre, à qui Louis XtV avait sans doute demande son avis au sujet de la prochaine réadjudiralion des fermes. Kilo est curieuse à plus d'un litre, princi|)alement pour la manièn> dont les services des financiers de Tépoque y sont appréciés :
«H y a toujours eu, di>puis plus de trente ans, dans los alTairos du roy, do trois ou quatre sortes de financiers :
«Des Iraitans dans les fermes générales, des receveurs généraux en titn? d'office;
«r Des particuliers qui faisoient des presls des recettes générales , quoyque sans oflice;
«Et d'autres qui faisoient dilTérens traités de plusieurs natures d'alFaires.
«Toutes ces choses se voyent encore aujourd'hiiy. La diiïérence qu'il y a du passé au présont est que tel financier qui n'a>oit {>as plus de bien que ceux d'anjonrd'huy ««sloil en avance depuis nn jusqu'à quairo millions.
«Il y a\oit encore d'autres natures de prest:-'
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ANNEXES