‹ Lettres, instructions et mémoires de Colbert (volume 4)Chapitre 314 sur 411 · A M. DE CREIL · texte numérisé non relu

A M. DE CREIL

I]NTE]NDA>T A ROLEIN.

SaintrGermaiu, a 4 février 1678.

. Toutes mes lettres sont pleines de l'importance de l'affaire du tiers et ftanger, et je ne puis en laisser sortir une de mes mains sans vous le marquer encore bien précisément. Il est donc nécessaire pour le service du roy que, sans perdre un seul moment de temps, vous jugiez tout ce qui est en estât, et que vous y fassiez mettre tout ce qui n'y est pas. Mais il est encore pkis nécessaire que, sans aucun retardement, vous teniez la main et obligiez les commis du fermier général des domaines qui sont auprès de vous à les faire exécuter tous incessamment; et, pour cet effet, que vous leur fassiez remettre tous vos jugemens, si vous ne l'avez pas encore fait, et que vous les obligiez de faire saisir tous les bois des particuliers et de les faire vendre avec la mesrae diligence, non-seulement pour* l'establissement du droit, mais mesme pour la restitution des vingt-neuf années à l'égard de ceux que vous y avez condamnés. Ne manquez pas, s'il vous plaist, de vous faire rendre compte, toutes les semaines deux fois, du nombre d'exécutions qu'ils feront faire, et de vous en faire donner des mémoires pour me les envoyer ^

le vous recommande toujours de presser le recouvrement des affaires extraordinaires. Comme la campagne approche, et que le Roy aura besoin de sommes immenses pour pouvoir mettre ses armées en campagne, je vous conjure de contribuer par la diligence aux secours qui sont si nécessaires à Sa Majesté.

(Bibl. des Inv. Ms. Correapondanct de M. Colbert, 1678, fol. 99.)

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