‹ Lettres, instructions et mémoires de Colbert (volume 4)Chapitre 331 sur 411 · A MICHEL COLBERT · texte numérisé non relu

A MICHEL COLBERT

INTENDAIST A ALE>ÇO>.

Versailles, 10 octobre 1678.

Outre lalcttre que je vous écris, comme à tous MM. les commissaires départis, pour raison de l'exécution du traité des francs-fiefs et autres affaires comprises au mesme traité dans l'estendue de la généralité d'Alençon , je ne puis pas m'empeschcr de vous avertir que les irrésolutions (juc vous avez presque toujours dans toutes les affaires du roy et la lenteur qu'elles causent aux expéditions qui vous sont demandées, nuisent considérablement au bien du service de Sa Majesté, et qu'il ne suffit pas d'estre homme de

* Voir pièce n' aSa. — Colbcrt écrivait, le 6 octobre suivant, à* M. de Sève :

«rapprends que voua avec commencé à faire les impositions dans les élections de Saintes et de Cognac , et que vous avez taxé d'oilice prt^squc tous les coqs de paroisses , les fermiers des gcn^ tilshommes et officiers. Vous ne devez pas douter que ces taxes ne soyent bien soutenues. Mais on cas que la Cour des aydes en casse quelquesunes, je vous répéteray ce que je vous ay cydevant écrit, qu'il est nércsisaire (|uc vous

rassembliez tous les arrests qu^elle rendra sur ce sujet, aGn de me les envoyer, le Roy m'ayant ordonné de dédaror aux officiers de cette Coropajjnie que, s^il luy reveooit six des arrests en cassation desdites taxes d'office, il leur en osteroit la connoissance. G^est â vous a prendre vos mesures avec le receveur général et le receveur des tailles pour faire rapporter ces arrcsLs et me les envoyer afin que j*en puisse rendre compte à Sa Majesté... n(CofTf«^. de M, CA>lbert,(olU6.)

bien , mais qu'il faut encore expédier facilement et promptement ce t]a*il convient de faire j)our ie bien du service, et le faire avec une grande diligence.

Il faut, de plus, avoir de la chaleur et de la promptitude pour flaire réussir toutes les affaires dont vous estes chargé. Il est également néce^ saire que vous examiniez toujours, et sans attendre que vous soyez sollicité par ceux qui sont chargés des recouvremens , ce qui se peut faire pour les accélérer; et, au lieu d'estre pressé par eux , il faut que vous les pressiez^ ; d'autant que l'inljéresl que vous avez en main, qui est celuy du Roy et de l'Estat, vous doit estre bien plus considérable que celuy qui peut mouvoir les traitans, qui n'est qu'un petit intérest d'argent qui leur en revient. Considérez bien l'importance de cette dépesche.

( Bibl des Inv. Ms. Corre^tondance de M. (Mert, 1673 , M S66.)

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