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Ventillcfl, ah novembre 1673.
Encore que le Roy eust résolu de faire recevoir par- devant vous les enchères sur les petits domaines^, en conséquence des édits qui ont esté registres aux parlemens de Toulouse et de Bordeaux, et de faire les ventes au Louvre, ainsy qu'il s'est pratiqué jusqu'à présent; néanmoins Sa Majesté a depuis considéré que les particuliers qui voudront acquérir ces petits domaines auront plus de facilité de faire leurs enchères quand vous aurez le pouvoir d'en faire l'adjudication et que vous apporterez tons vos soins et toute vostre application pour faire en sorte qu'ils soyent vendus au plus haut prix qu'il se pourra, afin que Sa Majesté en tirant les secours dont elle a fait estât pour soutenir les prodigieuses dépenses qu'elle est obligée de faire, puisse avoir la satisfaction de ne point augmenter les impositions sur ses peuples, qui est à présent la fin de toutes ses pensées. Comme je ne doute point que ce motif ne vous excite fortement à seconder en cela les intentions de Sa Majesté , je me persuade facilement que vous ne laisserez rien d'intenté pour convier tout le monde à acquérir de ces petits domaines, et en porter, par ce moyen, le prix le plus haut qu'il vous sera possible.
Ceux qui sont chargés d'en faire la recette vous mettront, dans peu de
' Cette liste avait élé demandée par une d\\naiens,qu*on offrailderacheterdivere petits
circulaire du la du même mois. domaines de celte généralité au dénia* sept,
*■ Il s'agissait de maisons, moulins, foars. c'est-À-dire en ne proposant guère qu'un ca-
halles, étangs et antres biens de ce genre ap- pilai de 100 livres pour un revenu de tA. Il
partenantà TÉtat. ( Voir pièces n* 1 67 et s 80.) aurait fallu , pour accepter une pareille aflr« ,
— Il résulte d'une lettre de Colbert, du 99 que la situation fât bien désespérée; aussi n*y
septembre 1673, à un trésorier de Franci^ fut-il pas donné snite.
jours, entre les mains lestât qui en a esté arresté au conseil avec Farrest qui V0U8 commet.
Lie Roy a résolu de faire faire en mesme temps la vente des ofiices de greffiers, principaux commis et autres offices dépendant des greffes des Cours supérieures et des justices qui en ressorlissent , conformément à l'édit du mois de niars^ Gomme les rôles de la finance desdits offices vous seront pareillement remis entre les mains par ceux qui en sont chargés, il est nécessaire que vous donniez les niesmes soins et la mesme application pour en faire le débit sur le pied le plus avantageux qu'il vous sera possible pour le Roy, et que, entre les particuliers qui se présenteront pour l'achat de ces charges, vous préfériez ceux qui auront la capacité nécessaire pour en faire eux-mcsmes les fonctions.
Je vous prie de me donner souvent avis de ce que vous ferez pour la vente tant desdits domaines que desdites charges-^.
(Hibl. des Inv. Mn. Corretpandance de M. Colhert, 1O73 , fol. ^1117.)