A M. DE MARLE
INTENDANT A RIOM
Paiis, i5 juÎD 1674.
J'apprends, par vos lettres des h et 6 de^ce mois, que vous estimez que les receveurs généraux auront peine à faire une augmentation de forfait sur les francs-fiefs et autres affaires extraordinaires dont ils ont traité: mais puisqu'ils vous ont dit qu'ils enverroient un mémoire contenant leurs propositions, ce doit estre une marque qu'ils ont envie de faire quelque chose sur cela, et c'est à quoy je vous prie de les exciter, n'y ayant aucune généralité dans le royaume dans laquelle les receveurs généraux ne fassent encore une augmentation de forfait. Ainsy, comme vous avez toute l'application nécessaire pour soutenir ces sortes d'affaires jusqu'au point où elles doivent aller, je ne doute pas que vous ne fassiez connoistre aux receveurs généraux ce qu'ils doivent faire, et que Sa Majesté n'en retire tout l'avantage qu'elle s'est promis^.
du Havre, pour la défense de celte place mena- bien équipés,dc manière que cela ne seul nuUe-
cécparlcs Hollandais. Le duc écrivait à Bussy- ment la milice, mais parait des troupes ré-
Rahulin, le i5 juin : glées.?) {Corretpondance de BvuMy-Rabutmf H,
«Je fis revue de mes troupes, dimanche der- 3C3. )
nier, lo de ce mois; je trouvai mille chevaux ' Voir le premier 8 de la pièce suivante,
et dix mille hommes de pied, bien armés et * Voir pièces n*" 263 et ayS.
sait le Roi, (fin; notre noblesse ne soitbien aise, pour une somme si modiqnc, de se dispenser de marcher en personne.?) (M. IWnssel, llisloirc de Louvois , 11,90.)
J^aitendray aussy les autres mémoires de toutes les affaires extraordinaires que vous croyez pouvoir estre faites dans la province d'Auvergne. C'est ce que je vous prie d'examiner avec soin pendant le cours de cet esté, et pendant le cours de vos visites, afin que si Dieu ne nous donne pas la paix , quoyqu'il y ayt toutefois beaucoup lieu de l'espérer, Sa Majesté puisse soutenir les grandes dépenses qu'elle est obligée de faire.
(Bibi. des Iiit. Ifs. (krmptmdancê éê M, Coibert, 167&, page 5it.)