A. — A L'ARCHEVEQUE DE LYON
Saint-Germain, 9 novembre 167Â.
Je VOUS avoue sincèrement que je ne me souviens pas de vous avoir promis, lors de l'accommodement des affaires de la ville de Lyon, qu'elle snroit exempte du droit de jauge et courtage; je me souviens seulement qu'ayant esté mis dans l'arrest, je le rayay en disant qu'il n'estoit poinl question de cela, puisque, si nous avions la paix dans la campagne, le Roy estoit résolu de ne point establir ce droit. Ainsy, comme cet avantage n'est pas arrivé à l'Estat, et que vous sçavez assez quels efforts il faut faire pour soutenir les dépenses que le Roy est obligé de faire, Sa Majesté a résolu de lever ce droit. Mais comme il a paru dur dans l'establissement qui en a esté fait, j'espère que le règlement que Sa Majesté a fait, qui porte qu'il ne sera levé qu'à la vente^, et non pour les vins du cru qui sont consommés par les particuliers , avec défense de faire des visites et inventaires , fera que la levée de ces droits sera plus facile.
Je n'ay point vu que le Roy ayt encore permis de porter de l'or et de
> Voir pièce n' do/i.
' Voici la circulaire adressée aux intendan l8 , 'le 1 1 du même mois, en exécution de ce règieoient:
«Le Roy ayant esté informé des difficultés qm se sont rencontrées dans les provinces pour far levée des droits de jauge et courtage, Sa Maieslé a fait expédier Tarresl que vous trouverez cy-joint pour r^ler la levée desdits droits ci particulièrement pour ordonner que le droil
de Jauge sera levé lors de la vente, et défendre de faire aucunes visites et inventaires dans les maisons des particuliers. Comme il est trè»important que les peuples connaissent promp* tement Tintention de Sa Majesté sur re sujet, ne manques pas de faire publier et afficher ledit arrest aussytost que voua Taures reçd, et au surplus de tenir la main à ce qu^ii soit pono* tucUcment exécuté, en sorte que les commis à la levée desdits droit» D*exigeat que ceux qui
^iHi^ -MU tu^ ^*3 isusEt^ At^ latfe lever les défeases >^r- Tf^ li^ - a« irav fetagui as CooseiL
41 & att»t, t«7i, p^ 918.)
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?4 ti ,. «.inr A* f"L\ )«i iu( --^itu ui&unttf oiuii^ liis provinces de oe •<4ui'i>^^i«*r lonv^ iifKuu»- raaiiie. ? at^Mne 'le jaianier quelque chose
.t, ^ ^ . •■ •>. 'T^ -îf Hér-am- •• -tMir * ."au?» -oir «fi montrer aux peuples .M»«««r. • !ift>«z:'' r«ir sur- 3MUK»l^ar m :..Taa«it*ur du diastiment qui .- ,i■^^ -.-Mf' ^. -îT fi^r it^a'»-«îJ!?a!ic»* 't "Hur monvemeot. ils inter-
;-^ m>nn"i^ .•? i-jurs it^^ vk'toùres et des grandes
-•-t^ MU"- f^*"»r nc" lîie vwk^ i«^ -^ ^n^nd tort de vous eslrc .-.•,• . .ry ^^ ' '►••MpM' >• TiiïTUf^wnjen: en vous transj>ortant sur
•iw j:Miifin> -ri jscn» ttodsi lUiu l«s années de
M iMi-iiA' »•-«£•. .« 4. ..iiA^r^. . jvCKr <4ir >nm tuiiiCî^ aucuu passement dV
., ^ :a i'jr:^ ut .^>t Ju jO mar^ 167a.
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ies lieux et faisant toutes les diligences qui peuvent dépendre de vous pour apaiser ces apparences de mouvement.
Quand vous vous confierez davantage sur l'impression que le gouvernement du roy fait dans l'esprit de tous les peuples, et que vous serez persuadé qu'ils n'en viendront jamais à aucune extrémité, vous serez aussy persuadé que vostre présence calmera ces petits mouvemens. En tout cas , vous devez estrc assuré,' et le rendre mesme public dans la province, que le Roy tient toujours, à vingt lieues aux environs de Paris, une armée de vingt mille hommes, pour marcher dans toutes les provinces où il paroistroit du soulèvement pour punir avec éclat et donner un exemple à tous ies peuples de l'obéissance qu'ils doivent à Sa Majestés
(Bibi. des Inv. Ms. Corretpondance de M. Colbert, 167& , page 938. )