A M. HOTMAN
INTENDANT A TOURS
De. .. 3o lepteniiira i66S«.
Monsieur, je suis encore dans l'incertitude si je feray faire le recouvre» ment des impositions de l'année prochaine aux receveurs généraur éè vostre généralité \ parce que , estant des gens fort durs et d'assez mau^ûse foy, j'aimerois beaucoup mieux avoir affaire à d'autres qu'à eux. Cett pourquoy je vous prie d'examiner si vous ne pourriez pas engager les receveurs des tailles à se charger eux-mesines desdites impositions, chacun pour son élection , en prenant assurance qu'ils payeroieot régulièremeal à l'Ëspargne; et, en ce cas, il faudroit voir combien de remise on leur aoed^^ deroit, et en combien de payemens ils voudroiént payer. • ■ -
* G*e8t-à-dire, ne se sont pas fait faute.
' Les receveurs généraux étaient au nombre de deux par généralité et faisaient un service alternatif. Plus tard, un troisième office fut créé, dans chaque généralité, afin de permettre aux titulaires, qui n^exercèrent plus qu'une année sur trois, de rendre leurs comptes avant de rentrer en char^. {Privilégeê et fonctions det tréMorien généraux de France, p. 319.) Leurs remises étaient de cinq sous
pour livre de la reeette ; Golbert les réddill 4 neuf deniers pour livre,, aavoir : Ginq daiiîflffi pour eux-mêmes et quatre pour les reœvcfon des tailles. H fixa la durée de Texercke d^âbôrd à dix-huit puis à quinxe mois, en obligeaniles receveurs généraux à fournir des étais ^ de leur recette et de leur dépense, troii n après Texerdce, et à faire apurer leurs oon^e^ dans Tannée suivante. {EnafcL in^kjM». ]n-* nances.)
Il seroit aussy fort avantageux, si, en chargeant lesdits receveurs particuliers du recouvrement de i664, on pouvoit les obliger à se charger de celuy des restes depuis 1667 jusqu'à présent, au moins de partie d'iceux; vous priant de considérer qu'il importe au service de Sa Majesté d'en tirer un secours qui soit de conséquence, soit en traitant h forfait avec lesdits receveurs particuliers, soit, à leur défaut, avec les receveurs généraux, soit enfin par un recouvrement que vous ferez faire desdils restes. Sur quoy, me remettant à vous, j'attendray que vous m'informiez du party que vous aurez pris pour cela.
(Arch. de In Mar. Benieil de (Uverêes lettre», fol. 310.)