‹ Lettres, instructions et mémoires de Colbert (volume 5)Chapitre 22 sur 258 · GÉNÉRAL DES GALÈRES · texte numérisé non relu

GÉNÉRAL DES GALÈRES

Palis, 17 octobre 1670.

Le Roy ayant trouvé bon que j'envoyasse mon fils en Provence ^ après avoir demeuré quelques mois à Rochefort pour commencer à y apprendre son métier, il doit se rendre dans peu à Marseille, où il aura l'honneur de vous. assurer de ses services. J'espère que vous serez bien ayse de me donner en sa personne des marques de l'amitié que vous avez bien voulu me promettre, en luy faisant part de toutes les connoissances que vostre expérience et vostre application vous ont acquises sur tout ce qui dépend de vostre charge; et, quoyque les tesmoignages que je recevray de vostre amitié en cette occasion me soyent fort sensibles, ils n'ajouteront rien néanmoins à la véritable passion avec laquelle je vous ay toujours protesté (festre, etc. ^. . .

{knh. ébU Mm» D^éckêê concernant kigaiàreê, 1670, fol. t5i.)

* \oir Marmê, pages 373 et 976.

* Qaelqaes jours après Tanivée de Seipwhy » llar8eill«, Colbert écrivail i M. de Thonne :

cPay un miHion de remerciemens â vous faire de la bonlë que von s avez eue pour mon fis en voolanl bien Iny donner un appartement da vous.

t Je vous avoue qae je crains que Tapplicaiioo qn*îl doit avoir pour apprendre son mëtîer ■e vous iocommode, mais f espère que vous voodreibten compatir à ses défauts et luy donner part dans les profondes connoissances que vaos avez de tout ce qai concerne vostre cbai^ , afin qa*il se rende capable de bien servir le Roy « Paveoir. Il vous aura , en cela , une obligation ifès-particulière , laquelle je part^geray avec

luy, on pour mieux dire, je la prendray tout entière pour moy. 9)

Et, le 3 janvier 1671 i

(tj^ay reçu la lettre que vous avez pris la peine de m'écrire le 9 3 du mois passé, qui est toute remplie des tesmoignages avantageux que vous voulez bien me rendre de mon Bis. Je n^ay qu'A souhaiter qu*il ayt toutes les bonnes qualités que vous luy donnez , et quHl se rende avec le temps capable de vous bien servir. Ce pendant je vous prie de luy continuer toujours rhonneur de vostre amitié et d^estre bien persuadé qu^il ne se peut rien ajouter à la reconnoissance que j*ay de toutes les bontés que vous luy avez fait paroistre et dont vous luy avez donné tant de marques.?) (Déjp. conc, les gaL 1670 et 1671, fol. 86 et 9.)

Page 1