‹ Lettres, instructions et mémoires de Colbert (volume 5)Chapitre 59 sur 258 · NOTBS MAB611IALB8 DE LA MAIN DE COLBERT · texte numérisé non relu

NOTBS MAB611IALB8 DE LA MAIN DE COLBERT

' Bon. — Mais il est important dans ces voyages de vous donner tout le temps nécessaire pour bien reconnoistre et contrôler toutes choses. ' Bon. — Je feray voir au Boy ce mémoire. ' n n y a pas de doute, et elle est mesme un peu trop grande. ' C'est trop de fatigue.

• Bon.

' Toutes mes dépesches sont importantes.

' Sur tout cecy, il ne faut que dire que vous profiterez une autre fois de Tavis que je TOUS ay donné. Tant de raisons ne produisent rien de bon.

' Bon.

' D faut achever cette affaire des bois de Bourgogne.

' Bon. — Vous n'avez pas assez vite commencé ce travail , qui est très-important.

^ Vous en devriez bien proûter.

^ il faut vous mettre fortement dans Tesprit de faire réussir tout ce qui est dans ce mémoire.

■ Je vous entretiendray h vostre retour de cette affaire.

■ Bon.

* Cette situation n'est pas bonne ; en un mot, la dame de Bu ne peut pas demeurer àtm cette confiance avec le sieur Amoul et demeurer avec luy, ou il faut qu'il quitte l'employ.

' n fiiut rompre tous ces liens.

'Bon.

(Bibl. Imp. Mss. S. F. 3,oia , Colbertet Seiffaday, VI, cote ai , pièce i/i.)

(Lettre autographe.)

Marseille, 99 octobre 1676.

J'ay employé tout le temps qu'il y a que je suis icy à travailler à l'exécution des ordres que vous m'avez donnés par vos lettres et à achever ce que j'avois à faire suivant les mémoires que vous trouverez cy-joints.

J'ay entretenu le sieur Le Gras sur ce qui regarde les ordonnances de la marine, et j'ay fait venir les échevins de la ville de Marseille, auxquels j'ay expliqué que l'intention du Roy estoit qu'ils nommassent six des bourgeois de la ville négocians, six des maistres et capitaines de navire les plus expérimentés et six des meilleurs pescheurs, pour conférer avec ledit sieur Le Gras sur tout ce qui regarde le commerce et la pesche. Je leur ay expliqué à quelle intention le Roy vouloit faire cet establissement, et ils exécuteront ce que je leur ay fait entendre de la part de Sa Majesté sur ce sujet ^

J'ay écrit la mesme chose aux consuls et officiers de l'amirauté des villes maritimes de cette province, et, si j'avois eu plus de temps, j'aurois entretenu ledit sieur Le Gras et travaillé avec luy sur toutes les ordonnances de marine; mais j'ay eu tant d'autres choses à faire depuis mon retour, qu'à peine ay-je eu le temps de les achever ^.

Les gens qui m'ont fait la proposition pour la voiture par le Rhône, m'ont offert deux sols par pied cube de diminution sur la voiture des bois du roy ; ils doivent me faire voir demain leurs machines, et je vous en rendray compte à mon retour.

J'ay travaillé fort exactement depuis mon retour à tout ce qui regarde les arsenaux de Marseille et de Toulon ; j'ay fait dresser des plans et des mémoires sur ce sujet, que j'ay examinés avec les intendans, et j'ay apporté toute l'application nécessaire pour vous en rendre un bon compte à mon retour, et pour en rendre aussy compte au Roy; comme je ne puis vous envoyer les plans par la poste et que cette matière s'expliquera mieux de voix que par écrit, j'ay retenu tous les mémoires qui la concernent.

J'ay encore travaillé depuis que je suis icy à ce qui regarde les maisons du fort Saint-Jean; j'ay rassemblé tous les mémoires que j'ay pu recouvrer

* En msLTge Golbert a écrit : «Ce travail est de rester un jour entier pour ce travail, el foK important.') le bien employer. r

* En marge : «tllauroit esté très à propos

el j emporteray tout avec moy à Paris, n'ayant eu garde de rien décider sur cela que je n'eusse reçu vos ordres.

Pay écrit à mon frère par un vaisseau qui partira dans trois jours pour Malte, et je l'excite fort pour ce qui regarde l'achat des Turcs; je luy parle aassy de ce qui regarde, sa conduite de la manière dont vous le pouvez souhaiter ; je prendray la liberté de vous entretenir à mon retour sur ce sujet de choses que j'ay apprises et qu'il est bon que vous sçachiez.

Je n'ay pas eu le temps de bien examiner les premiers cahiers du règlement général fait par le sieur Brodart, que je vous envoyé; il y aura beaucoup de choses à corriger, ce règlement estant très -diffus et ne rangeant pas assez bien les matières; il ne laissera pas de le continuer, et, à mon retour, je recevray vos ordres et m'appliqueray à rendre ce règlement parfait.

Comme je vous fais une ample réponse d'ailleurs à tout ce que vous m'avez écrit, je ne vous écriray rien davantage à présent, si ce n'est que je travailleray encore demain matin 3o icy, que j'en partiray pour aller coucher à la Tour-de-Bouc; que, de là, j'iray coucher à Aix, d'où je partiray le 1* novembre pour m'en retourner auprès de vous. J'ay pris mes mesures pour faire en chemin tout ce que je dois faire au sujet des manufactures de Dauphiné et de Nivernois.

J'ay reçu ce soir nouvelles de Toulon que tous les vaisseaux ont mis à la voile pour se rendre aux isles d'Hyères, d'où ils doivent appareiller dès ce soir, ie chevalier de Ghftteau-Renault m'en ayant assuré, et rien ne pouvant retarder son départ.

J'avois fait faire un mémoire de ce à quoy revient la construction d'une galère, mais j'ay trouvé dans l'examen qu'il montoit trop haut; je l'ay voulu plus particulièrement examiner, et c'est par cette raison que je ne vous Fenvoye pas aujourd'huy.

Je vous envoyé un mémoire sur le pouvoir et autorité du général des galères, par lequel vous verrez à la fin une commission de M. de Gondy à un commandeur de Forbin, pour commander les galères en son absence; ce recueil est bon à garder.

Je ne vous envoyé pas aujourd'huy un tarif des rabais faits depuis la dernière publication, que j'ay fait faire pour les marchandises à fournira Toulon, parce qu'il n'a pu estre mis au net; je l'emporteray avec moy.. .

(Bibl. Inip. Mss. S. F. ^,Oi2,ColbertetSeifrnelay, VI, cote ai, pièce i4.)

(Lettre aatographe.)

Versailles, 3i octobre 1G76.

Mon fils, je VOUS envoyé, par un courrier exprès, la réponse que j'ay faite à toutes vos lettres des 18, 19, 99 et 28 de ce mois. Vous verrez que je ne suis pas paresseux à voir, à examiner et dire mes sentimens sur ce que vous m'envoyez. 11 me semble, mon fils, que je vous trouve changé de ce voyage, et je commence à espérer qu'enfin je trouveray le soulagement et le repos d'esprit que je souhaite il y a si longtemps, et pour lequel j'ay tant travaillé.

Au nom de Dieu, mon fils, ne trompez pas cette espérance, continuez la mesme application, augmentez- la, s'il est possible, et vous trouverez qu'avec un peu de temps tout vous deviendra facile et agréable. Je ne vous demande pour cela que de vous appliquer à bien entendre ce que je vous dis, à l'exécuter ponctuellement et diligemment.

Expédiez encore avec plus de diligence tout ce que le Roy vous ordonne, et tout ce que le Roy accorde; et, à l'égard de ce que vous faites, y bien penser, le bien diviser, le relire plus d'une fois et le polir. Je suis garant que, si vous voulez observer trois mois durant ces quatre points, vous acquerrez une facilité qui changera entièrement Testât auquel vous vous trouvez à présent.

J'ay résolu de vous envoyer cette dépesche par un courrier exprès, qui vous trouvera à Lyon, comme j'espère, afin que vous vissiez tout et que vous eussiez temps pour faire la relation de vostre voyage. Je vous conjure pour cela de demeurer une demy-journée ou une journée entière mesme en tel lieu que vous choisirez, afin que vous l'ayez toute preste lorque vous arriverez.

(Bibl. Imp. Mss. S. F. 3,oi 9 Colbert et Seignelay, VI , cote 91 , pièce 17.)

(Lettre aatographe.)

A Arbrede, entre Tarare et Lyon, 3 novembre 1676. J'ay reçu aujourd'huy en chemin , par le courrier que vous m'avez envoyé, vostre dépesche du dernier du mois d'octobre, avec tous les papiers et mémoires qui y estoient joints. Et, pour commencer à vous rendre complu*

de ce que j'ay fait depuis ma dernière lettre, datée de Marseille, que vous devez avoir reçue à présent, je vous diray que je partis de Marseille le vendredy 3o octobre à cinq heures du soir, après avoir employé tout le matin à travailler à ce qui me restoit à faire et principalement à examiner les plans et devis des arsenaux de Marseille et de Toulon que j'emporte avec ffloy pour vous en rendre compte à mon retour. J'allay coucher sur le bord de l'estang de Berre, dans un lieu appelé Marignane, et je visitay le lendemain laTour-de-Bouc, après quoy j'allay coucher à Aix, où j'arrivay assez tard.

Je vous rendray compte, à mon retour, de tout ce qui regarde la Tourde-Bouc et je joindray le mémoire de Testât de cette place aux autres qui regardent les fortifications.

Je devois partir d'Aix le lendemain à quatre heures du matin, mais ayant reçu vostre lettre du ai , par laquelle vous m'ordonnez de tenir sur les fonts de baptesme, en vostre nom, le fils de M. d'Oppède\ cette cérémonie me retint jusqu'après midy et je ne partis qu'à une heure d'Aix.

J'ay fait toute la diligence que les mauvais chemins et les accidens du voyage m'ont pu permettre et j'ay esté aujourd'huy assez longtemps à Vienne pour visiter toutes les manufactures. J'ay commencé par celles des ancres : je les ay trouvées de deux sortes; les unes plus grandes, de trois à quatre milliers; les autres plus petites, de un à deux milliers. Les premières sont beaucoup mieux proportionnées, plus belles et mieux faites que les dernières, dont les verges sont trop faibles et les bras ne sont pas assez soudés et sont trop ouverts. J'ay fait remarquer ces défauts au sieur Dalliez et aux ouvriers, et leur ay recommandé de se corriger à l'avenir.

J'ay visité ensuite les forges et les fers qui s'y font de tous les échantillons; j'en ay fait rompre devant moy, et assurément le fer dont on se sert est fort bon, fort doux et pliant, ayant eu mesme de la peine à le casser; mais le fer carré n'est pas si battu ni si travaillé que le fer rond, et, quoyqae ce soit du mesme fer, le grain en paroist plus séparé, plus argenté et plus aigre; le fer en feuillard est trop long et trop foible, et il arrive presque toujours qu'il faut le rogner dans les ports et que, pour cette raison, une partie devient inutile; j'ay fait remarquer tous ces défauts aux ouvriers.

J'ay visité ensuite les manufactures des toiles noyales et meslées, et, quoyque cette marchandise soit assurément fort belle, il y a des pièces qui sont moins bien serrées et moins bien travaillées que les autres, ce qui vient

' Voir pièco n* ôg, page 178.

(le ce que , les métiers estant dispersés chez tous les tisserands de la ville et des faubourgs, le commis ne peut y estre présent pour les bien faire travailler à serrer lesdites toiles. J'en ay fait remarquer Tinconvénient au sieur Dalliez, qui est convenu avec moy que, pour y remédier, il falloit establir dans un seul lieu fixe les métiers, et il m'a promis qu'avant six semaines il y auroit quarante ou ti*ente métiers dans un lieu propre pour cela. Je tiendray la main à ce qu'il exécute la promesse qu'il m'a faite , estant bien certain qu'on sera de cette manière beaucoup plus assuré de l'ouvrage et du travail des ouvriers.

Je suis venu coucher icy pour éviter les cérémonies de Lyon; je seray demain assez matinàRoanne, oii je m'embarquerayjusqu'àNevers; jevisiteray là et à Gosne toutes les manufactures, qui est le seul point de mon instruction qui me reste à exécuter.

Je suis un peu fatigué du chemin et il est plus de minuit. Je ne laisseray pas de vous répondre en deux mots sur tout ce qui est contenu en vos dépesches; et, premièrement, je ne manqueray pas de faire, ainsy que vous me l'écrivez, une relation très-exacte de ce que j'ay fait dans mon voyage en exécution de mon instruction , et je n'arriveray pas à Paris sans l'avoir achevée.

J'observeray avec soin à l'avenir tout ce que vous me prescrivez par vostre lettre du ai sur mon écriture et ma signature, sur la conservation et l'arrangement des papiers et des portefeuilles^, et généralement tout ce qui est de la régularité et du bon ordre , que je connois estre absolument nécessaire dans les grandes affaires. J'ay peur d'avoir manqué par cette lettre à ce qui regarde l'écriture, mais excusez, s'il vous plaist, la fatigue et l'envie de dormir, ce qu'il y a deux jours que je n'ay fait.

J'ay vu et examiné toutes les apostilles que vous avez mises aux mémoires et lettres que je vous avois envoyés et je suis fort ayse de les avoir, parce que cela me servira à composer plus juste la relation de mon voyage.

La satisfaction que vous me tesmoignez de ce que j'ay fait depuis que je suis party de Paris va redoubler mon application et mon soin pour vous soulager, et j'espère que vous serez à l'avenir content de la manière dont je travailleray.

Je remets le reste à mon retour et je rassembleray tous les mémoires, estats et papiers, que je mettray en ordre pour en rendre compte au Roy et à vous.

(Arch. de la Mar. Mss. originaux, Colbertet Seignelay, pièce 77.) ' Voir pièce n" 59.

A SÉIGNELAY.

(Lettre et réponse Séianne, 19 février 1678.

Je VOUS envoyé les lettres que j'ay expédiées hier et aujourd'huy et le mémoire que j'ay fait sur ce qui est à faire à présent pour la marine ^ J'exécuteray à présent plus ponctudlement et plus diligemment tout ce qui sera à faire , et je vous enverray les mémoires que vous me demandez, avec la régularité que vous me prescrivez.

J'ay reçu vostre lettre datée d'hier avec le mémoire qui y estoit joint; je vais rendre au Roy la lettre qui y estoit contenue pour Sa Majesté, et j'attendray à demain à faire réponse au reste de vostre mémoire, oe le pouvant ce soir.

J'eus hier une attaque considérable de vapeurs, et, outre cela, j'ay une insomnie si extraordinaire et si continuelle, qu'à peine puis-je dormir une heure de suite la nuit. Gela m'a extrêmement échauffé, et, si cela continue, je crois que les médecins me feront saigner. J'ay une chaleur si excessive à la teste qu'elle brusle continuellement, et j'ay le déplaisir de voir que, nonobstant mon régime et l'exactitude que j'ay poor le manger, mon estomac est

^ Ce mémoire, qai roule en entier sur des questions de détail, se trouve aux Archives de la Marine, dans le même manuscrit, sous le numiTO 78. Il est daté du 1 1 février.

autographes.)

Paris, iC février.

Je voudrois bien, mon fils, non pas vous voir travailler beaucoup, mais au moins penser à tout ou à une bonne partie de tout ce que vous avez à faire, et donner tous les jours, en arrivant, en vous levant, deux ou trois choses différentes à chacun de vos commis ; tenir la main qu'il les exécute et me les envoyer bien ou mal faites, je m'en soucie peu, parce que je les corrigeray.Au moins cela me feroit connoistre que vous pensez à vos affaires, et que vous y pensez avec la diligence qui est nécessaire, et sans laquelle, il faut que tout périsse, parce qu'un jour, deux jours, font ou réussir ou périr entièrement les affaires les plus importantes.

Pensez à vostre santé sur toutes choses; un peu d'exercice modéré, une grande sobriété , manger doucement, quand vous mangez, et prendre l'air; et vous purger doucement quand vous avez deux jours de séjour.

Je vous envoyé bien des dépesches. Renvoyez-moy tout ce que vous ne pouvez pas faire ou faire faire.

Mesme si vous désirez que je me charge de tout ce département, je le feray. Ainsy voyez tout ce qui

en beaucoup plus mauvais estai qu'il n'estoit lorsque je suis party de Paris. Cet estât m'est plus insupportable, parce qu'il ne me permet pas de travailter comme je voudrois , que par aucune autre raison.

Nous partons demain pour aller à La Fère Champenoise. On ne dit point encore de nouvelles icy de ce qui regarde l'Angleterre; j'en parleray ce soir au Roy.

Depuis celte lettre écrite, j'ay rendu au Roy celle que m'aviez adressée.

Sa Majesté m'a dit que le roy d'Angleterre a refusé toutes les propositions qui luy ont esté faites, et a proposé à son parlement de déclarer la guerre et de lever &o,ooo hqmmes, et mettre 90 vaisseaux en mer^ Le parlement n'a pas encore répondu, et Sa Majesté estime qu'il faut différer jusqu'à sa réponse pour donner ordre pour la fermeture des ports et pour les autres ordres qui doivent suivre la déclaration de la guerre d'Angleterre.

Sa Majesté m'a ordonné de vous écrire qu'en cas que le nonmié Laurent, valet de pied de M. de Vermandois, à qui Sa Majesté a donné grâce, fust, nonobstant sa grâce, condamné à estre pendu, elle veut bien luy accorder une commutation de cette peine en celle d'un bannissement de trois ans de la cour et de la prévosté et vicomte de Paris.

Afin qu'il vous plaise en ce cas de la

* Voir Marine i pièce n" '188, note 3.

peut contribuer à vostre soulagement et à vostre santé et faites-lemoy sçavoir. Je le feray bien volontiers.

Renvoyez-moy les ordres que je vous ay envoyés, pour les faire signer au Roy.

Soyez exact et ponctuel autant que vostre santé vous le pourra permettre.

Si le roy d'Angleterre se déclare et que vous vouliez bien vous appliquer, si Testât de vostre santé vous le permet, vous pourrez rendre au Roy des services considérables ; mais il faut de l'application , de la diligence et du feu. Pourvu que vous le vouliez et que vous y pensiez, je suppléeray à tout, le temps que vostre indisposition ne vous permettra pas de vous y employer.

Bon. J'en prendray soin.

faire expédier, Fadresse de ces lettres de grâce est faite au pi*évost de llioste] , et il doit estre jugé avec le Grand Conseil.

Je serois bien ayse de sçavoir les ordres que vous avez donnés sur tout ce qui concerne les fortifications des provinces de Normandie, Bretagne et mesme jusqu'à Bayonne, comme aussy pour le Languedoc et Provence.

La déclaration d'Angleterre augmente beaucoup la nécessité de prendre garde à toutes ces provinces, et je ne sçais que répondre ni que dire, parce que je n'en suis pas informé.

( Arch. de la Mar. Msa. originaux, Colbert et Seignelay, pièce 3o.)

( Lettre et réponse aatograpbea. )

Bar, 17 février 1678.

J'ay vu depuis que je suis party de Sermaize , ou nous avons couché, la lettre <pie vous m'avez écrite le 1 3 de ce mois, et j'ay rendu compte au Roy de ce qui y estoit contenu louchant le chevalier de Château* Renault et des avis de Hollande du 10, par lesquels il paroist que Tescadre de Hollande n'estoit pas encore partie pour passer en Méditerruiée.

Sa Majesté m'a ordonné de vous écrire encore qu'elle se remettoit à TOUS ou de retenir ledit chevalier

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