GOUVERNEUR DE LA MARTINIQUE
Saint- Germain, 7 may i665.
Vous avez bien répondu à l'espérance que Ton a eue de vostre courage et de vostre prudence, en réprimant en si peu de temps la sédition qui s'estoit formée dans Fisle de la Martinique^; la promptitude avec laquelle vous lavez exécutée a fort plu au Roy, et vous ne sçauriez rien faire qui loy soit plus agréable à l'avenir que de tenir la mesme conduite qui a paru jasqu'icy dans toutes vos actions.
Vous sçavez que sa principale intention est que vous avanciez le service de Dieu, préférablement au sien; que vous fassiez administrer à ses sujets, une justice fort exacte; que vous preniez soin de chacun d'eux, ainsy qu'un bon père de famille pourroit faire de ses enfans , et que , après avoir estably une bonne police parmy eux , vous travailliez à les rendre aguerris et adroits dans l'exercice des armes pour s'en pouvoir servir pour leur bien propre, selon les rencontres qui s'en pourront présenter. Je dois vous faire sçavoir de plus que Sa Majesté comptera vos services par le nombre des colons que vous attirerez chaque année dans l'isle , sur quoy pourluy donner une connoissance entière, vous m'enverrez, s'il vous plaisi, (le trois mois en trois mois, des rôles de tous les habitans.
[Histoire générale des AntiUee, par Da Tertre, HI, 193.)
* Bobcrt Le Frichol des Friches, sieur de en 1667, à la prise d^Antigue. — ' Les révol-
Clodoré, d^abord capitaine dans le régiment tés se plaignaient du prix exagéré que la com-
<le marine, puis major de Calais et gouver- pagnie voulait retirer des objets apportés de
neorde Cardonne (Catalogne). Nommé gou- France. Les forces seules de la compagnie les
verneurde la Martinique le 1 1 octobre 166& , firent rentrer dans Tordre. (Voir Du Tertre,
il y arriva le 90 janvier suivant 11 contribua , lac, cit,)