‹ Lettres intimes - 1842-1845 - Précédées de Ma soeur HenrietteChapitre 17 sur 23 · I.ETTnCS 1 ■ - M · texte numérisé non relu

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que de mon plan d'études. J ui encore quelques infonnaiions à prendre, avant qu'il soit parfaitement arrêté. J'assiste assidûment aux examens qui se font en ce moment à la Sorbonnc |>our le baccalauréat et la licence es lettres et es sciences, pour régler mes calculs. J'ai pris hier possession de ma petite chambre d'étudiant. Elle est tout à fait agréable. On y respire l'air pur du quartier du Luxembourg; la Mie est charmante : le Luxembourg, l'Observatoire, des parcs, des jardins, et là-bas, au coin, la petite maison carrée de mademoiselle UUiac. J'ai sous mes fenêtres le parc de l'Institution des sourds-muets : ma récréation est de considérer les jeux de ces pauvres enfants.

Me voilà donc, chère amie, dans celte jjosiiion que tu rêvais pour moi. Elle est, comme tu le sais, parfaitement analogue à mes goûts; l'isolement seul la rend pénible ; mais, au fait, je t'aurai bientôt. Quelques mois passent bien >-ite ; car c'est ainsi que je compte, chère Henriette. J'éprouve parfois, vers le soir surtout, des moments d*une indicible tristesse quand je me rappelle maman, mon Henriette

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mon passe si doux et si pur, quand je jette les yeux sur ce monde froid et sans intelligence du divin (jui m'entoure. Et puis, il est si dur de poser ainsi sur le sol sans y tenir I J*éprouve bien en ce moment la vérité de ce que tu me disais sur la vie de voyage : rhomme tend à se fixer, à prendre racine partout, et, quand la rapidité des relations vient l'en empêcher, il souffre. L'habitude est si douce I et l'habitude ne se forme que sur un sol où Ton peut s'asseoir et fixer sa tente. C'est maintenant que je comprends combien ta vie depuis dix ans a dû être pénible, et encore, quelle différence avec la mienne I Ma position est excessivement douce et agréable en elle-même, et la tienne... 0 Dieu, quand j'y pense I . . . Quel bonheur, le join* où la vie domestique le sera rendue avec toutes ses douceurs I Nous serons heureux ensemble, bonne amie ; mon caractère est bon, doux ; et lu me laisseras mener ma vie simple et pensive, et je le dirai tout ce que je pense et ce que je sens. Et puis, nous aurons des amb distingués et purs, qui embelliront notre vie. Enfin, chère amie, il n'y a |)as de beau

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trait dont je n'embellisse mon idéal; mais songe que, sans toi, tout TédiBce s^écroulo.

Adiea, bonne et obère amie. Je me berce d*e6pérances qu'il dépend de toi de réaliser. Mais tu sais à quelle condition. Ma pensée se repose avec complaisance sur ce voyage dltalie, qui, cerne semble, te sera fort agréable et fort salutaire. Mais pour achever de l'embellir, figure-toi bien, chère amie, que c'est le retour. Ecris-moi souvent, je te prie, des différentes stations de ton voyage. Il me semble que maintenant l'espace qui nous sépare n'est plus rien. Nos lettres au moins, je l'espère, ne seront plus des mois h nous parvenir. Appuietoi sur mon amitié, comme je m'appuie sur la tienne. Ton frère, ton ami.

Ui: NAN .

Notre pauvre mère a fort bien accueilli la nouvelle de mon entrée h. Stanislas, et ce qu'il y a de plus signiûcatif c'est qu'elle croyait pourtant que celte entrée était purement laïque. Il y a un progrès réel. Mais il faudra mille précautions; ne lui dis pas encore que j'ai quitté Stanislas. Le voyage d'Italie, et plus que

tout cela, le retour en France fera oublier bien des choses. Et puis, je lui colore l'avenir. Que ne dépend-il de moi de la rendre heureuse I Juge combien j'ai souffert quand j'ai •cru que j'étais obligé de la rendre malheureuse pour toujours. Heureusement, tout s'est adouci, et j'espère que les joies de l'avenir effaceront la peine passagère.

M. Dupanloup vient, par une révolution soudaine, de quitter le petit séminaire, avec tous ceux qui ne faisaient qu'un avec lui. lia éprouvé ce qu'éprouveront dans ce corps tous les hommes supérieurs.

A MADEMOISELLE RENAN

Paria, i5 décembre i845.

Je t'écris, ma chère amie, dans une bien grande inquiétude. Ton long silence est ()our moi une étrange énigme, et je m'épuise en conjectures pour y trouver quelque explication qui

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calme un peu mon anxiélé. Voilà plus d'un mois que nous eussions dû recevoir la lellre de Vienne. N'y serais-lu pas encore? Ta lettre se serait-elle égarée dans ces malheureuses postes? Quelque incident inattendu serait-il venu retarder ou empêcher le voyage projeté ? Telles sont les hypothèses auxquelles j'aime de préférence à m'arrêler. Mais quand je songe à la santé déjà si fort altérée, à ces longues souffrances, dont lu m'avais dérobé le secret, ô ma bonne Henriette, c'est alors que je me livre à de cruelles angoisses. Mon imaginalion se crée des fantômes ; je me figure ma sœur, ma meilleure amie, souffrante, épuisée, loin de sa patrie cl de ceux qui l'aiment.

S'il en était ainsi, mon excellente Henriette, je t'en supplie, au nom de notre amitié, ne tarde pas à me le faire savoir ; je vole près de toi ; nul sacrifice devrait-il être considéré dams une telle circonstance? Que je sache tout, ma bonne amie, sans restriction ni réserve. Le temps n'est plus où tu pouvais craindre, en me dévoilant toutes les souffrances, d'influer fatalement sur ma vie, en mengageanl plus avant dans la voie que je suivais alors.

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Maintenant, cette connaissance ne peut plus être qu'un aiguillon |>our hâter mes pas et m'excilcr à travailler pour y mettre un terme. Mademoiselle Ulliac est la seule à qui je puisse faire confidence de mes inquiétudes, et ses craintes redoublent les miennes, car elle en sait plus que moi sur le fatal sujet de les souffrances. Oh I de quel poids je serai soulagé, si je puis encore apprendre que mon Henriette nous est conservée, et qu'elle s'achemine heureuse et contente vers la France. Oui, la France, chère amie, et pour toujours I Je suis ravi sans doute de la perspective de ton voyage en Italie ; mais ce qui en fait pour moi le plus grand charme, c'est que je ne l'envisage que comme un agréable détour dans le voyage qui doit te ramener à ta patrie. Je l'ai dit, et je le maintiens, tu ne peux plus retourner en Pologne. Mais, mon Dieu! qui sait si lu n'y es pas encore P Je ne sais à la lettre à quel coin de l'Europe ma pensée doit s'adresser i>our trouver ce qu'elle a de plus cher. J'ignore môme complètement où ces lignes te rencontreront, et je n'ai tant tardé à t6 les adresser que [Hirce que je pensais qu'elles ne te trou*-

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veraient dt^jà plus à Vienne. Oh I si aujourd'hui, si demain je recevais la lettre hienheureuse I Mais il y a déjà si longtemps que cette espérance me fait reculer de jour en jour, que je craindrais enfin de te causer à toim<}me les mêmes inquiétudes que celles auxquelles je suis en proie.

Je n'ai guère de courage, chère amie , dans celle pénible attente, pour raisonner froidement avec loi sur les projets importants, qui occupent toutes mes pensées, quand des sujets bien plus sensibles ne viennent pas les absorber. Je dois pourtant le présenter l'esquisse des faits les plus importants qui se sont passés depuis nos derniers entretiens, et te dire les pensées qu'ils ont suscitées dans mon esprit. De longtemps peut-être nous ne pourrons entretenir de correspondance régulière, à cause des perpétuels déplacements du voyage.

Je te dirai d'abord une fois pour toutes, chère amie, que je me trouve fort bien dans celte maison, et qu'en fait de provisoire, je ne pouvais réellement m'attendre à mieux. L'expérience m'a fait confirmer tous les jugements que j'en avais portés dès le premier

abord. Ce maitrc de pension est un lionnête homme, mais fort peu élevé d'esprit et de sentiments. Il est en cela du grand nombre. 11 faut que je l'avoue que j'ai éprouvé de singulières déceptions en me trouvant définitivement en contact avec les hommes.

Jusqu'ici j'avais été obligé d'en juger par conjecture, et de les supposer tels ou tels : les faits me montrent maintenant que, dans mes hypothèses, je les faisais trop fins et trop intellectuels. Je croyais d'abord avoir aflaire à autant de phénix, et je calculais mes pas el mes paroles avec toutes les précautions d'un novice. Maintenant que j'ai mesuré mes gens, je commence à poser le pied avec assurance. Ma manière, je le sais, est très différente des autres, mais je ne veux pas la changer» car c*est le vrai pour moi, el elle me réussit forl bien.

Je suis réellement surpris des égards que Ton a ici pour moi, d'autant plus que cet homme n'en a pas pour tout le monde. Tout, comme tu sais, dépend de la première pose que Ton prend, et il est toujours plus ou moins au pouvoir de quelqu'un de donner le

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Ion sur lequel il veut rtrc tiane. i.ors de mes nc^gocialions avec le chef de rclabiisscmenl, je rengageai à aller prendre quelques rcnseignemenls sur moi auprès de mes anciens professeurs de Saint-Nicolas ; il y alla, et on lui conta des merveilles ; tout cela m'a merveilleusement servi. Je suis aussi tout à fait bien avec les élèves, et mes rapports avec eux ne peuvent avoir rien de désagréable. J'ai déjà pour mon pécule une répétition à moi particulière qui me rapporte vingt-cinq francs par mois, elle n'a lieu que trois fois par semaine. J'en espère encore quelques autres. Mais tout ceci n'est qu'un jeu, bonne amie ; je ne puis rien prendre au sérieux de toutes ces misères ; parlons, parlons de l'avenir.

La détermination générique de ma carrière ultérieure n'avait jamais été, chère amie, un problème pour toi ; tu sais que, dès les premiers instants où nous commençâmes à remuer ces graves questions, je te déclarai nettement qu'il fallait qu'elle fût de celles que j'appelle intellectuelles. Mais ce mot, comme tu le sens, supporte bien du choix, et laissait encore un champ bien vaste à mon indécision Les cir-

constances le reslivu III 11 iil, et nous sommes convenus bien des fois que notre élection n'avait guère à s'exercer qu'entre l'étude des langues orientales et mou agrégation à l'université. J'ai donc dû rechercher ce que chacune des deux voies oflrait d'avantages et de chances de réussite. Mes informations se portèrent d'abord du côté des langues orientales, pour lesquelles tu semblais marquer une sorte de prédilection, et j'eus le bonheur de pouvoir recueillir les documents qui m'étaient nécessaires de la bouche des hommes assurément les plus capables d'en juger pertinemment. La recommandation de mon professeur d'hébreu au séminaire, et ma qualité de son ancien élève, me permirent d'en conférer avec M. Quutremère, et la bonne amitié de mademoiselle Ulliac, ainsi que ton bon génie, <jui semble être partout mon introducteur, m'ouvrit entrée auprès de M. Stanislas Julien. Je fus frappé de la parfaite conformité des réflexions (|ue l'un et l'autre me proposèrent et de la similitude de leurs conclusions. Il semblait qu'ils se fussent entendus, et cette singulière coïncidence, s'ajoutant à la pariaite jus-

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ir moi

tetse de lears observations, devint poni 'une irréfragable autorité.

L*un et Tautre, après m'avoir engagé à oontinaer mes études dans eettc partie, avec tout le zèle que déploient les érudits pour leur spécialité, m'avouèrenl avec franchise que je commettrais une grave imprudence en fondant sur ces études resjx)ir d'un avenir prochain. Ces études, étant actuellement fort peu suivies, ne pouvaient ouvrir la voie qu'à un nombre de places excessivement restreint. Croirais-lu que, tout calcul fait, je n'ai guère trouvé dans toute la France quune seule chaire, celle de M. Quatremère lui-même, à laquelle je pusse aspirer par les langues que j'ai étudiées et vers lesquelles je voudrais continuer à diriger mes études, c'est-à-dire les langues anciennes de rOrient. Or, M. Quatremère a déjà adopté son futur successeur: c'est M. Emmanuel Latouche, le neveu de l'abbé, dont j'ai fait la connaissance à son cours ; et quand même la concurrence serait possible, même malgré le choix du prédécesseur, je ne voudrais avoir l'air de supplanter personne.

Les langues orientales modernes offrent, ii

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est vrai, plus de places. Les unes sont des chaires au Collège de France ou à l'Ecole des Langues orientales annexée à la Bibliothèque royale, les autres sont des places de consuls, d'interprètes, etc. Quant aux chaires, elles sont toutes remplies, et, suivant la naïve expression de M. Julien, elles semblent Têtre pour longtemps. — Les deuxièmes places n*ont aucun caractère scientifique, et ne sont évidemment pas ce que nous pouvons désirer. De plus, ces langues modernes sont beaucoup moins riches en résultats que les langues anciennes, et je ne pourrais, en vérité, me résoudre à consacrer ma vie à des études auxquelles on poserait un but aussi mince que celui de favoriser quelques relations commerciales.

Le conseil pratique auquel s'arrêtèrent donc les deux savants fut que je devais continuer en 80us-Œuvre mes études orientales, mais cependant embrasser quelque autre carrière qui se chargeât provisoirement de pourvoir à la vie, et qu'ensuite, quand l'occasion s'en présenterait, je serais là tout prêt h la saisir. Ils me firent passer en revue tous les oricn-

talistes célèbres de l'époque , et me firent temarquer qu*à part ceux ù qui leur fortune avail permis de suivre ces études en amateurs, telle avait été pour tous la marche qu'ils avaient suivie. Ce sera aussi la mienne, bonne amie, du moins quant à ces deux premiers points; car il pourrait fort bien se faire que je ne m'adressasse jamais à cette partie de mes connaissances pour me créer une position extérieure.

Mais toute science a son prix, dans son rapport avec les autres, et celles-ci me seront d autant plus précieuses, que je serai presque seul dans le corps universitaire qui en possède une connaissance étendue. Or, il y a dans le rapport de ces langues avec les langues classiques toute une veine de recherche que rignorance où sont plongées à leur égard nos sommités gréco-latines, a empêché d'exploiter. D'ailleurs, il y a, dans renseignement du Collège de France, deux ou trois lacunes qui nécessiteront de nouvelles chaires, et, dans celui qui les remplira, la connaissance de ces langues, comme par exemple, philologie comparée, exégèse biblique, Uilérature et poésie

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hébraïques, programme qui n'est nullement rempli par le cours de langue hébraïque, lequel est tout grammatical. J'ai, sur ces divers points, des travaux que je crois neufs et susceptibles d'être heureusement développés. Or telle est la conslilulion du Collège de France qu'on y crée assez facilement des chaires pour ceux qui émettent des idées nouvelles et avancées sur quelque point que les chaires déjà existantesne sont pas censées embrasser. Tout ceci n'est que rêves, bonne amie ; mais j'ai voulu te montrer comment il était au moins possible que ces éludes me lussent d'une utilité même extérieure et actuelle, et que je ne devais nullement regretter le temps que j'y avais consacré.

Après cette élimination, il ne me restait donc plus de choix à faire ; toutes mes pensées et tous mes efforts ont dû se tourner du côté de l'université. Je ne t'énumère pas ici les nombreuses difficultés et répugnances qui auraient pu m'en dissuader, puisque, après tout, nécessité sera de n'en tenir aucun compte. J'avouerai franchement que la carrière universitaire ne me sourit ((u'à demi, qu'elle n*a

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pas dans toutes ses parties on caractère scieii- ' tiliquo, que renseigneinenl secondaire n'est qu'un pîs-aller que j'endure, parce que seul il peut donner la liberté d'éttule, que lu plupart des matières classiques ne seront pas mes spécialités, etc., etc. Tout cela n'empêche pas que je suis décidé irrévocablement à suivre celte voie, d'autant plus que nulle de ces difficultés n*esl sans remède.

Mais, dans l'enseignement universitaire, quelle sera la partie à laquelle je m'attacherai? Autre problème bien plus difCcile, et sujet à bien plus de discussion. Le cadre universitaire contient quatre branches principales, ou classes d'agrégation : i^ études classiques littéraires, 2® histoire, 3® philosophie, 4° sciences mathématiques et physiques. Les trois premières branches constituent la faculté des lettres; la quatrième constitue la faculté des sciences, et se subdivise en agrégation es sciences mathématiques, physiques et naturelles. Telle est de plus la nature des examens que, pour réussir dans Tune des divisions d'une faculté, il iaut être fort versé dans les autres branches de cette même faculté; ainsi par exemple, les

épreuves de l'agrégé en philosophie son identiquement les mêmes, sauf la dernière, que les épreuves de l'agrégé en histoire. 11 suit de cet arrangement que le choix n'a guère à s'exercer qu'entre les deux facultés, et c'est là qu^a été en effet pour moi le champ d'une vaste controverse intérieure.

Les sciences ont pour moi tant d'attraits, je leur accorde une si haute supériorité au-dessus de la littérature qui n'est que littérature, que j'ai longtemps hésité si je ne m'attacherais point définitivement à elles. J'ajoute qu'en me consacrant à cette partie, je puis dire sans présomption que j'étais moralement certain d'y arriver, avec le temps, assez haut, cette hranche étant moins suivie que celle des lettres, et de plus mon esprit n'y trouvant pas, comme dans la faculté des lettres, des parties qui lui sont presque antipathiques. Mais, hélas I tout ce h quoi elle pouvait me mener, n'était pas la philosophie. La philosophie, voilà ce qui m'a déterminé pour les lettres et qui l'a emporté sur les considérations, d'ailleurs si puissantes, qui m'en détournaient. Mon esprit ne iK>uvait se contenter d'une

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