I . Lo fout-diacontt
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pat du tout que tu te méprennes sur mes vrais sentiments sur ce point. Ils sont parfaitement arrêtés et les voici. Quand je te manifestai le goût qui m'entraînait vers une vie studieuse el retirée, de préférence aux fonctions du ministère extérieur, tu semblas craindre que je ne cherchasse la réalisation de ce projet en m*agrégeant à quelque congrégation ou société religieuse. Cette pensée t*alarma, et je le conçois ; car je t'assure que, tout aussi bien que toi, je suis singulièrement éloigné de ce genre de vie qui absorbe Tindividu dans un être abstrait ; un corps détruit, comme tu le dis si bien, tout sentiment personnel, et oblige celui qui s*y engage a faire pour un corps ce qu'il n'eût jamais entrepris comme homme privé. Je te le répète, j'ai sur ce point des idées fort décidées, car je les crois justes. Je suis persuadé que les corporations religieuses, utiles pour certains temps et pour certaines personnes, sont tout à fait déplacées et incompatibles avec d'autres temps et d'autres personnes. El je crois de plus que notre époque est du nombre de ces temps, el que, moi, je suis du nombre de ces personnes.
l88 fnrr.rs intimes
Je pense que le pur chercheur de vérilé évitera toujours ces liens qui lui imposent le devoir (ou plutôt la nécessité, car devoir c*esl autre chose) d'adhérer non à la vérité, auquel ramènera sa raison, mais [à] la doctrine de telle ou telle école. Au miUeu de ces vive» controverses, qui occupent l'opinion publique de notre pays, et que je regarde après tout comme un de ces futiles aliments, nécessaires h ceux dont les passions ont besoin d'être stimulées par un objet quelconque, quoique je reconnaisse que l'observateur qui sait s'en moquer et s'en tenir en dehors puisse en tirer des inductions utiles, au milieu, dis-je, de ces controverses, sur lesquelles j'ai réfléchi, j'ai pu me former un sentiment également éloigné et des furibondes déclamations de ceux qui voient souvent du mystère où il n'y en a pas, et des panégyriques ridicules de ceux qui ont l'esprit assez petit pour voir dans une institution humaine le type de la souveraine perfeclion.
Les uns et les autres me semblent ignorer également ces deux grandes lois de la nature humaine : i° que chercher une œuvre hu-