‹ Lettres intimesChapitre 15 sur 19 · I.i99, 14 octobre · texte numérisé non relu

I.i99, 14 octobre

S'en allantVaudré, je vous fais ce mot pour vous dire que je n'attends rien de l'affaire pourquoi est allé Nau, que des

1 Conduite, maDière d'agir.

* Détourné, éloigné.

' Tous ces débats, ces pourparlers, les missions de Nau, les discussions avec le père et le frère de mademoiselle d'Entragues, ont pour origine la vente de la dite demoiselle à Henri IV. Le père et le frère veulent tirer profit du marché ; le Roi finit par ne vouloir traiter qu'avec elle seule, et la demoiselle se vend à beaux deniers comptants. La chose faite, Sully, le 30 octobre, reçoit l'ordre de payer, et pour calmer sa mauvaise humeur, le Roi lui donne en même temps une abbaye.

* Embarrasser, retarder.

'' Chances heureuses.

longueurs et des traverses, et m'assure que vous reconnoitrez que le dessein de votre père n'est que de faire durer ceci pour empêcher votre contentement et le mien. Dieu veuille que je me trompe et vous en fasse connoitre la vérité. La marquise deBelle-Isle s'est faite religieuse, voilà tout ce que je sais. La Reine ' sera samedi à Orléans. Je baise vos belles mains un million de fois. Ce 14® octobre.

À la mên

1599, 14 ortol.i

Mes chères amours, votre père a résolu tout ce que je voulois. Demain au soir mes petits garçons seront bien caressés de moi. Il faut faire semblant que tout est comme rompu ; mais je plierai plutôt que rompre. La joie que j'ai ne se peut écrire ; je la vous témoignerai demain. Cette lettre est courte, afin que vous vous rendormiez après l'avoir lue. Je vous donne mille bonsoirs et un million de baisers, et me recommande à madame d'Entragues. Qu'elle se souvienne de faire coucher la veuve en sa chambre. Ce

A la mêmi'.

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