A MADAME LA COMTESSE DE TOI' LO.YJO.V
SA FILLE, A ALOWi: ■
î Ile lui annonce la visite de M. Marcher et la prie d'aviser aux moyens à prendre pour se ménager une entrevue.
VIVE f JÉSUS !
[Moulins, 16 41 ]
Ma très-chère fille, Je vous ai déjà écrit deux ou trois fois comme nous étions ici, et en espérance de passer à Paris, et de partir pour cela le jour de saint Mathieu: mais nous serions toujours en peine pour ne recevoir vos lettres. Xous avons prié M. Marcher de vous aller trouver. Vous verrez avec lui comment nous pourrons nous ajuster pour recevoir la chère consolation de nous loir un peu à loisir. Certes, je n'en ai guère ici; d'aller aussi à Saint-Salur, pour y rester plus d'une nuit, je ne le puis pas. Il faudra que vous regardiez ce qui vous* sera plus commode. Si vous venez ici, nous vous donnerons tout le temps que je pourrai. Croyez que ce sera de bon cœur que je vous embrasserai et
1 Madame de Toulonjon, retenue à Alonne par la maladie et la mort de sa belle-sœur, madame de Chaugy, se hàla, dès qu'elle fut libre, d'accourir à Moulins auprès de sa sainte Mère, y passa une partie du mois de septembre et l'accompagna à Paris. Vers la fin de novembre, sachant que la Sainte effectuait son retour de Paris et approchait de Xevers, madame de Toulonjon alla à sa rencontre et la reconduisit à Moulins.
vos chers enfanls, et me fera grand bien aussi de voirie bon M. l'abbé [de Saint-SalurJ, qui m'a fait l'honneur de m'écrire une grande et très-cordiale lettre. J'espère lui répondre de vive voix. Je le salue en tout respect, et prie Dieu nous combler tous de son saint amour. Je suis votre toute cordiale mère.
LETTRE MDCCCXXXVII (Inédite)
A L\ MÈRE MARIE-AIMÉE DE RABUTIN
SIPIÎRIELRE A THOXON
Annonce de son départ pour Paris. — Maternels encouragements.
VIVE f JÉSUS !
Moulins, 20 septembre 1641.
Ma toute très-chère soeur et bien-aimée fille,
11 n'y a que peu de jours que je vous ai écrit et répondu à votre lettre. Maintenant, c'est seulement pour vous dire que nous parlons demain, Dieu aidant, pour Paris. Ce voyage sera d'environ deux mois, lequel étant si long, pour la multitude des affaires, ne me laissera le loisir d'écrire à personne. Priez et faites prier pour nous, afin que tout ce que nous ferons soit à la gloire de notre bon Dieu , que je supplie vous continuer ses grâces et nous déjouir, sans nous tracasser de tant de reproches, lorsque sa Bonté se retire un peu de nous, selon qu'il nous semble. Croyez que de cœur incomparable je suis vôtre. Dieu soit béni! Mille saluts à nos Sœurs et à M. votre confesseur.
Conforme à nue copie gardée aux Archives de la Visitation d'Aunecy.
Plusieurs billets de la Sainte insérés dans la Vie de la Mère de Rabut'm et de quelques autres Religieuses de la Visitation ne figurent pas dans cette publication, parce qu'ils sont des fragments inexacts des originaux qui ont été fidèlement reproduits.
510 LETTRES DE SA1XTE CHAXTAL.
LETTRE MDCCCXXXVIII
A MADAME LA DUCHESSE DE MOXTMORE.VC
a MOULINS
Nouvelles du voyage. — Assurance de parfait dévouement.
vive -J- jésus!
Nogent, 25 septembre [11541].
Madame,
J'avais grand désir de vous écrire à Nevers; mais il ne me fut pas possible d'en prendre le loisir. Nous voici à la dinée, pour d'ici aller coucher à Montargis ; noire bon Dieu nous a amenée fort heureusement. Croyez, ma très-honorée et très-chère Madame, que nous demeurerons partout le moins qu'il me sera possible, sans toutefois faire tort à la charité où je connaîtrai qu'il sera nécessaire de l'exercer; car je sais et crois que votre intention est que j'en use de la sorte. Ma très-chère et trèshonorée Madame, Dieu m'a donnée à vous si intimement qu'il ne s'y peut rien ajouter. Je supplie son infinie miséricorde vous combler des grâces de son saint amour, et vous, ma chère Madame, de me recommander, s'il vous plaît, à sa divine Bonté, en laquelle je suis et serai à jamais de tout mon cœur, puisqu'il a plu ainsi à sa souveraine Providence, dont je lui en rends des actions de grâces infinies, Madame, votre très-humble, etc.
Couforn.e à uue copie de l'original gardé à la Visitation de Nevers.
LETTRE MDCCCXXXIX