MONSEIGNEUR BENOIT-THÉOPHILE DE CHEVRON-VILLETTE
ARCHEVÊQUE DE TARE.VTAISE, A MOLTIBRS
Témoignages de respect et de reconnaissance
vive -J- JÉSUS !
[Annecy], 1 mars 1638.
MOXSEIGNEUR,
Il est vrai que tout est disposé pour notre passage à Turin; mais néanmoins nous ne partirons qu'après Pâques l. Je vous remercie très-humblement, Monseigneur, des bons souhaits qu'il plaît à votre bonté de faire sur ce dessein, que je prie Dieu vouloir être à sa seule et pure gloire, comme aussi celui que je vois que votre piété désire toujours de voir accomplir en votre ville, ce qui nous est une continuation des obligations que nous vous avons , Monseigneur. Ensuite de quoi , nous tâcherons d'obtenir de Madame Royale les recommandations nécessaires, afin que les fruits et mérites de cette bonne œuvre soient ajoutés
tant de saintes et charitables actions que Votre Seigneurie Illustrissime fait continuellement. Que si Dieu nous donne vie, et que nous retournions par la Valdotte [Val d'Aoste], nous recevrons votre sainte bénédiction, Monseigneur, et jouirons de l'honneur et consolation de votre chère présence, ce que je souhaite de tout mon cœur, vous honorant avec tout le respect et affection possibles. Et baisant en toute humilité vos mains sacrées, je prie Dieu combler Votre Seigneurie Illustrissime de ses plus riches grâces, et vous donner quelque souvenir en vos saints sacrifices de celle qui est et sera sans fin, Monseigneur, votre, etc.
1 Pendant que la fondation de Turin allait être soumise à de nouveaux délais, celle d'Alby se préparait activement par les soins de madame de Vennac. Cette pieuse veuve obtint pour commencer le nouveau monastère
LETTRE MDLIII
SANS ADRESSE Affaires d'intérêt.
Annecy, 19 mars 1038.
Messieurs,
L'envie que nous avons de vous témoigner notre affection à vous servir, quand Dieu nous en donnera les moyens, nous aurait fait embrasser l'occasion de le faire par le moyen de nos Sœurs du second monastère de cette ville, lesquelles devant recevoir dans peu de jours six mille francs qui leur sont dus à Paris et lesquels elles doivent en cette ville. Néanmoins nous avons obtenu cela d'elles, qu'au lieu de s'acquitter de celte dette, elles vous la prêteraient, ainsi que noire chère Sœur Anne-Marie Rosset l'enjoint à M. le docteur Rosset son frère; mais comme il ne vous a pas plu d'agréer la proposition faite, que ce fût moyennant une caution sur ce M. du Genevois, ainsi qu'il avait été déterminé ici par M. notre Supérieur, nous croyons, Messieurs, que vous nous ferez la grâce de nous tenir pour excusées, si nous ne pouvons satisfaire à votre désir, car nous sommes dans l'impuissance de le faire autrement, d'autant qu'étant Religeuses nous ne pouvons disposer de plus de cent écus sans l'autorité de nos Supérieurs.
C'est pourquoi, Messieurs, nous vous supplions d'accepter notre bonne volonté, et de nous continuer votre affection, et nous prierons Notre-Seigneur d'être votre force et consolation avec la même sincérité que nous sommes, Messieurs, votre trèshumble, etc.
Conforme à une copie de l'original gardé à la Visitation de Dole.
cinq Religieuses de Saint-Flour et deux de Montferrand, dont l'une, Sœur M. -Angélique deLagrave, fui nommée Supérieure. La cérémonie de leur établissement à Alby eut lieu le 25 mai 1638. (Histoire inédite de lajondation du monastère d'Alby.)
LETTRE MDLIV (Inédite)
A LA SOEUR ANXE-MARIE COLLAIN
ASSISTANTE AU rRliMIEK MONASTÈRE DE PAP.IS
Prière d'adresser ses commissions u Sœur M. A. de Voscry.
vive -j- jésus!
Annecy, 19 mars 1638.
Je salue mon unique et très-chère fille Angélique, et ma pauvre vieille fille que j'aime de tout mon cœur, et lui dis qu'elle n'adresse plus ses commissions à notre Sœur Françoise- Madeleine de Chaugy, mais à ma Sœur M. -Antoinette de Vosery, qui est notre assistante et bien méritante. Bonsoir, mes trèschères filles , toutes, toutes. Dieu nous fasse selon son Cœur et soit béni. Amen. — Jour de saint Joseph.
Conforme à une copie de l'original gardé au premier monastère de la Visitation de Paris.
LETTRE MDLV (Inédite)
A LA SOEUR LOUISE-DOROTHÉE DE MARIGNY
A MONTPELLIER
Elle l'invite à tenir son cœur dans une sainte joie.
VIVE -f- jêsus!
Annecy, 3 asril 1633.
Ma très-chère fille,
Je n'ai voulu laisser passer une occasion si bonne, de cet honnête homme qui s'en va droit à vous, sans vous faire ce petit mot, bien qu'il n'y ait pas longtemps que je vous ai écrit et répondu à vos lettres; et je vous reconfirme encore par celleci tout ce que je vous ai dit par les miennes dernières. Je vous prie, ma très-chère fille, de vous tenir joyeuse parmi ces saints jours de la Résurrection, qui nous portent lous à la sainte joie, vin. 3
et de me recommander tout particulièrement à Notre-Seigueur, afin que sa très-adorable volonté soit accomplie en nous. Ne m'oubliez donc pas, je vous en conjure, en vos bonnes prières, et croyez, ma chère fille, que mon cœur vous chérit cordialement, et vous souhaite les mérites de la très-sainte mort et douloureuse Passion de Notre-Seigneur, auquelje suis plus que je ne puis dire, votre très-humble, etc.
[P. S.] Ma très-chère fille, au nom de Dieu, faites bien ce que je vous ai dit par mes dernières.
Conforme à l'original gardé aux Archives de la Visitation d'Annecy.
LETTRE MDLVI