‹ Lettres (volume 2)Chapitre 44 sur 163 · A LA SOEUR FRANÇOISE-ANGÉLIQUE DE LA PESSE · texte numérisé non relu

A LA SOEUR FRANÇOISE-ANGÉLIQUE DE LA PESSE

MAITRESSE DES NOVICES AU DEUXIÈME MONASTÈRE d'aWECV

Recevoir avec une profonde humilité les lumières et faveurs divines.

VIVE f JÉSUS !

[Turin, 1639.]

Je bénis et remercie de tout mon cœur notre divin Sauveur des lumières et grâces qu'il a départies à votre chère âme, qui m'est chère et précieuse, parce que véritablement elle sert à Dieu. Oh ! ma fille, où sa douce Bonté parle, il faut que les chétives et stériles créatures se taisent. Conservez comme un baume précieux dans le fond de votre cœur ces célestes lumières que sa miséricorde paternelle y a répandues. Jouissez avec une profonde humilité des grâces et bons sentiments dont cette Bonté vous fait jouir; et quand il lui plairait de cacher ces sacrés sentiments et lumières, demeurez fidèlement et constamment par l'esprit de la très-sainte foi en la disposition et fin qu'il vous a montrée, qui est d'un parfait abandonnement de vous-même et repos en sa sainte volonté, et d'une fidèle correspondance par la pratique d'une vie pure et vertueuse. Il m'a semblé que peut-être Dieu vous dispose, par ces grâces, à quelque service signalé à sa divine Majesté ; tenez donc votre courage en sa main, et faites cependant bien et amoureusement la conduite de ces chères âmes que sa Providence a commises à votre soin. Continuez-moi votre sincère dilection et confiance en Dieu, et croyez que de cœur, je suis vôtre et que vous êtes ma très-chère

fille.

Dieu soit béni!

Conforme à une copie de l' original garde à la Visitation d'Amiens.

LETTRE MDCXIII

A MONSIEUR BAYTAZ DE CHATEAU-MARTIN

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