‹ Lettres (volume 2)Chapitre 45 sur 163 · I'ÈRE SPIRITUEL DU PREMIER MONASTERE DE LA VISITATION · texte numérisé non relu

I'ÈRE SPIRITUEL DU PREMIER MONASTERE DE LA VISITATION

Le affaires de la fondation ne seronî pas achevées avant Pâques. — La Sainte juye inutile la prolongation de son séjour à Turin.

Turin, 4 mars [1630].

Monsieur mon très-hoxoré Père,

Je vous remercie Dès-humblement de vos chères lettres, etje suis marrie que le voyage de AI. Marcher n'ait pas été plus utile à ces pauvres chétifs établissements ; mais il faut se contenter de faire ce que l'on peut, et remettre tout à Dieu, que je supplie d'avoir toujours en sa sainte protection ce pauvre petit Institut»

Mon très-cher Père, je ne vis jamais un tel procédé pour les affaires qu'en ce pays. Ils ne peuvent rien achever, et donnent des promesses et assurances de jour à autre. Certes, je ne fus en ma vie si pressante de tous côtés , comme je le suis; et ne sais si devant Pâques l'on en aura la fin, à ce qu'a dit M. le vicaire général, qui veut que les biens soient si exactement de la valeur que la Bulle porte, qu'il y aura peut-être au fond plus de longueur qu'il ne dit, à cause de tant de formalités qu'il faut faire, quoique nous disions que nous sommes contentes des [mois illisibles], comme en vérité il y a de quoi, car elles sont très-belles et bonnes. Or, si nous voyons que l'affaire tire à la longue de plus de quinze jours, je voudrais bien avoir votre sentiment si nous devons demeurer ici pour cela, n'y servant de rien que pour presser; car c'est à Mgr l'archevêque et à M. le grand vicaire que touche la conduite, à quoi ils sont très-affectionnés. Je prendrai l'avis de notre bon Père dom Juste, si nous

n'avons pas de vos nouvelles ; car on dit qu'il fait fort bon passer la montagne.

Priez Dieu pour nous, mon très-cher Père, et je supplie sa Bonté vous combler de son saint amour, et demeure de cœur votre, etc.

LETTRE MDCXIV

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