‹ Lettres (volume 2)Chapitre 54 sur 163 · ASSISTANTE AU PREMIER MONASTERE DE PARIS · texte numérisé non relu

ASSISTANTE AU PREMIER MONASTERE DE PARIS

Témoignage de sainte amitié.

VIVE f JÉSUS !

[Annecy, 1639.]

Ma toujours plus chère et bien-aimée vieille fille, Certes, vous me donnez toujours une nouvelle consolation quand je reçois des nouvelles de votre si bon cœur, du bon état de votre maison et de la très-aimable union qui est entre la chère Mère et vous. Oh! béni éternellement soit Celui qui est l'auteur de toutes ces grâces! Ma pauvre chère vieille fille ma mie, je suis tant accablée de lettres, d'affaires, de l'âge et de la charge, que je ne puis que me recommander à vos prières, et vous assurer que je suis toujours la pauvre vieille Mère, et vous serez toujours ma très-chère et précieuse fille, à laquelle je me confie totalement pour le soulagement et conservation de sa bonne Mère. Je suis vôtre de cœur, qui vous souhaite le saint amour.

[P. S.] Saluez bien toutes nos chères Sœurs, et dites, s'il vous plaît , à ma chère Sœur Petit ' que j'ai prié pour madame sa mère; et à ma Sœur Marguerite-Dorothée [de MonsorsJ qu'elle demeure soumise à la direction de sa bonne Mère, et que toutes ses peines se convertiront à son bien et à la gloire de Dieu, qui la veuille bénir.

Conforme à uue copie de l'original yardé au premier monastère de la Visitation de Paris.

' Sœur M. -Antoinette Petit, nièce de M. de Coulanges, professe du premier monastère de Paris dès 1627, décéda en 1649. Sa sœur, Françoise-Jacqueline, professe dès 1620, avait été envoyée à la fondation de Saint-Denis, où elle mourut en 1651. Elles furent l'une et l'autre des exemplaires de toutes les vertus religieuses.

LETTRE MDCXXIX {Inédite)

A MONSEIGNEUR CLAUDE D'ACHEY

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