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COXFESSEUH DES RELIGIEUSES DE LA VISITATION, A TUMX

Demander ù Dieu les lumières nécessaires pour bien s'acquitter de sea fonctions.

vive -J- JÉSUS !

[Annecy, 1639.]

Monsieur,

Je bénis Dieu qui a tenu en sa divine et paternelle affection notre chère maison : croyez qu'elle m'est bien présente devant Dieu. Je suis bien aise que Mgr l'archevêque ait agréable que vous commenciez à confesser nos Sœurs. Demandez journellement à Dieu sa sainte lumière pour lui rendre ce service utilement, et à la consolation et utilité de ces chères âmes. La présence de Dieu vous fournira et inspirera ce qui leur sera nécessaire, si, vous abaissant devant sa. divine Bonté, vous réclamez sa grâce et ce qui sera profitable à chacune.

Je vous prie d'aller faire très-humble révérence de ma part à Monseigneur et saluer toute sa maison, comme aussi M. de Roncasio et madame. Saluez très-chèrement le Père recteur, M. le marquis et madame la marquise de Pianesse, M. le marquis de Lullin, la signora Catherine, ma chère madame la comtesse Rippes et sa suife, et enfin tous les amis et amies, nos chers voisins et voisines et les bonnes Annonciades. Je ne puis

1 « M. Truitat, prêtre du diocèse de Genève , doué de toutes les qualités qu'on pouvait souhaiter (est-il dit dans Y Histoire de la fondation de Turin), se fit un devoir de renoncer à tous les emplois qu'il avait et à ceux qu'il pouvait espérer dans sa patrie, où il était fort estimé, pour obéir au désir de notre Vénérable Mère et venir rendre ses services à notre maison naissante en qualité de confesseur ordinaire. » C'est pendant le siège surtout que ce digne ecclésiastique donna des preuves de son dévouement à la Visitation. Il passait les journées entières à porter des pierres, à faire des tranchées pour protéger le monastère, et les nuits, à monter la garde autour des murs de clôture.

leur écrire; mon corps se lasse incontinent. Je me recommande à leurs saintes prières; assurez-les qu'en ce que je pourrai les servir, en la personne de leurs bonnes Sœurs en ce pays, je le ferai de bon cœur. Conservez-moi en votre souvenir devant Dieu, et croyez que je suis de cœur votre très-humble, etc.

LETTRE MDCXLIX (Inédite)

A LA MÈRE MARIE-AIMÉE DE RABUTIN

SUPÉRIEURE A THOXOS

Maternelles recommandations.

VIVE •{• JÉSUS

[Annecy], 15 octobre 1639.

Ma très-chère fille,

Dieu soit béni de tout et en toutes choses, particulièrement en la bonne santé que vous me dites que vous avez, et au soin de faire tout ce que l'on vous prescrit pour la conserver. Voilà une boîte de tablettes : usez-en comme il est marqué, et des autres remèdes, je vous en prie; mais cela exactement, car tout est doux et facile, et avec peu de frais. Je vous prie, ne faites aucun jeûne extraordinaire, et encore abstenez-vous-en pour peu d'incommodité que vous ayez. Continuez à prendre de bon cœur les petits soulagements que l'on vous a marqués, et ceux que vos incommodités requerront, comme vous les feriez prendre à une autre. Buvez votre vin, pour le moins la moitié de votre pot ' , car ils sont fort petits chez vous. Ne vous levez ni couchez plus tôt ni plus tard que les autres, ni ne travaillez aux choses pénibles , car je sais que votre complexion ne le porte pas; et gardez-vous de faire aucune discipline que celle

1 « Les petits pots à mettre le vin tiennent environ deux pelils «erres. » (Coutumier.)

du vendredi. Tenez votre esprit en paix et tranquillité, et passez cette misérable vie doucement. Ne prenez point à cœur les fautes de vos Sœurs, ni leurs tracasseries; faites ce que vous pouvez doucement autour d'elles et remettez le surplus à Dieu,

Priez et faites fort prier afin qu'il plaise à Dieu convertir les misères et calamités de ce monde à sa gloire et au salut du peuple, et ne m'oubliez pas. Si vous voulez que j'écrive à ma Sœur J. -Antoine, je le ferai; enfin il la faut tenir ferme dans les promesses qu'elle m'a faites, et lui dire que je vous en ai parlé et de me mander comme elle fera. Dieu nous soit en aide et soit béni et sa sainte Mère. Amen.

Conforme à l'original gardé aux Archives de la Visitation d'Annecy.

LETTRE MDCL

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