A AMIENS
Vertus nécessaires aux Religieuses envoyées en fondation. Leur influence sur l'avenir du monastère.
vive \ jésus!
Annecy, 13 février 1641.
Puisque Dieu vous appelle à coopérer au commencement d'une maison de la Visitation, rendez-vous fidèle à sa Bonté,
1 Née à Paris d'une « très-qualifiée et sainte famille », cette Religieuse
ma très-chère fille, lui rendant amoureusement ce que vous voyez que sa Bonté requiert de vous, qui n'est autre sans doute que cette humble, amoureuse et cordiale exactitude à tout ce qui nous est marqué. Je suis consolée de voir que vous connaissez la bonté et vertu de votre chère petite Mère [M. E. Turpin] ; c'est un vrai cœur de la Visitation. Soyez toujours bien unie à elle, ma très-chère fille, et soyez son aide et sa consolation en l'œuvre que Dieu désire d'elle et de vous; car des bons commencements des maisons dépend la plus grande partie de leur établissement et progrès en l'esprit de l'Institut, que je supplie la bonté de Notre-Seigneur répandre abondamment sur voire chère troupe, et surtout au cœur de ma très-chère fille, que je supplie de vouloir se souvenir de mes besoins devant Notre-Seigneur. Je vous eusse volontiers écrit un mot de ma main, mais une défluxion sur le visage m'en empêche; c'est pourtant de tout mon cœur que je suis, ma très-chère fille, votre, etc.
Conforme à une copie de l'original gardé à la Visitation d'Amiens.
avait fait profession depuis quelques années au deuxième monastère de cette ville et venait d'être envoyée à la fondation d'Amiens. De la charge de maîtresse des novices, Sœur Anne-Marie passa bientôt à celle de Supérieure, à laquelle les suffrages de la communauté l'appelèrent quatre fois. (Elle se montra généreuse dans toute sa conduite, sans respect humain lorsqu'il s'agissait des intérêts de Dieu ou de la plus parfaite observance de la Règle : en toutes ses pensées, paroles et actions, elle ne vivait, ne respirait et n'aspirait qu'en Dieu. Sa vie se termina le 7 décembre 1677, par un acte d'adoration et d'amour. » (Archives delà Visitation d'Annecy.)
LETTRE MDCCXLVIII (Inédite)
A LA SOEUR ANNE-MARIE BOLLAIN