‹ Lettres (volume 3)Chapitre 110 sur 351 · LETTRE CXXXIV · texte numérisé non relu

LETTRE CXXXIV

A LA MÈRE JEANNE-CHARLOTTE DE RRÉCHARD

SUPÉRIEURE A MOULINS

Elle s'excuse de ne pouvoir écrire à quelques Sœurs, et les prie de chercher sa réponse dans la méditation de leurs saintes règles.

vive -J- jésus!

[Annecy] 30 janvier 1618.

0 vrai Dieu ! ma très-chère fille , que nous aurions grand désir de vous écrire longuement, et à ces chères âmes qui nous écrivirent il y a quelques mois ; mais c'est chose quasi hors de mon pouvoir, et qui ne nous serait pas permise. Or sus, pour toute réponse à toutes vos grandes lettres, nous vous renvoyons à nos chères règles qui doivent être notre sûr guide. Considérez tous les mots et syllabes, et vous trouverez plus que nous ne pourrions vous dire. Enfin, la très-sainte humilité, douceur et modestie doivent accompagner toutes nos paroles et actions , voire nos pensées.

Quand notre bon Dieu nous aura remise en santé, s'il lui plaît de nous la rétablir, croyez, ma très-chère Sœur ma mie, que nous ne manquerons pas de vous répondre distinctement ; car enfin vous êtes et serez toujours ma très-chère ancienne et bonne Sœur, que nous aimons de tout notre cœur. Faites bien nos excuses à ces bonnes filles qui nous avaient écrit et à M. de Mosdière; c'est impossible d'écrire longuement à cette heure.

Monseigneur ne sait pas que nous vous écrivons ; il se porte très-bien, grâce à Dieu. Adieu, ma très-chère fille; nous vous saluons et embrassons en esprit de tout notre cœur et toutes nos chères Sœurs.

Dieu soit notre tout!

Conforme à l'original gardé aux Archives de la Visitation d'Annecy.

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