LETTRE CLI
A LA MÈRE MARIE-JACQUELIXE FAVRE
SL'PEHIELRE A LYON
La Sainte annonce son retour à Annecy.
vive -j- JÉSUS !
[Annecy] 30 mai [1618].
Certes, ma très-chère fille, je n'en peux plus, mais si, faut-il que je salue votre cœur plus qu'amoureusement, et toutes vos chères filles. Nous n'avons point reçu les soies. Pour Dieu, ma chère fille, envoyez-les; quand j'aurai rendu compte à mon Père 3 de notre voyage, je vous dirai son sentiment, mais je ne l'ai su faire, ni lui en dire un mot. Adieu, ma fille, à Dieu soyons-nous à jamais, sans réserve. Amen.
Conforme à une copie de l'original gardé à la Visitation de Chambéry.
1 La mère Jacqueline Favre.
2 La sœur Marie-Aimée de Blonay.
8 Saint François de Sales.
LETTRE CL II (Inédite)
A LA MÊME
Témoignages d'affection.
vue j jksus!
[Annecy, 1618].
Il ne se peut que ce billet, car votre bon Père, M. Brun, veut partir toujours courant. Je ne peux dire un mot à Monseigneur de toute notre négociation, car il est environné de toute la chère famille de M. le président; il est prou empressé. Ma trèschère tille, que de bénédictions je vous souhaite à votre chère troupe, tout aimable, certes 1 Je n'ai apporté qu'une mortification de chez vous, qui est que je n'y ai pas demeuré assez longtemps à mon gré, ni par conséquent eu le loisir de carresser ces pauvres filles selon l'amour que je leur porte. Dieu soit béni, qui m'a donnée toute à ma chère tille, toute très-chère et très-aimée.
Conforme à une copie de l'original gardé à la Visitation de Chambéry.