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LETTRE CXCV

A LA MÈRE PÉRONNE-MARIE DE CHATEL

SUPÉRIEURE A GRENOBLE

La Sainte sollicite des prières pour son fils.

VIVE y JÉSUS!

Paris, 15 juin 1619.

Ce n'est que pour commencera rompre notre silence, ma très-chère fille, et pour saluer très-amoureusement votre cher

1 Sœur Marie-Louise Bretagne, professe à dix-sept ans, languit six ans en proie à de cruelles infirmités qui n'altérèrent jamais sa douceur, sa modestie et sa fidélité à Dieu et à la Règle.

2 Sœur Marie-Françoise Thibaut , dont le père et la mère étaient bienfaiteurs du monastère.

cœur, remettant à notre Sœur Marie-Marguerite à vous direnos nouvelles; c'est aussi pour vous prier et conjurer de toute mon affection d'obtenir pour moi, de nos Sœurs, qu'elles prient fermement et persévéramment pour mon fils1. Faites que les plus unies à Dieu le prennent en tache, et vous particulièrement. Il est bon, et a de bons mouvements , mais la jeunesse l'emporte. Je crois que Notre-Seigneur le prépare à quelques grosses croix 5 sa bonté lui fasse la grâce de les recevoir comme il faut.

Je salue très-chèrement AI. votre bon Père Supérieur, nok-e très-chère madame de Granieu , toutes nos chères Sœurs; à part notre Sœur Marie-Françoise [de Livron| et toutes nos amies.

Vous savez que sans réserve je suis vôtre.

Conforme à l'original gardé aux Archives de la Visitation d'Annecy.

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