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LETTRE CCLXVIII

A LA MÈRE PAULE-JÉRONYME DE MONTHOUX

a HOL'MXS

Une Supérieure doit chercher en tout la yloire de Dieu et gagner les cœurs par la douceur et l'affabilité.

vive j jksls!

[Paris, 1620.]

Au nom du grand Dieu, ma très-chère fille, ne vous ébranlez pour rien , ne vous étonnez de rien , traitez avec une profonde douceur et tranquillité avec notre Sœur Jeanne-Charlotte1; passez tout, que l'union demeure. Vrai Dieu ! gardons-nous de faire aucune chose qui préjudicie à la gloire de Dieu et à notre Institut : ou vous demeurerez là, ou vous irez à Nevers avec nos chères Sœurs Françoise-Gabrielle [Rally] et Françoise- Jacqueline [de Musy], la fille de M. Bonsidat et encore une fille de Moulins, si vous jugez qu'elle soit nécessaire, comme je le pense, mais plutôt il faudra demeurer à Moulins, afin que l'on ne contrevienne aux obéissances. Ma très-chère fille, ma trèschère âme, au nom de Dieu, tâchez de gagner tous les cœurs

1 Sœur Paule-Jcronyme de Monthoux avait été envoyée à Moulins pour remplacer la Vénérable Mère de Bréchard, que son obédience destinait à la fondation de Nevers.

par votre douceur, affabilité. Que rien ne vous émeuve. Traitez toutes vos affaires en tranquillité et humilité, et vous verrez combien Dieu vous bénira et consolera.

Écrivez-moi au long, au large ; je vous répondrai, n'en doutez pas. Quand je saurai à quoi tout se résoudra, je vous écrirai. Gagnez madame du Tertre ; imitez Jésus en sa douceur.

C jnformc à une copie gardée à la Visitation du Mans.

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