LETTRE CCLXXVII
A LA SOEUR MARIE-AIMÉE DE BLONAY
ASSISTAXTK-COltMISE A LVOX
On ne peut contraindre les Religieuses de faire ce qui est opposé à leur Règle et aux décisions de leur chapitre.
vive j jésus!
[Paris], 11 août 1620.
Faites tenir sûrement ce billet à Monseigneur, ma très-chère petite. Je vous écrivis l'autre jour par un courrier ou par le messager ce que je pensais. Enfin l'on ne peut contraindre des Religieuses de faire contre [d'agir contrairement à] ce qui est de leur chapitre et de leur Règle, et je m'assure que ce très-bon prélat [de Lyon] ne le fera pas. Dieu soit votre conduite. Il y a longtemps que nous n'avons eu nouvelles de notre Sœur M. -Jacqueline [Favre]. Ma fille, persévérez-en votre train, et Dieu vous bénira.
Je salue très-chèrement toutes nos Sœurs. Vous ai-je dit que nous avons reçu une très-brave fille des plus grandes familles
de Paris, et qui donne céans quinze mille écus? J'aime mieux son cœur que son bien, car il est fort bon. Nos Sœurs [les fondatrices d'Orléans] sont toujours ici.
Dieu soit béni!
Conforme à l'original gardé aux Archives de la Visitation d'Annecy.