‹ Lettres (volume 3)Chapitre 224 sur 351 · LETTRE CCCXXXI · texte numérisé non relu

LETTRE CCCXXXI

A LA SOEUR MARIE- AIMÉE DE BLONAY

aSSISTANTE-COMMISE .1 LYON

Choix de la future Supérieure de Moutferrand.

VIVE j JÉSUS.'

Paris, 8 juin 1621.

La première lois que j'eus l'honneur de voir Mgr de Lyon, il fallut dire que notre Sœur F.-Jéronyme [de Villetle] serait Supérieure à Montferrand ; mais, hier, je lui en reparlai et lui dis que le sentiment de M. de Maussae, le vôtre et celui des autres filles était qu'on y envoyât notre Sœur M. -Jacqueline [Compain], puisque notre Sœur la Supérieure qui y est, n'était prêle à retourner de quelques mois, [pendant] lesquels elle la pourrait dresser. Il m'accorda que je vous mandasse qu'oui, et qu'il avait remis cela à AI. de Maussae et à vous. Or, il demeura en peine de la Sœur F.-Jéronyme. Je lui dis qu'il nous la laissât en charge; il me commanda donc de lui dire qu'elle choisît où elle désirait êlre , en cas qu'elle ne fût contente où elle est; si elle voulait retourner à Lyon, que je l'y ramènerais, ou si elle [préfère venir ici], à Montferrand, ou à Annecy, enfin qu'il la désirait contenter. Elle recevra une épreuve de cette résolution; car elle avait espéré d'être Supérieure à Montferrand. Quelqu'un de là [le] lui avait mandé. [Une ligne illisible.]

Or, j'écrivis à noire Sœur M. -Jacqueline [Favre] sur ce que Mgr de Lyon m'avait dit la première fois; mais, comme j'avais une grande répugnance et crainte de noire Sœur F.-J., je la suppliais de s'en résoudre encore avec vous autres, qui connaissez les filles, et de considérer fort la chose devant Dieu. Vous lui écrirez donc avec tout respect et sincérité noire sentiment, et ferez que M. de Maussae se joigne avec vous par une lettre particulière où il lui mandera ce qu'il trouve le mieux, iv. ;J5

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afin qu'au plus tôt qu'il se pourra, on lui envoie notre Sœur

M. -Jacqueline [Compain], car ce sera le meilleur...

Ma fille, j'ai pris médecine ce matin, je vous écris avec incommodité. Je me porte bien, et salue très-chèrement M. de Maussac et toutes nos chères Sœurs, que je désire ardemment de voir. Hé! qu'elles sont heureuses, ces chères âmes, de ne laisser vivre et régner en elles que le seul amour de Dieu. Qu'elles persévèrent, je les en conjure, au nom de Celui qui les a gratifiées de ce saint désir. Ma fille, ma chère petite, que l'humilité, simplicité et unité surnagent sur tout. Priez pour nous et pour les affaires de l'Institut.

Ce jeune homme qui m'apporte quelquefois de vos lettres désire que nous l'aidions à se loger. Est-il fidèle et de connaissance? Dites-le-moi.

Conforme à l'original gardé aux Archives de la Visitation d' Annecy,

LETTRE CCCXXXII (Inédite)

A LA MÈRE MARIE-JACQUELINE FAVRE

SUPÉRIEURK A MOXTFERRAMi

Même sujet.

t IV e \ JÉSUS !

[Paris], 9 juin 1621.

Ma très-chère fille, j'ai vu Mgr de Lyon: il a peine à se résoudre pour ma Sœur Françoise-Jéronyme, et pense que la Sœur M.-J. | Compain | qui est à Lyon, sera plus solide pour demeurer aux charges à Montferrand, et d'autant plus que vous y êtes encore pour quelques mois, où vous aurez loisir de la reconnaître et dresser ; il s'en remet à M. de Maussac, à vous, et aux Sœurs de Lyon qui connaissent les unes et les autres. Véritablement, pour moi ne la connaissant point, je n'en puis donner conseil solide : celle de Lyon a peu d'années de Religion;

mais cela l'ait peu ou rien s'il y a de la vertu. Il est vrai qu'il ne faudrait pas que le monde de là, nilesnouvelles filles le sussent, cela est aisé à celer. Avisez donc promptement à vous résoudre ensemble, et à exécuter la résolution que vous ferez, et m'en donnez avis, s'il vous plaît, au plus tôt , car Mgr de Lyon sachant que notre Sœur Françoise-Jéronyme ne se plaît pas trop à Moulins m'a donné charge de lui mander de sa part qu'elle choisisse : à demeurer là, à venir ici ou retournera Lyon, ou aller à Montferrand avec vous, sans lui dire que ce serait pour être Supérieure ; car il faudra lui conter cela dextrement, encore qu'il ne servira de guère, parce qu'on l'a préoccupée de la Supériorité.

Dieu conduise tout. Ma très-chère fille, un mot de réponse au plus tôt.

Conforme à une copie de l'original gardé à la Visitation de Chambéry.

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