‹ Lettres (volume 3)Chapitre 289 sur 351 · LETTRE DLXI · texte numérisé non relu

LETTRE DLXI

A MONSIEUR L'AVOCAT PIOTON

A CHAMBÉRV

Il ne fout pas recevoir de nombreuses prétendantes dans les commencements d'une

fondation.

vive f jésus!

[Annecy, 1624]

Mon très-cher frère,

Je désirerais grandement que ceux qui veulent mettre des filles en notre monastère de Chambéry ne requissent pasdenous ce qu'en conscience nous ne pouvons pas [accorder] ; car nous sommes obligées de ne pas surcharger celte maison naissante, de crainte de l'accabler. Néanmoins, vous savez la répugnance que j'ai à mécontenter et à marchander; c'est pourquoi je laisse cela à votre prudence et à celle de ma Sœur [Fichel].

Je vous supplie de saluer le Révérend Père recteur de ma part. Je désirerais bien de savoir s'il n'a point reçu une lettre que je lui avais écrite. Je vous prie de saluer aussi de ma part le bon M. Maurice et tous nos amis, et vous supplie de m'excuser si je ne vous écris [pas] de ma main, mais je me dispense ainsi librement à votre endroit, vous assurant que je euis, mon très-cher frère, votre plus humble Sœur et servante en Notre-Seigneur.

Dieu soit béni!

Conforme à l'original gardé aux Archives de la Visitation d'Annecy.

LETTRE DLXIÏ (Inédite)

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