LETTRE DCLIV
A LA MÊME
Quelques passages à ajouter au Recueil des Lettres de saint François de Sales.
vive \ jksus!
[Chambéryl, 15 septembre 1625.
Ma très-chèke fille,
Les Révérends Pères Jésuites, et surtout le Père Fourier, désirent que l'on mette dans une de mes lettres ce que notre Bienheureux Père a dit en ce qui les regarde. Le voilà donc, et j'ai assemblé ce que le Bienheureux me dit à Paris et à Lyon. Il le faut mettre dans la lettre où il se pourra le mieux joindre et faire la liaison sans beaucoup de paroles. Vous trouverez au livre des Epîlres (il me semble que c'est le cinquième qui est titré : Des points concernant V Institut de la Visitation) des lettres où le Bienheureux me parle de l'Institut ; vous connaîtrez les miennes des dernières années en ce qu'il m'appelle sa Mère. Enfin, choisissez entre toutes l'endroit où vous pourrez le plus à propos insérer cet article.
Je me porte bien, et le bon Père Fourier nous fit hier une belle exhortation. Il a confessé nos Sœurs; il m'en a dit merveilles, et qu'elles [n'avaient occasion d'envier point de nos maisons ; que je devais de grandes louanges à Dieu pour celle famille, et me dit tout bien de la vôtre de Lyon et [de] la Parisienne. — Je serais bien aise que vous fissiez voir votre bùliv. 31
ment à M. Berger j il est de nos bons amis, et moi, [je suis]
toute vôtre.
Dieu soit béni!
Conforme à l'original gardé aux Archives de la Visitation d'Annecy.
LETTRE DCLV {Inédite)
A LA SOEUR ANNE-MARIE ROSSET
ASSISTANTE A IWliCY.
Affectueux souhaits.
vue -|- Âésus!
[Rumilly], 1" septembre 1625.
Ma très-chère fille.
Notre bon M. Michel sera une lettre vivante qui vous répondra pour moi et dira tout plein de petites affaires , et comme nous sommes arrivées ici heureusement l. Je prie Dieu qu'il habite au milieu de vous toutes, afin que les bénédictions de sa sainte présence vous remplissent toutes de sa suavité et de sa
1 «jLa sainte affection que madame de la Fléchère portait à notre Bienheureux Fère et à notre digne Mère (disent les anciens Mémoires) lui donna le désir de se rendre fondatrice d'un de nos couvents, et de donner pour cet effet la maison qu'elle possédait à Rumilly. Il n'y eut point de difficultés pour faire cet établissement, lequel noire digne Mère fut commencer, emmenant avec elle les Sœurs Marie-Adrienne Fichet, Marie-Louise Barfelly, Louise-Françoise de Regard, Claude-Marie Tiolier, Marie-Jacqueline de Musy et Marie-Marguerite Machet. La cérémonie de l'établissement eut lieu le 29 septembre 1625. Sainte de Chantai écrivit de sa main le souhait suivant dans le Livre des Vœux du nouveau monastère : « Dieu, par sa ■■ douce bonté, veuille arroser de l'eau de sa divine grâce cette nouvelle » plante, afin qu'elle croisse en toutes vertus à sa gloire et à l'édification ■ du prochain. Par le commandement de Mgr Jean-François de Sales, je » suis venue amener nos chères Sœurs et commencer avec elles cette » maison, en laquelle je désire toutes les bénédictions surabondantes et » surtout celle de l'exacte observance en esprit de douceur, d'humilité, de » simplicité.
» Sœur JeAx.ve-Fraxooise Frémyot. *
force pour persévérer au chemin d'une exacte observance. Je vous salue avec nos chères Sœurs très-chèrement, me recommandant à vos prières.
Dieu soit béni!
Conforme à une copie faite sur l'original par la Mère Rosset elle-même. Archives de laVisitation d'Annecy.
LETTRE DCLVI (Inédite)