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MAITRESSE DES NOVICES AU PREMIER MONASTÈRE DE PARIS

Eviter avec un grand soin toute faute volontaire, et s'humilier de celles de fragilité. Oraison de simple présence de Dieu.

vive \ jésus!

Annecy, 20 décembre 1625.

Dieu m'a donné tant de connaissance de votre chère àrae , ma très-chère fille, que je n'en crois pas tout le mal que vous m'en dites ; et si bien vous tombez quelquefois en des péchés et imperfections, cela ne m'étonne pas, car tandis que nous vivons ici-bas, nous en commettrons toujours. Mais je sais que cela vous arrive comme à toutes les meilleures âmes, par pure fragilité et imbécillité [faiblesse], et non par élection volontaire du mal, et c'est en cette manière que je vous recommande de ne point faire d'imperfections; car, de l'autre sorte, il nous est impossible de les éviter. Au reste, il vous est expédient pour votre propre bien et celui des âmes que Dieu vous commet et commettra en votre charge, que vous sachiez par votre propre

1 Sœur Anne^Marguerhe Guérin, reçue au premier monastère de Paris par la Vénérable Mère de Chantai, fut une de ces âmes qui ne transigent jamais avec la grâce. Dès son noviciat, elle se montra toute dépouillée d'elle-même, toute dévouée à Dieu et à sa Règle, prête à tout sacrifier pour le service du prochain , d'une indifférence égale aux succès et aux adversités. Elle servit avantageusement son Institut, d'abord au deuxième monastère de Paris, puis en qualité de Supérieure à la fondation du premier de Rouen. Le Seigneur se plut à la combler tour à tour et de ses grâces crucifiantes et de ses grâces consolantes; mais en vraie fille de saint François de Sales, la Mère Anne-Marguerite chanta d'aussi bon cœur Vive Jésus! sur le Calvaire que sur le Thabor. — En 1660, elle dota la capitale d'une troisième maison de la Visitation. C'est là que douze ans plus tard, riche de travaux et de mérites, elle s'endormit dans le Seigneur.

(Année Sainte, VI0 volume.) v. 34

expérience quelle est la misère humaine, afin que la mémoire de ce que vous avez ressenti vous étant présente, elle vous fasse supporter celles des autres avec compassion. Enfin, je vois clairement que ce qui se passe en vous n'est qu'affliction et mouvement, et non action ; et cela vous doit être précieux, car il nourrit la sainte humilité, et nous donne sujet et moyen de nous fonder solidement es vraies vertus.

Demeurez contente en ces exercices, et ne croyez pas que vos actions intérieures et extérieures soient moins agréables à Dieu pour être faites avec alangourissement d'esprit. Oh ! ma très-chère fille, j'ai toujours vu que Dieu voulait que vous le servissiez avec un entier dénûment; il le faut donc suivre toute nue> revêtue et soutenue de sa seule divine volonté. Les connaissances claires qu'il vous a données sur ce sujet vous doivent suffire ; il ne faut plus rien voir que cela, il ne faut nullement que vous doutiez qu'elles ne viennent de sa Bonté ! Malgré la nature il faut cheminer en cette voie et allègrement, sans désir, sans prétention, sans soin que d'être fidèle à faire tout le bien qui se rencontrera dans l'exacte observance, et vous découvrez toujours naïvement à votre Supérieure, gravant dans l'esprit de toutes les âmes [tant] que vous pourrez, cette sincérité ; c'est la vraie marque de l'esprit de la Visitation : aussi notre saint Père a dit que « quand elle défaudra, l'esprit de la Visitation défaudra aussi. »

Il me semble que, puisque les élèvements d'esprit sont plus rares, et qu'ils ne vous donnent pas des pensées de choses subtiles, qu'au contraire ils vous rabaissent et portent à une extrême révérence de la présence de Dieu, et ne vous attirent qu'à Lui-même par une grande simplicité et quelque goût de son infinie Bonté, il me semble, dis-je, qu'il n'y faudrait pas résister, ni aussi coopérer en aucune manière de votre part > qu'avec un très-simple délaissement de vous-même à sa merci. Toutefois, ma très-chère fîlle^ je soumets cet avis à notre très-

chère Sœur la Supérieure, laquelle, par les effets que cela vous peut laisser, pourra juger qu'il faut résister, car il faut éviter l'affaiblissement trop grand de la nature. Demeurez fidèlement en la manière d'oraison ordinaire , c'est-à-dire en cette simple présence de Dieu avec l'esprit abaissé, sans faire [autre chose] que cela.

Je crois que la charge des novices vous sera continuée; persévérez en leur conduite selon votre méthode ordinaire, surtout qu'elles soient affectionnées à la mortification intérieure et au recueillement. Ma très-chère fille , ne craignez jamais de m'ennuyer, ne me le dites plus, et soyez assurée que ce m'est une très-douce consolation de recevoir de vos lettres; ne me la déniez pas une fois ou deux dans l'année, je vous en prie, mais faites-le sans crainte ni ombre d'importunité. Hélas! oui, ma très-chère fille, je le vous permets de tout mon cœur, ce souhait de me revoir encore une fois; assurez-vous que je n'en ai pas moins le désir que vous, mais nous devons remettre cela à la divine Providence, que je supplie de vous porter à l'extrême perfection de son très-pur amour, auquel je suis très-entièrement vôtre.

Conforme à une copie de l'original gardé au premier monastère de la Visitation de Rouen.

LETTRE DCLXXXII

A LA MÈRE PAULE-JÉRONYME DE MONTHOUX

SUFEIUEIRE A BLOIS

Fondation de Blois. — Ne pas recevoir de sujets tout à fait incapables. — Eviter les entrées des personnes séculières.

vive •{* jésus!

Annecy, '21 décembre 1625.

Ma très-chère fille,

J'ai reçu à soir tout tard vos deux lettres, et voici que ce

matin l'on m'a dit qu'un homme allait partir pour Lyon, et craignant que vous ne soyez en peine des réponses, je prends cette occasion (toute autre chose laissée) pour vous répondre, ma très-chère fille, ce que je fais de tout mon cœur, quoique sans loisir, car vous êtes plus que je ne puis dire ma très-chère fille bien-aimée. Oh! Dieu soit loué de votre heureux établissement; je supplie sa Bonté d'y répandre ses plus saintes bénédictions, afin qu'il soit glorifié à l'éternité par l'exacte observance qui s'y gardera en cette vie.

Si cette fille n'avait ses infirmités qu'au corps, et l'esprit capable de jouir utilement du bonheur de sa retraite parmi vous, je vous dirais : recevez-la, ma chère fille; mais étant imbécile d'esprit, ce sera une entrave chez vous sans profit spirituel, et qui tiendrait la place de quelque autre qui se pourra présenter et qui jouirait de cet avantage profitablement. Je ne puis vous dire pour ces raisons que vous la receviez, l'utilité temporelle ne nous doit être en aucune considération en tel sujet. Vous voyez comme je suis aise de voir que vous êtes de mon sentiment en ceci.

Certes, il ne faut pas concéder cette liberté d'entrer à diverses personnes; pour une ou deux cela se doit au contentement de madame la comtesse [de Limours], qui a le cœur si bon qu'elle agréera, je m'assure, nos petites raisons. Je lui écris selon votre désir; c'est un esprit doux qu'il faut conserver et maintenir en satisfaction, confiance et assurance de réciproque confiance : vous savez bien faire cela, ma très-chère petite. Je laisse sa lettre ouverte, afin que vous la voyiez, mais il ne faut pas qu'elle s'en aperçoive. — Vous m'obligez, ma très-cbère fille, de l'avis que vous me donnez de notre bonne Supérieure de N. Dieu aidant, cela n'arrivera plus. Vous avez prudemment fait de l'excuser, et attribuer cette délicatesse à la dame séculière qui l'accompagnait. Oh Dieu! ma fille, il nous faut bien demeurer en cette union qui nous fait ressentir tout ce qui

ton clie notre cher Institut, comme si l'on touchait la prunelle de nos yeux.

Je suis fort marrie du mécontentement de ces messieurs de Chartres; car, bon Dieu! il faut que nous rendions honneur à tout le monde. — Ma très-chère fille, je vous conjure d'être gaie en ce service que vous rendrez à notre bon Dieu ; ruais, je vous en prie, autrement tout n'ira pas bien; et faites que vos fille excèdent en humilité , douceur, simplicité et recueillement. Je prierai une de nos Sœurs de vous écrire amplement de nos nouvelles parmi ces fêtes. Adieu, ma très-chère petite; certes, je suis toute vôtre, je le dis de tout mon cœur, et que ce bon Dieu nous bénisse et soit béni ! Amen.

Vous pouvez retirer avec vos Sœurs tourières cette femme veuve, pourvu qu'elle soit bonne et paisible.

Dieu soit béni!

Conforme à une copie gardée à la Visitation du Mans.

LETTRE DCLXXXIII

A LA MÈRE MARIE-HÉLÈNE DE CHASTELLUK

SUPÉRIEURE A AUTl'V

Des communications de conscience. — User de support avec les âmes faibles. - — Ne pas recevoir facilement des Religieuses d'un autre Ordre. — ■ Comment une Supérieure peut pratiquer l'obéissance.

vive -J- JÉSUS !

[Annecy. 1625.]

Ma très-chère fille,

C'est la vérité que votre maison étant un peu à l'écart, nous n'avons pas commodité de vous écrire si souvent; mais il n'y a point de nécessité aussi, grâce à Dieu, et à la sainte union et paix de laquelle jouit votre petite famille, à laquelle je sais bon gré de n'être point empressée à vouloir parler souvent dehors ;

car certes ce qui est dedans nous est meilleur. Toutefois, ma très-chère fille, il leur faut toujours laisser une grande liberté pour le demander, quand bon leur semblera; ceci est d'importance, et partant, doit être donnée toute confiance à leur esprit pour cela. Ma très-chère fille, faites que l'esprit de parfaite douceur et support règne chez vous entre les Sœurs, et en vous vers les Sœurs. Ne vous montrez point trop exacte en traitant des choses temporelles. Je n'avais point pensé à vous dire ceci, mais il me vient et je le fais.

J'écris, selon votre désir, à madame de Chisy ; il la faut tout à fait porter à l'humilité, sans ce fondement elle ne fera rien. Traitez ces esprits pesants du pays par encouragements, et les portez à la générosité, et que vos conversations les portent à cela, craignant que de les tenir bas par trop d'humiliations et répréhensions on ne les abatte et rende pusillanimes. — S' il n'y a de la disposition à madame de Saint-Jean1 et à ses filles, elle ne profiterait ni à elle ni à vos filles d'aller chez vous; que si Dieu l'y conduit, sa Bonté vous donnera ce qui sera requis à son bonheur. — Nevous chargez guère de la réception des filles qui ont été Religieuses dans d'autres Ordres, cela gâterait votre maison. Je ne recevrais pas celle qui est tant apparentée, tant parce qu'elle n'est pas disposée, qu'à cause de sa réputation, car vous voyez déjà ce que le monde dit; mais sait-il ce qu'il dit? il faut le laisser clabauder et bien faire. Certes, en perdant, vous avez gagné de mettre cette fille dehors; laissez ses parents en paix; Dieu vous récompensera de quelque autre côté, la paix vaut mieux que tout.

Votre charge ne vous prive point du mérite de l'obéissance; car n'est-ce pas obéir que de s'assujettir à l'observance de la Règle ? faites-le très-exactement. De plus, condescendez aux désirs de vos Sœurs en choses justes; recevez très-bien les avertisse-

1 Abbesse qui travaillait à établir la réforme parmi ses religieuses

ments de votre coadjutrice et lui ordonnez d'aller sincèrement en cela; de plus, vous avez le Supérieur et encore votre correspondance avec moi, c'est assez. Celles qui sont en Religion n'ont-elles pas leur Règle pour directeur? Tenez votre esprit nu do tout désir et prétention que celle d'accomplir le bon plaisir de Dieu en l'exacte observance. Vous pouvez toutefois avoir besoin quelquefois de conseil; choisissez entre les Pères Jésuites le plus propre, et vous en servez, ou de M. Guyon, pour les affaires et occurrences où il sera requis. — Ma très-chère fille, je suis vôtre, mais de toute l'étendue de mes affections, n'en doutez jamais. Dieu soit au milieu de votre cœur et soit béni!

[P. S. ] Si rien n'arrive qui empêche le dessein de la fondation de Lorraine, j'espère qu'au retour nous vous verrons, Dieu aidant, vers l'été prochain.

Conforme à l'original gardé aux Archives de la Visitation d'Annecy.

LETTRE DCLXXXIV (Inédite)

A MADAME DE CHISY

Faire valoir la grâce de la vocation religieuse par une grande humilité .

VIVE f JÉSUS !

[Annecy] 22 décembre [1625].

Ma très-chkre Soeur,

Je bénis Dieu de la sainte consolation que vous recevez en celte bénite vocation. Faites valoir celte grâce pour l'accroissement de la divine gloire en vous, par l'anéantissement de vousmême en toutes vos inclinations; et comme dans le monde vous n'aviez appris qu'à faire état des choses qu'il eslime et de vous-même, maintenant, ma très-chère Sœur, n'aimez et ne prisez que ce qui lui est en mépris, mais qui est seul regardé et estimé de Dieu, qui est la très-sainte humilité; et, pour cela,

aimez, recherchez, et désirez à faire les choses les plus abjectes, les plus basses et viles du monastère, vous tenant pour la plus petite et la moindre de la maison. En cela seul, ma trèschère Sœur, vous trouverez la vraie grandeur devant Dieu, et le trésor de toutes grâces. C'est ce que je vous désire de tout mon cœur, et que je me désire à moi-même, qui suis sans fin, ma très-chère Sœur, votre, etc.

Conforme à une copie de l'original gardé à la Visitation de Romans.

LETTRE DCLXXXV

A LA MÈRE MARIE-ADRIEIVXE FIGHET

SUPÉRIEURE A Rl'MILLY

Elle lui recommande la douceur et le support du prochain.

VIVE J JKSLS !

[Annecy] 23 décembre 1625.

Ma très-chère fille,

La douleur que votre cœur me fait voir qu'il a reçue est toute entrée dans le mien, tant l'amour véritable que je vous porte a de force ! Oui, ma fille, Dieu m'a donné un cœur pour vous, duquel la sincère dileclion ne sera point connue en cette vie; or, demeurons en cette assurance l'une de l'autre, et ne parlons plus des choses passées, mais allons selon notre vraie confiance, et me croyez, ma très-chère fille, que ce qui me toucha le plus, ce fut la crainte que votre esprit étant rempli de cette fâcheuse tentation, cela ne le tînt en chagrin, et que ce chagrin, mêlé avec votre naturel qui n'est pas doux, ne vous rendît fâcheuse à vos filles, et peu attentive à les servir avec cette suavité et débonnaireté si incomparablement nécessaires au bon gouvernement; car, tous les jours, je connais davantage que l'on ne fait rien autour des âmes qu'à force de douceur, de bonté, de suavité et de support.

Vous savez ce que je vous en ai dit autrefois, vous parlant de la manière que vous deviez tenir envers les Sœurs qui vous ont été données pour l'établissement; mais vous savez de plus ce que notre grand Saint nous en a toujours inculqué. Oh ! ma très-chère fille, travaillez soigneusement, mais amiablement autour de nos Sœurs ; conduisez tout doucement ces petites jeunes âmes qui sont si bonnes; ne les pressez point, et tenez toute votre troupe en une sainte gaieté , paix et suavité ; car vous avez de bonnes âmes que je chéris grandement; assurezles-en, et croyez, ma très-chère fille, que Dieu m'a donné un soin et un amour tout particulier pour cette petite maison, laquelle il me semble être comme l'un des dortoirs de céans, et que notre Bienheureux Père [du haut du ciel] l'aime spécialement. Oh ! ma fille, que je souhaite que son esprit y règne, cet esprit tout doux, tout suave, tout amoureux et délectable! Ayez le zèle pour cela, ma très-chère fille, je vous en conjure; et toutes mes très-chères filles et les vôtres, qu'elles y contribuent toute leur affection et leur fidélité. Je vous fais répondre pour les affaires de notre Sœur AI. -Marg. [Machet] , ne le pouvant. Bonsoir, ma très-chère fille ; vivez toute à Dieu, toute douce, toute paisible et amoureuse de sa Bonté et de vos chères filles.

Dieu soit béni! Amen.

Conforme à l'original gardé aux Archives de la Visitation d'Annecy.

LETTRE DCLXXXVI

A LA MÈRE MARIE-AIMÉE DE BLONAY

SUPÉRIEURE A LYON

Impression des Epîtres de saint François de Sales. — Affaires d'intérêts, De l'Office.

vive -j- jésus!

[Annecy, 1625]

Oh! mon Dieu, ma très-chère fille, jamais je ne me fierai à personne pour ce qui regarde les Ecrits de notre Bienheureux Père. Certes, je les verrai moi-même et exactement ; car, voyez-vous, je ressens fort de ce que l'on a trop laissé dans les Epîtres des paroles d'affection. Le monde n'est pas capable de l'incomparable pureté de la dilection de ce Saint. Oh bien! il faut avaler cela doucement; mandez-moi si, en les corrigeant, j'en retrancherai, mais sachez cela de quelqu'un capable, et le jugez vousmême et me le marquez, car ce qui touche l'honneur de notre Saint nous doit être bien précieux.

Il nous faut davantage d'Epîtres, et en retenez là quatre, ainsi que je vous l'écrivis l'autre jour. — Vous aurez bientôt l'argent dû, et celui de Riom ; mais la Providence nous favorise en ce retardement, car nous n'avons [pas] encore de quoi le rendre, je veux dire pour celui de Riom, car pour ce que vous avez fourni, nous l'avons déjà donné au sire Pierre. C'est le neveu de M. Magny (il s'appelle Claude Janny), qui vous doit donner l'argent : mandez-le quérir. — Au reste, j'oubliai de répondre à l'un de vos articles, je m'en suis souvenue aujourd'hui; c'est du mélange de l'Office aux grandes fêtes. Ils dirent1 absolument que non, que cela ne serait jamais approuvé à Rome, et serait sujet d'être censuré, puisque mêmement notre Bienheureux Père l'avait dit pour le changer aux coin-

: Les évéques de Bourges et de Genève.

mémoralions. Si j'en oublie d'autres à répondre, dites-le-moi, et je le ferai.

Il m'est bien d'avis que nos Sœurs d'Avignon se plaignent trop, puisqu'enfin elles parlent en confession tant qu'elles veulent; je trouve dur que l'on n'y laisse [pas] entrer nos Sœurs. Elles me demandent toujours avec passion; s'il y avait de la nécessité et qu'il se pût, je le voudrais, mais autrement, non. C'est sans aucun loisir que j'écris. Adieu, ma vraie fille ; à Dieu soyons-nous à jamais ! Je vous suis et vous m'êtes ce qu'à mon avis Dieu seul sait. Qu'il soit béni !

Conforme à l'original garde aux Archives de la Visitation d'Annecy,

LETTRE DCLXXXVII

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