‹ Lettres (volume 3)Chapitre 34 sur 351 · LETTRE XXXIV · texte numérisé non relu

LETTRE XXXIV

AU MÊME

Inquiétude sur l'issue de la maladie d'une Religieuse. — Confiance en la bonté

de Dieu.

vive -J- jésus!

Lyon, 18 septembre 1615.

Hélas! mon très-cher fils, vous me mandez que ma bonne Sœur Claude-Agnès [Joly de la Roche] m'écrit pour me lever de la peine que vous aviez pu me donner en l'avis du mal de ma pauvre Sœur Jeanne-Charlotte; elle m'y met bien plus que je n'y étais, car, ainsi qu'elle me le dépeint, j'en appréhende une fâcheuse issue. Néanmoins, j'espère en la bonté de Notre- Seigneur que tout ira bien, et je l'en supplie de tout mon cœur. Vous pouvez penser si celte nouvelle me touche; c'est pourquoi je vous prie, mon fils, que j'en sache au plus tôt la nouvelle.

Notre-Seigneur pourvoira à toutes les affaires intérieures et extérieures, s'il lui plaît. Puisque mon bon et cher Seigneur est de retour, fout ira bien. Adieu, mon cher fils '.

Conforme à l'original gardé aux Archives de la Visitation d'Annecy.

1 Après neuf mois de séjour à Lyon, sainte de Chantai, laissant la Mère Favre Supérieure du nouveau monastère, revint à Annecy sur le commandement de saint François de Sales, qui était sollicité par les villes de Moulins, de Grenoble et de Bourges pour avoir de ses filles. « L'esprit humain » (écrivit-il gracieusement) ne peut comprendre comment nos basses et » petites violettes sont désirées en plusieurs jardins. Revenez donc, ma » chère Mère, pour tirer d'ici ces plantes de bénédiction, et les transplanter » ailleurs, à la gloire de notre doux Jésus que je supplie de vous bénir. » (Fondation inédite du 1er monastère d'Annecy.)

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