‹ Lettres (volume 3)Chapitre 62 sur 351 · LETTRE LXVIII · texte numérisé non relu

LETTRE LXVIII

A SAINT FRANÇOIS DE SALES

Crainte de nouveaux changements dans la récitation de l'Office divin.

vive -f JÉSUS !

Mon très -cher Père,

L'on vient de nous dire tout maintenant que demain matin il part un homme pour Lyon ; si vous pouvez, écrivez, je vous supplie, un mot à Mgr de Lyon, mais de bonne encre; car il me semble que cette affaire est de si grande importance pour cette maison, qu'elle mérite d'être pressée. Mon très-cher Père dira que je suis toujours ardente ; oh ! certes, je le serais de bon cœur pour ceci, si j'y pouvais quelque chose. II me semble qu'il ne faut point témoigner à Mgr de Lyon que l'on ait nulle sorte de doute de ne pas obtenir l'Office, et ne sais pour cela si je lui en dois parler, ains seulement de nous faire avoir ces dépêches, selon que le Père1 a écrit qu'on l'avait accordé. Voilà ce que j'écris, car il faut aller souper. Vous me manderez ce que je dirai de plus, s'il vous plaît, mon vrai et très-cher Père. Que Dieu vous fasse très-parfaitement saint en toute votre âme.

Nos filles iront-elles demain vous trouver, et à quelle heure?

Bonsoir, mon pauvre très-cher Père.

Conforme à l'original gardé aux Archives de la Visitation d'Annecy.

1 Dom Juste Guérin, Barnabite.

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