‹ LettresChapitre 105 sur 281 · I . I • i . I \\ I ■ Bloa I · texte numérisé non relu

I . I • i . I \\ I ■ Bloa I

elle a eu tort, car elle devait se servir de votre entremise pour représenter à Son Eminenceles besoins de leur maison, et pour en obtenir les assistances nécessaires.

Mais cette faute étant faite, et s'étant accrue de plusieurs paroles et procédés trop ardents, et contraires à la vraie humilité et douceur dont les Filles de la Visitation doivent accompagner toutes leurs actions, que faire à cela, me dites-vous? Hélas! ma trèschère fille, je vous dirai ce que je ferais, ce me semble, si j'étais en votre place : je lui dirais cordialement sa faute ; je lui confesserais aussi en toute simplicité mon tort; car voyez-vous, ma fille, votre maison les devait assister en leurs extrêmes besoins (que je sais avoir été très-grands), plus largement que l'on a fait, et les soulager aussi en les déchargeantde quelques filles, sur tout des esprits qui leur ont donné beaucoup de peine et d'exercice. Vous savez ce que j'en ai écrit, à mon avis plusieurs fois, et je crois qu'il faudra encore en venir là, leur témoignant une généreuse charité, et tâchant par votre douceur et suave dilection de regagner cet esprit, et le remettre en son premier train. C'est une fille capable pour le spirituel et le temporel, qui peut faire beaucoup de service en la Religion : elle a le fond très-bon; mais elle n'est pas encore dans une si entière mortification qu'il ne soit à craindre que, si on la lève de là avec violence, l'on ne la perde, et qu'il ne se fasse de grands éclats. Il sera donc bien plus à propos que vous lâchiez, avec toute sorte d'amour et de charitables industries, de reprendre son cœur entre vos mains. Par ce moyen, vous la redresserez et remettrez à son devoir, je m'en assure en la bonté de Notre-Seigneur, qui a tant fait de faveurs à cette chère âme-là que je ne puis croire que maintenant ni plus longtemps II la laisse dans son entortillement. Si Mgr de Vienne et le monastère étaient insatisfaits de sa conduite, alors ils pourraient supplier Mgr le cardinal de la n tirer; mais, si ce n'est par cette voie, je ne crois pas que Son Eminence le fasse, puisque ce serait contre les statuts de notre

Congrégation; mais en cas, ma Irès-chère fille, que Mgr de Vienne el les Religieuses demandassent qu'elle (ni levée de là, nom- Dieu, (juc cela se lasse avec telle douceur que celte pauvre Sœur ne soil point rompue, mais plîée suavement, l'oilà, ma très-chère fil!»', ce que j<" vous puis dire sur ce sujet — Quant à nos très-chères Sœurs deCrémieux, il n'v, avait encore que leur tourière de frappée [de là peste], le mi confie, ma très-chère fille, en la sainte charité que vous avei pour elles, que ions 1rs aiderez, et j<- m'assure que Ifgr «!<• Vienne et M. leur Père spirituel ne 1 < * 1 1 1- manqueront pas; mais surtout

noire l»on Dieu en aura SOÎD, ainsi <]ii«' de tous DOS 003U1

incessamment nous L'en supplions. Vous savez que de cœur je su i -- vôtre en son amour; je Le supplie «l** vivre et régner en

DOUB. itiir/l.

[P.S.] Nous ne trouvons pie- personne qui aille à Lyon «le (ji! rtiers; c'esl pourquoi ne vous étonne/ pas si vous n'avei pas «le no- nouvelles. Je me suis aperçue que v<>u- • signiei pas vos lettres de votre main; je ne trouve pas que i -«ut bien, ma très-chère fille.

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illustrissime de I < indrieu ; mais m i

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où elle est, j'en prends la confiance pour supplier très-humblement votre bonté, Monseigneur, et avec tout le respect et soumission qu'il m'est possible, d'y vouloir apporter de l'adoucissement, en acquiesçant, s'il vous plaît, au désir qu'a Mgr le cardinal de Lyon de retirer notre Sœur la Supérieure. Je crois certainement, et selon la disposition où je vois cette affaire, que ce serait la gloire de Dieu et le bien de cette chère âme ; car, à la suite du temps, elle n'aurait pas repos d'être demeurée là, contre la volonté de son Supérieur. Et s'il vous plaisait, Monseigneur, d'agréer en sa place notre Sœur de Sainte-Colombe !, qui est une âme établie en l'humilité, douceur et charité, sans doute, Monseigneur, que vous et M. votre frère en recevriez toutes sortes de consolations et satisfactions; et celte petite famille, que j'estime heureuse de vivre sous votre obéissance, aurait d'elle une très-bonne conduite et exemple.

Je prie Dieu , Monseigneur, vous faire connaître sa sainte volonté en ce sujet, et qu'avec abondance sa divine main verse les plus riches trésors de ses grâces sur v-otre digne et sacrée personne à laquelle, faisant très-humble révérence, je demeure en tout respect, Monseigneur, votre très-humble et très-obéissante fille et indigne servante.

Conforme à une copie de l'original gardé à la Visitation de Thonon.

Ce ne fut point la Sœur de Sainte-Colombe, mais la déposée de Lyon, Sœur Catherine-Charlotte de Crémaux de la Grange, qui fut envoyée à Condrieu.

INNEE 1631. 089

LETTRE MCI!

A LA MÈRE M IBIE-JACQ1 i.u \ i. ! \v i:i;

m i i DU \n v

Maladie de Mgr de Bourg i. — S l<- I î v r. ■ ! - /.' Mi/e* à l'examen

de siint V ioceal ilr Paul.

ll\ : | l!

[Aniifrjj. 12 i««t[t6 .1

Ce n'est pas pour vous écrire, car j'espère le dire aujourd'hui, D'en ayant le loisir à celte occasion, que je ne veux perdre toutefois, sans vous dire, ma toute chère fille, que

loin'' soit Dieu de (ont ce que vous m'aves écrit. Au reste, la peste n'a point été à Chambéry, scion le bruit qui s'en lait, et maintenant est, je pense, tout a l'ait cessée dès la prise «les engraissâurs qui la donnaient1 : enlin, certes, la santé est trèsbonne en ce pays, grâce à Dieu, <'t les affaires de notre Bienbeureui Père en très-bon état.

liais, mon Dieu ! «pie la maladie «le llgr de Bourges nous a touchées ; mais, selon que M. Barotte nous a écrit, il ne laissera

d«- partir le lendemain de la ini-aoùl; cela m'empêche de lui ne Croyant pas qu'une lettre le IrOUVâL liais, mon Dieu,

n mal l'empêchait tout a fait de venir cett< i b, je crois qu'il est h hou qu'il voudrait taire venir Ifgi de Belle] et M Ramus, qu'il nous faudrait envoyer quérir, afin «pie cette bénite terminât ; car -i ou le ret irdail . rail

peut-être I i dire périr. Or, il ne t. oit pas due «pic jr d^ ( i

mail je « roii qu'il nous le faudrait faire inspirer doucement a ee bon prélat Je \i.i m m.* ut 1 1- cette affaire si importante.

1 1 i trooi tndi mu a de belles déposition! ; tout i il

il prompt* un ut ce <pn l'fO «Ici ri attendre.

0 tppelait ainsi lei individus qut, à tort oa à raison, oa accusait . 1 " ■ • ■ ■ —

•ti.

Ne faites pas imprimer les Réponses que je ne les aie fait voir au bon Père dom Juste et mandé son sentiment; rien ne presse. Faites-les voir cependant au Père dom Maurice et à M. Vincent, s'il en a le loisir, mais aussi à notre Sœur de la ville. Il faut que je raccommode quelque chose pour donner les voix aux élections de Supérieures, craignant les équivoques. — Il faut finir, je n'ai le loisir de voir la lettre de notre chère Sœur de Vigny ; je la salue chèrement, attendant que je lui écrive. Je suis, mais de cœur incomparable, toute vôtre.

Conforme à l'original gardé aux Archives de la Visitation d'Annecy.

LETTRE MCIII

A LA MÊME

Quelle récompense Dieu destine à ses serviteurs. — Nouvelles du monastère de

Montpellier.

vive -\- je su s!

[Annecy], 12 août [1631].

Ma vraie très-aimée et toute chère fille ,

Il n'y a pas quatre heures que je vous ai écrit un billet.

Vraiment, il faut confesser cette vérité que, quand il plaît à Dieu d'exercer une âme, Il en fournit des moyens dignes de sa sagesse et bonté. Je trouve que, par les travaux intérieurs et extérieurs que sa Providence vous a fait souffrir en cette fondation [de Troyes], vous êtes largement et saintement récompensée des services que vous lui avez rendus; c'est la plus digne et précieuse monnaie dont il me semble qu'il paye ses vrais serviteurs et servantes, et celle qui nous doit être la plus aimable el profitable; car, par elle, nous acquérons les trésors des adorables vertus de la croix, auxquelles il faut avouer que nous ne pouvons bien parvenir que par cette voie. Mais, dites-moi

parmi cette bourrasque, votre cher esprit n'eut-il pas toujours sa pointe arrêtée en Dieu el unie à son bon plaisir? An reste, ma très-chère fille, votre conduite ne pouvait, ce me semble, être meilleure II est évident qui' Dieu a conduit cette affaire; si vous ne fussiei allée qu'après le consentement <1< la v il le, jamais cette fondation ne se lût faite. Il y s bien de l'apparence <pi»' Dieu en tirera beaucoup de fruits pour les âmes; el quand cela est, il nous doit suffire, el «pu1 l<" inonde dise tonl ce qu'il voudra. Nous serons bien heureuses quand il dira tanl de mal de

non ^ en mentant.

La santé est très-bonne en ce pays, grâce à Dieu, sinon de et i fièvres traînantes. MM. vos parents se portenl bien. Nous lîmes à Tlionon M. <le Félicia ; vous reries un grand coup si vous lui Donnes persuader de se marier; chacun en serait plus content. — le vous ai dit ce matin que le Père dom Juste désire voir les Réponses; je le désire aussi avanl qu'elles s'impriment; il ^ fanl ajouter les inten lions de notre Bienheureui Père, touchant l'immortelle réso lu lion de n'ouvrir jamais la porte au désir de recevoir «les ab-

yes. L'on en a déjà fait la proposition deui OU trois lois; je

m'étais oubliée d'i répondra . Mon Dieu ! ma fille, que je suis m ni ie de voir que nous avons beau savoir ce que nous devons laire, nous ne laissons de suivre dos inclinations dans les occasions; enfin, il i.iut tout remettre à Dieu el demi urer en paix. Notre Sœur de Chambén ne se hâte guère <!<• venir, bien que je la pi fort; nous l'attendons i 1 1 lin de ce mois. La fonil iiiin il»- Montpellier commence heurensemenl Mgr l'évéque l< ni' rit - itisfail «1rs Sœurs; il m'écril qu'elles oui ravi l« do il 'I- Ions < • u\ '1 li ville, surtout I » Mèr< , qui, en vérité, esl une sme «I élite el une très cap ible el Ji [n< \l n Lésant filles i nvo Pi m ce donnent une bonne «» leur el grande

I I mi , m i vi nie : i i h< i e ii le, v i ds i i\ ci que de i m je i mais i"t: it.

LETTRE MCIV

A LA MÈRE MARIE -AIMÉE DE BLONAY

SUPÉRIEURE AU PREMIER MONASTERE DE LVOM

Avantage? du dépouillement intérieur. — L'humilité est le fondement de toute

vertu.

VIVE -j- JKSUSÎ

[Annecy, 1631.]

Ma très-chère et vraie fille,

Vos lettres me consolent toujours grandement quand vous me parlez de votre chère âme, laquelle, pour dire la vérité, j'aime au-dessus de toute comparaison. Tenez-la bien toujours en cette nudité et simplicité : il n'y a rien au delà qui soit agréable à notre divin Sauveur. « Aime et fais tout ce que tu voudras » , dit saint Augustin. Aimons donc bien Notre-Seigneur, et notre prochain pour l'amour de Lui, Faisons-lui ce que nous voudrions qu'il nous fit : toute la perfection est là.

Ma fille, j'ai mon cœur fort touché de l'état où cette bonne âme est tombée, et me tarde fort de savoir qu'elle soit relevée. 0 ma fille, que le fondement de la véritable humilité et soumission est solide! Qui a bâti là-dessus ne laisse pas d'être agité des vents de la tentation; mais, à mon avis, il ne plie pas jusqu'aux actes. Il y avait de la réserve dans le fond de ce pauvre cœur, quelque propre estime, entretenue de ses ardents désirs d'austérité, auxquels j'ai toujours connu qu'elle était fortatlachée, et ne se soumettait pas en ce point avec l'entière sincérité et franchise que j'eusse désiré; mais j'espère que Notre-Seigneur convertira tout au profit de cette âme, et que d'ores en avant [dorénavant] elle sera plus humble. — Ma très-chère fille, il nous faut prendre garde de tenir les esprits qui sont le mieux fort bas, sans leur témoigner aucune estime d'eux, jusqu'à ce qu'ils soient parvenus à avoir le fond du cœur humble ; l'amoui-propre est subtil : où est-ce qu'il n'entre pas? Les âmes

les plus expérimentées en la vie spirituelle et les plus éclairée!

ont asseï de peine de se garder de ses finesses et tromperies. N'est-ce paj le dessein de ta divine Bonté quenous soyons

les plus petites et humides Religieuses de Bon Église? et qui iiiiiis peut mieux servir à cela que les mépris el censoi ei M I ma

fille, que cela nous doit être elnr! c'est notre esprit qOC celui

de la douce et généreuse humilité.

Votre, etc.

LETTRE IICV

\ LA MÈBE \\\i:-\i IRIE ROSSET

un u v cal m:

Offre il ira. — Maternel* encouragements^

rifi [■ tin

[Aaaeey, 1631.]

M \ ini.s-eiii.iii: kii.i i ,

Nonobstant que nos Sieurs de Lyon Doua aient envoyé la lettre que vous leur avei écrite, el qu'elles nous promettent tontes sortei d'assisi mees pour vous, je ne laisse de désirer avec p lslion de vos nouvelle-; j( voua supplie de nous en faire savoir le plus souvent que voos poorres. Noua ne trouvons personne ici qui veuille aller b Crémieui ' ; néanmoins, il s'est trouvé un

1 I i ieu v , chacun i*empr «•>>.! <l«' fuir .i I & < ,un-

rt la p» •!■ nunauU real i dépourvue de tout C • mi :m.- il

ii ' ) if iil daoi li « lôture er à un

imminent en : i ben bar I eau à la ville infi La Soeai

te tr.»uv;i promj du mal,

tt lliniil i, I OÙ il •>■' «I • 1!.' .IV. lit

h ml I" mi, le in . il dil

i|u ellai ne pouvaient aitei tôt fi \i

Supérieure lit rœoquc • >l | Dieu lei pn ioterceasi

honnêle homme de quatre lieues de là, qui nous a promis de vous faire tenir la ci-jointe et de nous eu rapporter la réponse. Je vous prie, faites-nous bien savoir par lui toutes vos nouvelles et vos nécessités; car encore que nos Sœurs de Lyon nous ont promis qu'elles ne vous laisseraient avoir besoin de rien, et qu'étant plus proches que nous elles en ont plus de moyens, néanmoins mandez-nous bien toutes vos nécessités, car nous ferons tout notre possible pour les vous faire avoir; car tout ce que nous avons est à votre service, et ne craignez rien de nous demander tout ce de quoi vous aurez besoin. Prenez bien garde de ne point exposer votre personne; vous savez ce que nous avons fait en cette maison en telle occasion, faites-le du mieux, que vous pourrez.

Ayez un grand courage, ma très-chère fdle, et une parfaite confiance en Dieu qu'il vous tirera de tous ces dangers, heureusement et à sa gloire. Que s'il Lui plaît de retirer à soi quelqu'une d'entre vous, il Le faudra bénir et ne s'en point étonner, car toujours faut-il mourir. Tenez-vous, et nos chères Sœurs, le plus joyeuses que vous pourrez. Croyez que nous ne vous oublierons point. Je vous ai déjà écrit une fois dès votre accident, par nos Sœurs de Lyon qui m'écrivirent encore avant-hier et me promettent de vous bien assister, et que je n'en sois point en peine. Dieu, par sa bonté, vous conserve. Croyez que je suis bien d'un cœur entier tout à fait vôtre, et à nos Sœurs que je salue.

Conforme à une copie faite sur l'original par la Mère Rosset elle-même. Archives de U Visitation d'Annecy.

de notre Bienheureux Père, elles offriraient à son tombeau une petite rcprésentation en argent de leur monastère; et, quoiqu'elles fussent toutes, dans un péril évident, pas une depuis ne prit le mal, ni même ne l'appréhenda, r. (Histoire inédite de la fondation de Crémieux.)

LETTRE UCV1 [InédiU

\ L \ Ml': RK M ARI E-Al U i; B DE BLOM I \

i m ION :\"\

On doit être fort raton à mûrier de* défiât* du prochain et de m irai m bit «I le nonastere. - Profiter de la confiance qu'elle inspire i la Mire ■ ! B pmip lui faire agréer quelques obaervatione.

vivk v ->■-

[An 1-

Lise/ ceci vous seule. — Ma tirs-clirre fille, notre Sii'iir la

Supérieure de Moulina renvoie Bon équipage pour (aire ici quelque séjour. A la vérité, le sentiment de ma conscience ne me dictai! pas qu'elle ie Uni si longtemps éloignée de sa maison; mais puisqu'elle le désire, croyant que quelque peu de séjour ici lui sera profitable et qu'elle en tirera <!<• l'utilité, nous serons consolées de l'j avoir. Elle nous a témoigné d'être grandi menl satisfaite «le vous et de voire maison, et contente <1<- ce que vous l'ai iei été d'elle.

Je vous envoie une lettre pour Mgr de BoorgeS, (pie je von -

prie lui faire tenir promptement et de l'adresser à ma Souilla Supérieure de la ville [premier monastère de Paris]. Je n'écris ni à l'une ni h l'autre de nos Sœurs les Supérieures ; p- I'' rend a la première occasion, lia Stem- la Supérieure de Moulins vous portera les réponses de ce que sous lui avei donné charge de nous demander, qui est cause que je ne 1rs

vous répétei ~. Seule ntje vous dirai, puisque vous le

roules, ma très-chère Bile, el que la bonté de votre cœur m donne li confiance, mail succinctement, que non-seulement moi, m. us plusieurs qui vous connaissent particulièrement , ont ■ mu, il v, a longtemps, que dan i ntiinents

\ s.uit tOUJOO ils, ri qu'il ne faut |> i- désapprouver ce

que I ou ^ bit, m même les Supérieurs en < s qu'ils (bol , .nus trouva tout bon Que m l'on tout bect ttc < orde, Ion excite foi

justifications et excuses. Voilà en peu de mots à quoi je pense que l'on fera bien de prendre garde, et encore à être fort retenue à parler, surtout des personnes et choses de l'Institut, car, pour confiantes que soient les personnes, pour l'ordinaire elles ne sont guère capables de savoir avec utilité les défauts des maisons. Enfin cette retenue des défauts de nos Sœurs est un grand bien et qui entretiendra fort l'union et l'amour.

Au reste, nonobstant ce que je vous dis, je sens que ma conscience me presse de vous dire, mais à vous toute seule et pour la seule gloire de Dieu (au moins me semble-t-il que cette intention est fort pure en moi), puisque je ne puis pas profiter à ma pauvre Sœur la Supérieure comme je désirerais, ne lui trouvant pas la disposition, et craignant aussi qu'elle ne découvre d'où sont les connaissances que j'ai de ce qui se passe, à cause du mal qu'en recevraitc elle qui les donne. Or l'estime que vous lui avez témoigné avoir d'elle et la confiance lui ont fort gagné le cœur, sur quoi je pense que vous pourriez lui profiter, si vous saviez ses besoins : surtout nous aimons l'excellence et des choses éclatantes en tout; nous avons besoin de mépriser la vanité, de nous former selon notre Institut, d'en prendre l'esprit de rondeur, de franchise, de simplicité, de pauvreté, car les dépenses sont faites largement; se rendre acoisible [accessible] aux filles, égaie, suave et supportante, cela un peu naïvement et dans la simplicité de l'observance, mais ces choses, il les faut inspirer et couler s'il se peut dans le cœur, comme insensiblement, sans que l'on fasse voir qu'elle en ait besoin. Enfin, prisez-lui fort la pauvreté, simplicité et humilité religieuses, avec la sainte et vraie cordialité et franchise; car, voyez-vous, cet abord sec ferme le cœur aux filles. Elle est Bplendide en meubles, bâtiments , habits, livres, petites gentillesses, enfin quasi en tout la pauvreté est intéressée. Or laites bien L'office de charité, et si je puis je le ferai bien aussi, et je 1 espère puisque nous aurons un peu de temps de nous voir.

Elle a de bons talents, prudence, mail il fan! diviniser et simplifier (ont cria. — Que ceci soil pour vous seule, etbrûlei ce billet

Conforme è l'original gardé MX Artbif M de 1 1 Visitation d' Al

LETTRE IIC Vil

\ I. \ HERE LOUISE-DOROTHÉE DE HARIGN1

Lei préiaui ne doitent dm entrer dam la «lùiur»- ebaque fois <|n'i!s viennent an aaonaatère. — - Kl";;<- de Sosnr <î. .\. Branler. — Comment babitoer Im tm* mençanti là m tenir en la préeence de Dien. — 1 1er avec discrétion dei libéra* litéi de Ifgrde Montpellier. — Diveri déf

flH y Jt-

\I\ THr.s-cm i. r. PILLE,

l'ai reçu beaucoup de consolations (rapprendre par totre grande lettre les particularités (\*'> bénédictions dont Dien vous a favoris* es en votre établissement; sa douce Honte en soit bénie et louée .» jamais I .'«• ne prends aucune gloire mondaine de tons les houneurt que von- aves reçus, mais oui bien sujet de m'bumilier profondément devant la sagesse et providence de ce gran 1 Dieu, qui daigne lirer quelque gloire de ses petites servantes. v lé nous fasse la grâce de Le servir si humblement et fidè-

• nt qu'il » n puisse être de plus en plus bonoré el glorifié. .1 vous assure, ma Irès-chèrc fille, que ce » j n < • vous m'écrives

Mgi voire digne prélal m'en rend t < > 1 1 1 amoureuse d'une sainte dilectio que vous m'en dites, il est loul

ami.ild- . \\> i no grand soin de coosenri r, voire, d ■ccroitre

• nt, li sainte sffection que Dieu lui adonnée pour vous, <|m est n béo< dû lion sut une nouvelle n tison Pour ce «pu que j'aille là je sous supplie de mod<

un p< ii \ «»ii e n d( m a le pi em< tti e loul s 1 1

divio( Provid< q< i , qui i n ordonnera selon ^<»n bon plaisir.

Je ne m'étonne pas maintenant si vous avez été malade et incommodée , car j'en trouve la cause dans votre lettre : ces grands accablements de visites que vous avez eus et la veille que vous fîtes après cela. 0 ma chère fille, ce n'est pas ainsi qu'il faut manier votre santé, car Dieu est bien si bon qu'il daigne en avoir affaire, et vous ne me sauriez davantage obliger que de vous conserver le plus que vous pourrez. Faites-le donc, ma chère fille, je vous en prie.

Quant à la petite de M. de Vailat, il n'est que bon de ne se pas charger de ces enfants si jeunes; mais quand elle aura dix ans, il la pourra bien retirer des Ursulines pour vous la donner, et cependant [elle] se dégrossira un peu. Pour madame de Vailat, sa mère, Mgr de Montpellier comme fondateur lui peut bien donner les entrées des fondatrices et à qui il lui plaira; mais il faut attendre que cela vienne de lui, qui ne doit pas entrer dans votre maison toutes les fois qu'il vous ira voir, mais seulement quand il y aura de la nécessité, mais cela procède de sa grande bonté qu'il veut ainsi toujours entrer. Il faut néanmoins tâcher de le divertir le plus dextrement et suavement que vous pourrez. Nous eûmes prou peine de dénicher feu Mgr de Grenoble qui entrait ainsi dans le monastère toutes les fois qu'il venait voir les Sœurs, et Mgr de Nevers en voulait aussi faire de même au commencement; mais notre Bienheureux Père dit que cela ne se devait pas, et il me semble que je l'ai mis dans mes Réponses. — Je suis bien aise que vous ayez toujours le bon M. Gautery, parce qu'il vous sera fort utile en ce commencement, surtout si vous le pouvez garder encore quelque temps. Sitôt que nous eûmes reçu vos lettres, nous écrivîmes à ma Sœur la Supérieure d'Avignon pour la prier que, s'il se peut, elle agrée qu'il s'arrête quelque temps auprès de vous, pour vous assister en votre nouvel établissement.

An reste, ma très-chère fille, celle aversion que nos Sœurs ont conçue contre les actions de ma Sœur Gasparde-Angéliquc

[Bronier] <^t une tentation; mais je craim bien que doi Sœon n'y aient coopéré «mi se communiquant leor aversion l'une à l'autre. I «■ malin esprit se mêle par la dedans pour contrebalancer les bénédictions «pu- Dieu vous a (ail sentir en votre i tablissement II faut cependant qu'elles tâchent «le Hrer profil de cette aversion; car je suis bien assurée que ma Sœur <i i»parde-Angéliqne ne leur donne point de sujet d'en avoir. C'est une à me solidement vertueuse, nous en avons vu l'expérience ; elle va droitemenl à Dieu el ne cherche que Lui. Si, an partir de la. elle fait quelque adieu qui ne soit pas an gré «les autres, il faut que l'humilité el la sincère charité couvrent tout ce! Voyez-vous, ma chère fille, il faut que je tienne toujours on

peu le parti de la droiture et sincérité, là où je la mimais,

comme je sais véritablement qu'elle est en cette chère Sœur. Vous ter./ très-bien d'exercer la charge de directrice en i commencement, Bi vous le pouvez faire; mais, à cause des divertissements à quoi une Supérieure est sujette, il faut que \nu> prenii / une assistante an noviciat, et que ce soit ma Sœur Gasparde-Angélique, quand ce n<' serait que pour contrarier soi S rs, «pii ont de la répugnance qu'elle soit directrice. Elles ont on peu mis leur esprit trop avant en ce qui est du nvernement, en cette occasion; car elles ne doivent pas avoir cm - n pininances-la. Elle a tant élevé «le braves filles pour Religion, à Cbambén et ici, el sous des Mères plus capables et expérimentées que ne sonl pas vos Sœurs, que je ne sais pourquoi il leur Gâche tant qu'elle soit an noviciat; mais il faut qu'elle soumettent leur jugement à la conduite el aux ordon- ; ■ li m Supérieure, el qu\ Iles ne se mélenl pas <!«• tant d<

que vous d( lii i< oii comme il faut que les

rnmiiii m inh s *«■ hrnnenl en I i Dieu, le \

de rei oni ne miiv n

< elles qui n'en oui point, il les I iuI I en la pi ésence de

Dieu par la foi, sans aucune imagination. Il est bon aussi de leur faire pratiquer ce que notre Bienheureux Père me dit au commencement, que, pour donner un bon maintien à notre âme, il lui faut commander de faire toutes ses actions en la présence de Dieu et comme s'il lui ordonnait de les faire. Vous trouverez le reste dans les Réponses.

Je vous ai déjà écrit, ma très-chère fille, que je vous suppliais de tout mon cœur de vous rendre extrêmement souple aux désirs de Mgr votre digne prélat touchant les remèdes et soulagements qui vous seront ordonnés, et ne pas attendre des commandements absolus; bien lui pouvez-vous représenter doucement et une seule fois ce qu'il vous semble pouvoir; mais après, soumettez-vous. Au reste, celte grande libéralité dont il use envers vous doit vous rendre extrêmement retenue à dire les besoins de votre maison, craignant qu'enfin vous ne lui soyez à charge ; car il vaut bien mieux lui laisser l'appétit de vous donner que de l'en lasser. Sitôt que vous recevrez quelque chose des filles, et que ce peu d'argent que vous avez durera, demandez le moins que vous pourrez, à moins que l'on ne vous donne sans que vous le requériez. Je sais que votre bon cœur fera cela si bien et si adroitement que vous le rendrez plus attentif à vous pourvoir en vos besoins. Voilà comme je dis toujours tout à ma très-chère fille, laquelle j'aime d'une affection, certes, tout incomparable.

C'est ma consolation de savoir que Dieu maintient votre chère âme dans son train. Oh! qu'il est bon, ma fille, et assuré de marcher ainsi dans ce parfait abandonnement et confiance en Dieu, et surtout le solide consiste en ce sentiment de son vrai néant. Mon Dieu! tenez-vous bien là, ma très-chère fille, et toutes vos filles; qu'elles donnent ce contre-poids de leur bassesse et vileté à ce grand applaudissement. Je crains un peu que l'esprit de notre Sœur M.-Ilenée ne s'y laisse emporter; c'est un bon cœur et uno, fille de service, mais il en faut avoir

un grand soin afin quelle ne s'échappe; la sainle crainte et l'humilité lui sont de nécessaires compagnes* . . Hélasl (jiie

nous devons toujours bien vivre en attention sur noue-méinesl

Si l'esprit de notre Sœur If. -Marguerite [de Vallon] peul se

détortiller el remplir de générosité, je crois qu'elle lera bonne,

sincère et hum hic. Ma tille, assurez- vous que je ne vous oublierai

jamais devant Dieu, et que je vous porterai toujours chèrement dans mon cœur comme ma vraie très-chère fille, a qui je BUÎI

toute en l'amour de Jésus que je lui souhaite, et à toutes nos Sœurs que je salue.

Conforme à l'ori jinal 3&rdé aui Archives de la Viiitation d'Annecy.

LETTRE MCI III [Inédite] a LA MKBE ni liai:- INGÉUQ1 B LHI ILLIEI

SUKHIURL ft| TREUIEH UuN\»TtHK H !

KéceuitéAe biei cboiârlef Religieuses entojéei m fondation.

VIVE f fil OS!

[\nii. I t.nil.rr 1 1

,.. Quant .1 ces deui bonnes Sœurs que ma Sœur la Supérieure de I ><>l désire que vous retiriei, de vrai, ma Ires-chère fille, c'est une chose de grande importance aui nouvelles mii- ^<»us il v, avoir des idl»'> inutiles. Certes, je désirerais bi< n que nos Sœurs les Supérieures qui Font des nouvelles maisons ut nu peu plus de considération sur les conseils <!<■ notre Bienheureux Père, afin d<- n'j envoyer que des filles vraiment fondées en la vertu, <|m lient l'esprit de leur saint Instituteur pour le communiquer aux auti 1 1 .

M. lis pour vmis dur si m pleme d I ma pensée puisque vmis ],. soûles, ma Irèt-chèrc lille, vous y i.iii.l. ■ charité

de prendre l'une on l'autre, si vous oe poovei toutes deux, ou du moins vous bries bit d de les assister louti i les ani

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