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M.\ TRES-CHERE FILLE

Il faut toujours prendre l*i< -n simplement ce que je dis. La pauvre petite Soeur Françoise-Angélique [de h Croix de Fési-

;mv | me le «lit ainsi; et moi, je De voulais rien savoir <jue ce (jiie je demandais. Certes, VOUS ave/ raison de me dire

comme je puis subsister parmi tant de tracas; car il me semble que jYn ai quelquefois au-dessus «le toutes mes forcer el de

celle- de mes deux pauvres as>i>lan 'es , qui me tout de tout leur

cœur la charité de m 'aider; aussi me suis-je résolue «le ne souloir plus écrire qu'aux Mères; et, pour Commencer, je salue bien chèrement ma Soeur Marguerite-Elisabeth Saunon, le cœur de laquelle j<i connais el aime tout particulièrement, el me semble de la soir toute revigorée, le lui recommande toujours le soin <!«• la santé de sa très-chère Hère, qu'elle sait bien qoi

SSl ma \ raiuienl II e--cli< re fille.

Voilà que c'est que de ne pas taire les commissions que je vous donne . car vi vous eussîei fail payer la dot de notre Sœur G, \. DaJos, sous n'auriei pas perdu le «contrat, car nous le vous avons bien envoyé, il y a plus de six ans. Faites-le un peu cberchi i . si nous pouvons, nous en n Dvoierooi un. - Je le crois bien, n i.i très-chère fille, que sous avei rot d nne entière latisl u lion d'avoir vu ma Sœur la Supérieur* du deuxième monastère: de vrai, « • il une fille qui est bien avant dans mon cœur.

I VOudl l b n cju entre vous deux loua i l'.idi

d'obtenir de Mgr le cardinal ou de M. de la Faye, de nous renvoyer notre Sœur Claude-Agnès par l'équipage qui viendra prendre ma Sœur la Supérieure de Moulins; faites voir si vous pourrez être si braves toutes deux. — Je n'écris pas à votre veuve, car je n'ai pas le loisir; ce sera une autre fois. Mais, je vous prie, ne m'adressez plus de ces paquets; car je suis accablée.

Conforme à l'original gardé aux Archires de la Visitation d'Annecy.

LETTRE MCXV

A LA MÊME

Voyage de II. Michel à Lyon. — De l'autorité des Pères spirituels. — Nouveau

projet de fondation à Mâcon.

vive f JÉSUS !

[Annecy, 1631.]

Ma très-chère fille ,

Je répondrai brièvement à votre lettre, car notre bon M. Michel, qui est tout content de vous aller voir, vous dira toutes nos nouvelles. Nous lui avons remis les contrats de notre Sœur Claude-Agnès, et prié qu'avec vous l'on conclue cette affaire; je vous en prie aussi de tout mon cœur, ma très-chère fille, et qu'enfin vous en fassiez comme de votre affaire propre.

Quant à ce qui est de la nièce de M. de la Faye, je n'ai qu'une grossière idée d'en avoir ouï parler, et je ne sais que c'est; mais je crois que vous et vos Sœurs aurez regardé à Dieu el à votre Règle, et que partant vous n'aurez rien fait qui ne soit bien à propos. — Il est vrai, ma très-chère fille, que les Pères spirituels qui sont affectionnés à l'Institut et qui tiennent les esprits en paix et unis les uns avec les autres, sont des trésors à nos maisons. Je désirerais bien que M. de la Faye en-

s< igoâl an peu cette conduite a M Piog il le veut uopeu

trop mêler de toutes chos s. J ci i que ma Sœur la Supérieure voua en écrira amplement, car elle esl telle qu'il la lui fallait. Si vous lui écriviei un peu sur cela, avec quelque petite chose que M de 1 1 Faye lui pourrait dire «lu repos qu'il doit prendn . h sa conduite, possible en demeurerait-il en paix. Il m'< qu'il aétéà Ifàcon, et que Hgr de Maçon lui a parlé avec des grands témoignages de bonne volonté pour l'établissement d'one de Qoi maisons là, ou il propose d'envoyer pour Supérieure ma Sœur F.-Augustine [Brung], que ma Sœur la Supérieure o m ri,. Bourg, ai i c les filles qui sont allées d'Anne* j

pour fonder la maison de Bourg. Enfin il fait de grands projets là-dessus; mata noua lui avons répondu qu'il \ a fort longtemps que cet établissement esl entre u»- m tins, et que i«* croyais que vous en saui iei 1 » î <* u ctu vir; que néanmoins je pensais que possible feriei-vous bien la charité a la maison de Bourg d'j prendre quelques filles pour un peu la soulager. C'est un homme qui a des grands desseins, mais je vois pourtant qu'il lait toi

choses a lionne lin.

Il ^ a fort longtemps que Ion noos a écrit, ce me semble, nue nos Heures étaient déjà imprimi i bj mais j<' n'en ai point vu de marque, le vous prie, Bi elles le sont comme il faut, de nous eu envoyer une paire par M. Michel, afin que j«' voie s'il n'i a plus de t tûtes; i t, si elles sont lu. a et que I sieur Cœursilly nu un m veuille faire prii honnête, noos en R rons venir plusii pains; m. m- -'il les vend m cher, non- noos en passerons encore. Je i rois bien qu'il ne le -"in ie plui guère de nous, maintenant qu'il en s tiré tout ce qu il voulait. Il u i : ne en

les deux eiemplaii i I - que mais ,iv mu. i ,

pour m rs d( Rumilly. Je unh |nn', ma très-chère fille,

de les leui Csii i . Je r< mets le surplus <■<• nos nouvelli

\l Michel, qui esl loujo t bon

si.

LETTRE MCXVI

A MADAME DE VAUDAN

A AOSTE l

Départ des Sœurs fondatrices du monastère d'Aoste.

VIVE f Jl^SUS !

[Annecy, 1631. ]

Enfin, Madame ma bonne et vraiment chère sœur, voilà les chères âmes que vous avez tant désirées pour l'établissement d'une maison de la Visitation, lesquelles, j'espère, rendront gloire à Dieu par le bon exemple et édification qu'elles donneront au prochain et consolation de votre âme; c'est ce que je désire de tout mon cœur. Elles s'en vont sous la protection de la divine Providence, sous celle de Mgr d'Aoste et la vôtre, ma très-chère sœur. Nous prierons son infinie Bonté à ce qu'il lui plaise de répandre sur vous l'abondance de ses grâces et son très-saint amour. En cette affection, je suis invariablement, Madame, votre très-humble servante en Notre-Seigneur.

1 Depuis plusieurs années, madame de Vaudan négociait sans succès l'établissement d'un monastère de la Visitation à Aoste, quand tout à coup « Dieu permit que la ville fût attaquée de la peste, et plusieurs des opposants moururent, entre lesquels il y en eut deux qui, près de mourir, dirent que leur cœur était tourmenté de peines insupportables , d'avoir empêché la gloire de Dieu en s'opposant à l'établissement des Religieuses. Le Père Hugenet prit de là occasion de prêcher dans des termes si forts et si énergiques, il fit une telle impression sur les esprits et sur les cœurs que toutes les permissions furent accordées » , et les fondatrices que madame de Vaudan avait demandées au monastère de Chambéry arrivèrent en octobre 1631. C'étaient les Sœurs Françoise-Gasparde Favier, Jeanne- Séraphine de Chamousset et trois autres, auxquelles sainte de Chantai adjoignit une professe d'Annecy, Sœur M.-Bonaventure de Nouvelles. «Les principaux de la ville allèrent les visiter et s'en retournèrent en disant qu'ils avaient vu des Anges et non des créatures mortelles. »

(Histoire inédite de la fondation d'Aoste.)

Conforme I BU eopie gardé ans Archives de la Visitation d'Annecy.

LETTRE MC\l II

I Là ui.iu; ii.\\\i:-\i IBGUBRI ri: en \m

encouragement à porter arec Mnimaaiofl la eroii de la maladie. - Soahaiti bénédictions. — Prier pour la coareraioa >l • G< ère.

nvi v liai - '

Ami. Bf , 11 ' |<

\I\ T1BS-CHBIB PILLE,

Loue soi! Dieu de votre changement ', el de ce que vous commences à ressentir le repos qae voos el dos chères Soeurs ;u«7 tant désiré! Notre-Seigneor mêle toujours quelques mortifications parmi les faibles contentements de cette ne. Il est vrai

qoe c'est une bonne croix, Bfl poor vous el pour vos filles, (jue

eeite incommodité de gravelle : pour vous, qui en Bouffirirei les douleurs; «'t pour elles, <pii seront privées de la consolation de recevoir de vous I» - assistances qoi sont pour l'ordinaire nécessaires «m ces commencements de maison ; mais j'ai con6ance

en Dim, mi très-chère fille, qu'il aura soin (Telles, et qu'il ne

rendra pas votre lardeau plu> [mniiiI que C€ (pie VOUA «mi punirez porter, el «lue unis mettant SUr le lit de sa croix, ce n'est que

pour vous faire participe! aux mérites d'icelle et vous remplir de -..M espril «le douceur, d'humilité, de simplicité, charité patient

Quanl » ces deux bonnes Sœurs <pi<' von- désires que dos Sœurs de Paris retirent, je crois qu'elles le feront, l'en ai écrit à ma Sœur la Supérieure de la ville «-t lm ai dit qoe, si elle ne peut les retirer toutes deux, qo au moins elle en prenne

1 La communauté il<- Dot, lyantétt* ('oniiniiollotiiiMit i'| 1 iil>ri • aille, ii. iv. ut jamaii pa éUblii l*ob#c le la

Sur vin;;' Il tempi

X !■ — ■ , d'aprea la conseil : I de Chantai, la monastèi ine-

I le SB juillet 1631

une, et qu'elle donne quelque pension pour l'entretien de l'autre, et je suis bien assurée que tout le secours que vous désirerez de ma Sœur la Supérieure de la ville, vous l'aurez, pourvu que vous lui témoigniez une grande confiance et un peu de dépendance; car, si elle voit cela en vous, ma très-chère fille, elle est si généreuse que vous en obtiendrez tout ce que vous voudrez.

Pour votre déposition, il me semble que vous devriez attendre jusqu'à l'Ascension de la faire; néanmoins vous suivrez en cela les intentions de Mgr de Paris, que vous pourrez apprendre par nos Sœurs. Je prie Dieu de répandre abondamment son saint amour sur votre chère âme et sur celles de toutes nos Sœurs, afin que les filles, par lesquelles sa douce Providence accomplira [complétera] celte petite famille, en soient toutes parfumées, et excitées à poursuivre dans une généreuse humilité leur entreprise! Ma très-chère fille, mettez bien avec l'aide de Noire-Seigneur, dans tous les cœurs de nos chères Sœurs, l'esprit de douceur, d'humilité, de simplicité et pauvreté ; car, sans ces dignes vertus, les Religieuses ne sont que des ombres de Religion. — Nous nous portons bien, grâce à Notre-Sei gneur. L'on attend toujours les commissaires pour achever le-; affaires de l'information de la vie et miracles de notre Bienheu reux Père. Invoquez sur moi la divine miséricorde et priez bien pour cette affaire, et pour la conversion de Genève. Je suis toute votre et de cœur.

Conforme à l'original gardé aux Archives de la Visitai ton d'Annecy.

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