A LYON
Elle lui demande sa coopération pour l'établissement du second monastère de Lyon.
vive -j* jésus!
[Annecy, 1627.]
Madame, Notre chère Sœur la Supérieure de Lyon m'écrit qu'elle a bonne espérance d'obtenir de Mgr l'archevêque la licence d'établir encore une de nos maisons à Lyon. Véritablement, il semble que la divine Providence veuille être servie et glorifiée en cela, puisqu'elle donne des mouvements d'une sainte retraite parmi nous à tant de bonnes âmes, qui ne sauraient parvenir à leur prétention sans ce bien-là; c'est pourquoi, secondant hurs saiules intentions, ou plutôt celles de notre bon Dieu , je vous conjure, Madame, d'embrasser ce dessein de toute retendue de vos affections et de votre autorité; car je sais que, pour plusieursjustefl raisons, vous avez tout pouvoir en cette grande ville ; «t je me confie pleinement en votre bonjé et en la sainte affection que vous avez toujours eue pour nous, que vous le ferez de lool voire cœur, que les noires honorent et chérissent
ANNÉE I (i i> T.
avec tout l'honneur et sincérité qui nous est possible, votre piété nous ayant élroilemenl obligées. Je ne redoublerai point mes prières, sachant que le zèle que Dieu voua a donne de sa gloire vous portera à faire tout ce qui sera de voire pouvoir pour I exécution de cette lionne œuvre. Je prie Dieu, Madame, d'accroitre journellement son pur amour en votre bénite âme et jusqu'au comble de la perfection où sa Providence vous appelle. En celle affection, je demeure invariablement et de tout mon cœur, Madame, votre Irès-humhle, etc.
LETTRE DCCXCI
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[Annecy]. 3 j util, t 16*1].