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le vois que vous avez été su i • le lit de la croix cel été pasi Dieu roua fasse la grâce de recevoir toutes celles que sa divine
bonté vou> enverra, avec humilité, patience et amour! Il n'a |ia^ laissé de vous donner en voire solitude beaucoup de clartés
pour votre perfection, le m'en réjouis, et de ce que ce bon Sauveur
v o il I donne de BJ grande! résolutions de vou> rendre avec mhimîSSÎOO à toutes les épreuves qu'il lui plaira vous donner et
permettre vous arriver. Enfin, ma très-chère fille, nous ^aurons jamais la paix que par l'entier ecorchement de notre eour, que DOtre bon Dieu veut que nous lui remettions et abandonnions m t de tous nos propres intérêts et de tout ce qui n'est point Lui; alors II nous revêtira de la riche robe qu'il donne i
ses fidèles servantes et épouses, qui n'est autre que Lui-même.
Pour ce qui est de voire oraison, ma très-chère fille, je
trouve que vous faites trop de réflexions el de regards ; i -V>i un
exercice on il Tant aller avec une grande simplicité et droit a
Dieu, traitant av.. M Bonté tout « onlideinuient , SOÎt pu l'eiitremise de quelque considération sur les sacres mystères, -i
l'on en peut laire - nis ellnrt et facilement, ou bien en se tenant
simplement devant Dieu ou en Dieu, avec une «fraude révéreni 0 mi. m. m.' ei extériea • . li I on p. nt, «-t lui pariei limplemenl
el eonlideinineiil s, |..ii QOI petitl h« -mil-. < | (pir l'on -. ^. ni tttirée El quand on n< lui .mlie choSi qUfl de demeurer en s.i préseOCl IV< « <l. mi ipi II accompl s. mite Volonté Cil IKHIS
ci l.i résolution de ne le poinl oflensi i . c i st une bonno oraison ,
mais vous savez mieux cela que moi, ma très-chère fille. Prenez un grand cœur pour le servir, ce divin Sauveur de nos âmes, ruinant toutes vos inclinations pour son saint amour, car II s'est bien consumé pour le vôtre. Je supplie sa Bonté vous octroyer celte grâce; recommandez moi souvent à sa miséricorde.
Je crois que vous avez encore une année à être en charge, je vous prie de me l'écrire; et cependant tâchez de bien cultiver celle que vous jugez qui pourra vous succéder, mais surtout de la bien établir en l'humilité et union de son âme avec Dieu, le tout dans une exacte observance, mais d'une observance qui soit douce, tranquille et suave, autrement elle ne serait pas conforme à l'esprit de la Visitation. — Quant à ce que vous me dites que nos Sœurs ne mangent que six onces de pain tous les soirs, pour moi, à qui trois onces suffisent par repas, je ne m'en mettrais pas en peine. Mais pourtant, ma chère fille, je n'aime guère que l'on tire le pain aux Sœurs ; car il est à craindre qu'en le leur épargnant, on ne soit par après contrainte de ne leur pas épargner les médecines.
Conforme à une copie gardée à la Visitation du Mans.