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LETTRE MCXX A LA MÊME

Compassion pour la communauté de Blois éprouvée parla peste.

YIVK J JKSIS !

[Annecy], 26 octobre 1631.

Je vous écris celle-ci, ma très-chère fille, pour vous dire que, sachant le danger où vous avez été exposée par la maladie contagieuse de votre bonne Sœur tourière, je compatis beaucoup i voire affliction cl à la peine que vous avez eue au changement de lieu ' ; mais vous avez bien fait pourtant de vous être retirée

La peilé, qui on 1628 avait fait d'effrayants ravages à Blois, éclata de nouveau dans cette ville en 1631. La courageuse Mère Paule-.léronyme

e( d'avoir suivi en cela le conseil du Révérend Père rei leur des Jésuites, qui i jui^ la peine de m lool ce qui s'esl pass< .

et comment totre tonrière fui frappée. J'espère que Noire- Seigneur ne permettra pas qu'il arrive plus de mal, et qu'il vous conservera toutes, comme nous l'en .^ 1 1 j » | » I i < > 1 1 ^ de tout notre cœur.

Ce bon Père recteur me témoigne d'être grandement affl lionur à votre maison; c'est pourquoi, ma Irès-chère Bile, je

VOUS conjure de vous tenir fori unie a la leur e! d'avoir recours

i eui en vos besoins, puisque notre Bienheureux Père le voulait ainsi . el (ju'il disait que c'était I<i Bolide.

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LETTRE MCXX1

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De quelle mai nduire une 4me présomptueuse. — Maladie de U M I

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Notre bon M Michel arriva [hier] à soir, si consolé de vous et de nos maisons que rien plus Je le prie de vous répondre sur votre mémoire, et sur le présent que vooi trouvères dans ce paquet, plusieurs considérations me l'ayant fait retenir. Il suffit de lui envoya quelquefois, | be le C \n me • I soi

élail bien i - - Joe, i oin lu fléau, >\ iffroo-

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rarement, quelques boîtes de brugnons et de raisins de Damas, de quatre livres les deux. — Oh! certes je suis consolée du bon état où j'ai vu le cœur de notre chère Sœur [la Supérieure] de Moulins. Elle m'a donné une si pleine confiance de traiter avec elle, et témoigné tant de désir du vrai bien, que je n'ai rien oublié de ce que j'ai connu lui être utile, c'est un fort bon cœur.

Vous trouverez dans ce paquet une grande lettre que je vous écrivis dans ma solitude. Non certes, ma fille, je ne désire rien de vous, sinon que vous persévériez à être toute à Dieu et toute bonne. M. Michel me dit que vous l'êtes parfaitement. Oh mon Dieu! si vous pouviez venir ici ou me faire aller là, quelle consolation ! — Je crois et crains que notre Sœur Marie-Denise ! ne s'évanouisse dans ses sentiments, et que sa nature ne s'y complaise fort et trop, vu les choses passées. J'aurais plus de contentement de la voir fort amortie, confuse, pleine de componction et de douleur de ses fautes passées, que si pleine d'admiration et de grands sentiments desquels, si vous me croyez, vous ne la laisserez guère parler, car son amour-propre s'y complaît; mais portez-la à la disposition que je viens de dire; que l'on voie de la confusion dans son cœur et en son rabaissement extérieur, et non tant de satisfaction. Elle presse maintenant d'être humiliée, ne lui permettez plus; mais quand elle n'y pensera pas, faites-le, et le plus que vous pourrez, surtout en la négligeant, et ne lui témoignant aucune attention sur elle ni affection; car elle a besoin de cela. Dieu seul peut savoir ce que je vous suis. Conservez votre peu de santé; cela, je le veux tout de bon.

[P. S.] Ma très-chère fille, je vous prie de faire remercier M. Cœursilly des belles Heures qu'il nous a envoyées; mais je les trouve trop belles pour moi. C'est pourquoi je vous prie que

' Sœur Marie-Denise Goubert, Supérieure déposée de Condrieu, dont il

est "livf-nt question dans les lettres de celte époque.

INN1 l. 1631.

celles que vous tvei encore, roui nooi les fassies changer en une autre paire de toute* simph g, qui ne soient j><»ini historiée! fi qui aient deux petits,/! rtnaiU de laiton. — Nous lommef ici en grande peine de la douloureuse nouvelle qu'on nous i mandée de la maladie de ma Sœur Favre. Si cette fi le-U mourait, ce me sérail une sensible affliction, llgr de Bourges m'écrit que les médecins n'en attendaient rien «le bon. Si voui en savez quelques nouvelles, Eaites-nous-en pari — Nous voua remercions de l'or que sons noui aves envoyé; mail nom n'avons point reçu l'azur qne nous vous ai ions demandé, selon la montre «jui était dans la lettre; peut-être ne l'aures-voos pas reçue. Je pense qu'il en fallait environ pour quatre livres. Nous sons envoyons l'argent que vous ave/ Fourni pour nous, avec mille remercîmenU de toutes vos charité

Pour les Icttns que If. Cœursilly désire pour ajouter ans

EpîtreS, elles lurent COUpéefl Tannée passée par accident, |j

bien (pie non- n'avons jamais su les rassembler, dont j ai été bien mortifiée; mais il n'i a remède, car je ne >aurais plu> n prendre la peine qu'il faudrait pour le> réaVOÎr de -i loin. Il \ en a BSSeS dan- le livre *\c> EpitrCS pOUT ceux <|Ui en voudront

taire leur profit — le viens de parler a M. de Ifongenj votre neveu, «pli est venu pour savoir quand M amènerai! ta serai os, «pu- Ton dit qui est une tort brave demois* Ile Issuresvous, m i Irès-cbère Bile, que je la servirai et tout ce «pu sous appartiendra avec beaucoup d'affection; mais pria bien Diea pour elle, afin qu'elle s<ut bonne fille, le m'en vais aussi faire ce que je pourrai pour avoir ici la petite de Blonaj qui esl a Thonon, afin qne, v> \r ne voni puii .iv<»n, j .ne au mien- de vu> parent

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