A MADAME LA PRINCESSE DE CARIGNAN
A TURIN
Promesse de s'unir aux prières que fait la princesse pour obtenir la guérison
de son fils sourd-muet.
vive f jésus!
[Annecy, 1631.]
Madame,
Je remercie très-humblement Votre Altesse qui a daigné nous faire part de ses nouvelles, et de l'honneur de ses recommandations par M., laquelle m'a dit la peine où vous^êtes, Madame, sur le jugement que les médecins ont fait de l'incommodité de Monsieur votre cher petit. Certes, nous en avons été affligées, mais non toutefois hors d'espérance de sa guérison en regardant la divine miséricorde, qui peut-être réserve cette grâce à votre humilité et soumission à son bon plaisir. C'est une trèspuissante oraison devant Dieu, que la totale résignation d'un cœur maternel en une occasion si sensible. Ne doutez point, Madame, que vous n'obteniez cette guérison, si elle doit être pour la gloire de Dieu et au profit éternel de ce cher enfant. A cette intention nous joindrons au dessein de Votre Altesse les vœux, les prières et les communions de tous nos monastères, et pour la conservation de Mgr le prince, pour la vôtre et pour l'accroissement de toutes vos prospérités. C'est, Madame, de Votre Altesse Sérénissime, la très-humble, etc.
LETTRE UCXXIII
\ i. \ MÈRE LOI ISK-DOROI lll. i. DE \l \i;H,\\