‹ LettresChapitre 113 sur 281 · S linte .1 'I i Caire partir ; le U 11 I · texte numérisé non relu

S linte .1 'I i Caire partir ; le U 11 I

— Reconnaissance due i M r Fenouillet < iroiUe; envoi de reliques

■ir que la Visitatin i I Uonlpellier servira de pépinière |><>ur h .

Se pas ilemenf de I numeiH j suppléer. -- I.

de li al I ivre.

\I I nte-BOni i.: VRAIMENT CHÉRI i ni i..

Je commence aossi à voua répondre à l'avantage dès le lendemain que j'ai reçu vos lettres, apportées par cem de chei M Gario, qui Boni revenus de Montpellier, afin que j'aie le loisir de vous écrire amplement el de voua dire tout ce que je me souviendrai, parh m< sa iger (ju'ils renverront Premièrement : je ne m'étonne nullement qu'il tous soit resté de la tendresse pour cette pauvre vieille el indigne Mèn j'en ai toujours une grande pour vous, non pas certea qui me fasse pleurer, mais un amour qui fait que je vous ai fort présent* visible.

Or bus, vous aurei donc vu ma Sœur la Supérieure de Chainbérj dont je suis bien ais< . i r je ne p< asaia pas qu'elle se détournât ilt* ii peu quand je lui mandais qu'elle n'allât pi Montpellier, que cela la retarderait trop; mais nous ne l'avons encore point vue, ce qui me ti< ni en peine, car je crains qu'elle ioîI en< p ii mi cea pesfc s, Poon a (oui. -lois qu'elle

revienn i n - mté, noua serons tout* - consol< es, el lui pardon-

>na de bon cœur d avoii tant demeuré, quoique sa pn

ii i : i indemenl m - par d et < i .pu m.' 1 1

.ni presser de h lier son retour i c tose do partemeol de

14 - filles pour lotte, leqoel pourtant noua avons été contraintëa

-.m > «-I le i ijM ( I e ne v< n ni p. uni. Dieu la veuille

bien ramener, s'il lui plaît! Il nous en tarde grandement. C'est une grande bénédiction sur les maisons religieuses, ma très-chère fille, que d'avoir l'amour de leur prélat. Certes, le vôtre très-digne est tout à fait digne de respect, d'honneur et d'amour. Pour moi, je me sens pleine de tout cela pour lui, en sorte qu'il ne s'y peut rien ajouter, ce me semble. Nous verrons donc mademoiselle sa nièce, puisqu'elle retourne en Savoie, et la servirons de tout notre cœur, si elle est fille pour nous en donner l'occasion, non pas pour l'attirer en Religion, mais pour la rendre bonne séculière. Il ne nous doit point fâcher de rendre les reconnaissances que nous devons, ma chère fille, quand elles ne sont pas contre notre conscience, ni contre notre premier devoir, comme je ne vois pas que soient les entrées de mademoiselle de Vallat, ni la réception de sa petite, à cause du titre de fondateur que Monseigneur a, par lequel il peut donner ces privilèges à qui il lui plaît. Enfin, il faut correspondre aux grandes cordialités par de grandes cordialités. Je vous ai déjà répondu sur ce sujet une autre fois, ce me semble.

Vous avez fait très-prudemment de ne pas recevoir la fille qui est de race de gros sang; car si bien elle n'a encore nulle apparence d'être atteinte de ce mal, elle n'en sera pas exempte avec le temps, si ce n'est par miracle, puisque sa mère en est morte; il faut bien prendre garde à cela. — Ce vous est une grande décharge, ma chère fille, que Mgr votre bon et digne prélat veuille prendre le soin de traiter avec les parents du temporel des filles; car cela vous évitera plusieurs picoteries que l'on eût faites contre vous — Je serais bien aise que vous eussiez la sœur de Mgr de Nîmes, parce que ce sera un bon moyen de réveiller la fondation qu'on parlait de faire en cette ville-là; car je serai consolée qu'il y ait encore une de nos maisons pioche de vous. Je ne sais si ma Sœur la Supérieure de Cham- Dérj aura vu s'il y a quelque disposition pour cela; à son retour elle y devait passer.

C'est une grande bénédiction de Dieu que les premières 611ei que l'on reçoit es fondations lieDl de si bonoei qualités, qoe cellei que vous me marques des deai à <p<i ions aves donné l'habit. Haii lei contes de la Bimplicité de votre bonne Sœnr loorière, que votre commnnaaté ■ écrits à la nôtre, m'ont plus donné de connaissance de son esprit que tout le reste. I>» vrai, elle est tout a (ail aimable en sa simplicité, al je l'aime pour cela de tout mon cœur. le sais l>i«-u consolée de ce que nos Sœurs font bj bien. I< vous ai écrit quelque chose touchant ma Sœoi \. que je ne connais pas qoe sous ayei reçu ; mais prenei garde ■ ce que je vous en di^, car cela esl nécessaire. Si elle prend une fois un bon fond en la solide humilité et sincérité, ce sera on jour une brave Bile. Elle m'écrit et me <lit merveille de voui et des autres; aussi auraient-elles bien tort si elles ne vous aimaient, car vous leur avr/ été »'t seiv/ toujours bonne mère, comme jr crois. Enfin, j'ai confiance que vous ferei là une trèsbonne et brave maison de la Visitation qui servira (le pépinière pour l'Espagne, avec l'aide «le Dieu. — Croyes, ma très-chère fille, que la lettre de ma Sœur la Supérieure d'Avignon représente naïvement SOU esprit, qui est l'oit absolu et eulier, mais bon •( tout cordial néanmoins. Je lui ai écrit deux bis, ce me

semble, et que je tenais un peu ferme pour ce qui regarde \I. Ganter] ; mais, i la troisième, je lui dis que j»1 remets tout a la Providence de Dieu. J'espère qu'il vous pourvoira de quelque

autre part SUSSJ bien que d»' eelle-la

( )b plût à Dieu, dm chère fille, que I «meut pensée demander \î:;i votre digne prélat pour les affaires de la béatification de notre Bienheun m Père! nous en serions bien consolé* s. V inmoins la Providence divine •• tout bien ordonné. Nous lui envoyons de- relique - d< < • ■ Hindi, un ai 1 1 des plus pn cieuses que nous .i\<m\ à « e bon seigneur Je ne doute point qu'il n'en voit bien sise. Quel tableau est ce que vous me dites que l'on a porté s Sisteron? Damel si c'était l'original de noire Bn n-

heureux, il le faudrait bien faire chercher; car nous le voulons réavoir. — Nous vous avons déjà écrit que nous nous emploierions de grand cœur à faire le voile de calice pour Monseigneur, mais il n'y a moyen maintenant, tant à cause que l'on a les mains rudes et que le froid fait éparpiller la soie, que parce que l'on a grande peine à travailler proprement et nettement l'hiver; mais ce sera le Carême prochain, s'il plaît à Dieu, que nous le ferons et avec tout le soin et affection qu'il nous sera possible; vous en devez être assurée, ma très-chère fille. Au reste, nous avons reçu tout ce que vous nous avez envoyé, avec une affection correspondante à la vôtre. Nous vous en remercions de tout notre cœur, et nous vous envoyons aussi ce que nous pouvons et de bon cœur. Nos ménagères vous font un mémoire de questions, pour savoir comme nous ferons de tout ce que vous nous mandez des provisions d'étoffe que vous nous pourriez faire là, afin de s'en instruire pour faire par après selon qu'il sera jugé pour le mieux.

J'ai été quasi un peu mortifiée du présent de celte pièce de cadix que AI. de Vallat a envoyé. Nous lui mandons une chemise de Notre-Dame de Chartres où il y a des reliques de la vraie croix, un petit pain de Rome, du sang, du foie et du linge teint du sang de notre Bienheureux Père, et quelques autres reliques encore; et pour mademoiselle de Vallat sa femme, un chapelet et un reliquaire. Le présent n'est pas correspondant au leur; mais faites-le-leur agréer, s'il vous plaît, car c'est d'une grande affection qu'il est donné. Vous verrez les reliques que nous mandons à Monseigneuren assez bonne quantité; mais ne les dîniez point. — ■ Au surplus, ma chère fille, vous me dites que Mgr de Monlpellier est en peine dès qu'il entend que vous toussez; mais aussi le Hiis-je bien, moi, quand je l'entends dire, et je vous prie que m vo'.i^ me voulez obliger, vous fassiez tout ce que les médecins vous ordonneront pour votre santé. Que s'il vous semble qu'ils Cassent quelque cho.se de trop, dites-le au Père recteur, puis

vous en tenez à ce qu'il vous dira : voilà tout le rtlàcli» que je vous puis donner pour cela. — Quant à oe |><>int faire d'oraison mentale pour l'ordinaire , je oe pente pai qœ votre manière d'oraison vous puisse nuire, parce qu'elle esl fort douce; qoe

si néanmoins ils ne veulent pas, il VOUA en faudra paSSO]

faire que votre vie soit une continuelle oraison, par l'habitude à

vous tenir toujours proche de Dieu; car vous suppléerai par («'

moyen très-abondamment au défaut de l'oraison.

Je pensai- VOUS beaucoup écrire de ma main, mais il m'est

impossible maintenant, à cause que je ne puis quasi remuer

mon espril ni ma fêle, tant je l'ai pleine de delluxions qui me tombent >ur le visage et BUT les dénis. N'en BOyei pourtant pas en peine ; car e't -si un anniv ersaire qu'il me tant payer tous les ans,

mu- le sai ei bien. — La lettre que j'écris .1 Monseigneur esl bien brouillée et mal godriée; car il me l'a fallu faire en plusieurs reprises el avec beaucoup de peine, ce qui esl cause que je

ris pas de ma main à mademoiselle de l allai, comme je le pensais, et SUSSi parce que je vois que le hou M. de l'allal lait Irop d'étal de ce qui vient de moi; e;ir vous lui en parle/ selon votre

affection, et je n'aime pas cela. Or sus, ma très-chère tille, je v oui pi i<- de saloerde ma pari M. Crespin : c'esl un homme loul cordial ei affectionné knotre Institut Entretenes* vous bien de lui, selon qoe Mous» igneur l'agréera, auquel nous envoyonsuue copie irtidei pour déposer el des intei rogati de notre Bienbeureui

l'ère, pour le> mirae!e>; ce serait [\i\ grand bien B'il faisait une

belle déposition. Nous voui enverroni la nôtre quand noui l'aurons, car maintenanl elle n'est pas céans. Noua sommes toujours attendant Mgr de Belle} el \l. Ilnmus pour achever cette bénite affaire; car la maladie de Mgr de Bourges l'a i mpéché de venir cette sonée. Il doui s mandé que ma pauvre Boeur Fai i <• étail forl malade, el avec peu d i ipéi mee dos mé« decins, ce «pu non- Ment en grande peine en l'attente de

nouvelles. Vous -ivt / ( ninhn ii Cette fille S des dottfl Stdoi

67i LETTRES DE SAINTE CHANTAL.

pour la gloire de Dieu et l'utilité et honneur de notre Institut, duquel elle est un des bons piliers. Seigneur Jésus! que ce me serait une sensible douleur au cœur si elle mourait! Mais en tout, la sainte volonté de Dieu soit faite!

Je n'écris point pour ce coup à nos Sœurs, mais je les salue chèrement, en attendant qu'avec le temps et les occasions qu'elles m'en donneront je leur fasse à chacune un petit billet de ma main, qui sera pour un long temps, s'il n'en arrive quelque pressante nécessité. — Quant à votre tentation que vous ne me nommez pas, je la devine prou; il ne faut que la négliger et s'humilier devant Dieu pour la porter et supporter tant qu'il lui plaira. Oh! qu'il nous est bon, ma toute très-chère fille , d'avoir toujours quelques bonnes abjections et contradictions; certes, cela est nécessaire à l'avancement des âmes. C'est tout ce que je vous puis dire, et que mon cœur est vôtre d'une manière fidèle et cordiale. Dieu soit notre tout et seul unique amour! Amen! — 9 novembre.

[P. S.] Depuis cette lettre écrite, nous avons reçu des nouvelles de notre Sœur la Supérieure du faubourg, qui se trouve mieux, Dieu merci; mais elle a été à l'extrémité. — Je vous prie encore, ma très-chère fille, que le dimanche après les Rois, vous fassiez faire la communion générale pour l'intention que j'ai, laquelle je vous dirai bien tout ouvertement à vous parce que vous êtes Savoyarde. C'est pour demander à Dieu l'accomplissement de sa sainte volonté au bon succès des affaires de nos bons princes, et particulièrement en la guérison du fils de II. le prince Thomas qui, à l'âge de quatre ou cinq ans, ne parle ni n'entend; et l'on juge par là qu'il demeurera ainsi sourd et muet, ce qui serait un grand dommage, car c'est le plus bel enfant qu'on puisse guère voir. Je vous dis ainsi tout, ma chère fille, parce que je sais bien que vous avez emporté l'affection naturelle du pays; mais ne le communiquez pas au dehors, et

faites encore faire Deufjeursdurantla coin m un ion dei trois Sœurs h lie même intention, après nérale; car cette affaire esl

impôt tante a la gloire de Dieu.

: la \ md'&Mm < y.

LETTRE \1CWIV A LA mi.i;i; FAOLB-Jékowme ni; uovmoix

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