‹ LettresChapitre 125 sur 281 · lu- ;u i IVj." |uc de 1 i a Françoif de S · texte numérisé non relu

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Mon Dieu! qu'il est vrai, ma toute chère fille, qu'il nous est bon de ne nous mêler que de nous et de notre petit Institut, que j'espère que Dieu maintiendra pour sa gloire si nous lui sommes fidèles à le conserver sous les larges feuilles de la trèssainte humilité. Non certes, je n'approuve pas la messe en musique; donnez-en l'avis confidemment. Oh! Dieu nous préserve de cet appétit d'excellence et de vouloir paraître!

Je tiendrai main que M. Flocard envoie les greffes par votre entremise. — Nous avons aujourd'hui fait la communion générale pour vous; la messe et neuf jours trois communions se feront à ce qu'il plaise à Dieu accomplir sa très-sainte volonté en vos souffrances, vous en soulageant, si c'est sa gloire. — Nos petites recettes de village sont plus efficaces à tels maux que les remèdes des grands chirurgiens qui les entretiennent bien souvent. Je fais écrire en Comté à une dame qui en a un excellent, ce m'a-t-on dit.

C'est notre bon Dieu, ma chère fille , qui répand celte sainte affection dans le cœur de ce bon seigneur M. le commandeur de Sillery, afin que dans les occasions elle produise quelque digne effet en faveur de la béatification de notre Bienheureux Père. Je n'ose prendre la hardiesse de le saluer; mais, si vous le jugez à propos, offrez-lui les prières de cette petite Congrégation que nous présenterons au divin Sauveur de nos âmes pour son bonheur. — Bonsoir, ma vraie fille tout uniquement bien-aimée. Le saint et pur amour vive et règne en nous et soit béni! Amen!

Conforme à l'original gardé aux Archives de la Visitation d'Annecy.

ANNÉE 1632 -l

LETTRE IICXL [InédiU

\ L I i:i.\ i.i;i:\i)i: MÈRE ma un. DE L I iitm I

BenoateUemenl d'une Milita uni

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[Ann< M\ \i;\i\if.\t ti;ks-i:o\m: et CHÈ1E IttlE,

le supplie ce divin Sauveur de nos àoa remplir la vôtre

bénite de sou saint el poramoarl Je ne vous saurais «lire, ma bonne Hère, la grande consolation que j'ai reçue d'apprendre de vos nouvelles, par celle qu'il mes a plu de m'écrire. Mon Dieu ! que les amitiés f< en Dieu ont de fermeté et de sua-

vité au prix de celles «lu mon li •; car c'est la vérité, ma chère Hère, que je sens toujours au milieu de mou cœur la sainte dilection que Dieu m'a donnée pour vous aussi vi\e qu'elle lut jamais; et d'où procède doue cette négligence que j'ai a vous la tém< . au moins par mes lettres? Certes, je n'en vois point

d'autre cause que cette multitude d'affaires et continu. Iles npations où la divine Providence me tient pour la correspondance que ton- dos monasti res onl à celui-ci. Votre b «té me supporte en cela, ma 1res- chère Mère, el ne I de me cont in 1 1 charitable amour el souvenir devanl la divine Bonté;

que j'en suis obi l/oti e R vous ne sauj ies

Lréme besoin que j'ai d< « 1 1 v [ne. A mesure

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22 LETTRES DE SAINTE CHAjVTAL.

le voyage de l'autre vie devant moi, ma très-chère Mère. Hélas! certes, vous méritez cette miséricorde, et moi le châtiment de demeurer encore en ce misérable monde ; [Dieu me fasse] la grâce que ce soit pour y faire une dure pénitence! Cependant je vois que sa Bonté vous gratifie de plusieurs souffrances dans les infirmités corporelles. C'est pour [accroître] votre amour et accroître votre couronne, ma très-chère Mère, ainsi en suppliéje sa souveraine Douceur en laquelle sans réserve, ains de tout mon cœur, ma très-bonne et chère Mère, je suis votre trèshumble et indigne sœur.

Conforme à une copie de l'original gardé chez les Révérendes Mères Carmélites de Troyes.

LETTRE MCXLÏ

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