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capables de lui donner la vraie paix et un solide bonheur. Voilà, Madame, le souhait continuel que celle qui vous honore avec tout respect et sincérité offre de tout son cœur à la divine Majesté pour Votre Altesse Sérénissime. On nous a dit que Monsieur votre cher petit prince parie maintenant. Nous avons écrit à madame la marquise de Saint-Maurice pour en avoir une entière assurance, et de la santé du très-aimable Monsieur le petit poupon, afin d'en remercier Notre-Seigneur.

L'approche du printemps nous fait espérer le retour de Votre Altesse en ce pays ; et certes, Madame, je crois bien que le temps vous doit ennuyer d'être privée de la présence de Monseigneur le prince, et que votre affection vous sollicite vivement de retourner bientôt vers Son Altesse. C'est aussi le désir de tous ceux qui vous honorent, Madame, et particulièrement de celle qui vous fait très-humble révérence et demeure d'une affection pleine d'honneur, Madame, de Votre Altesse Sérénissime, la très-humble, etc.

LETTRE MCXLVI

A MADAME LA DUCHESSE DE NEMOURS

A PARIS

Invitation à assister à l'ouverture du tombeau de saint François de Sales.

vive j- jésus!

[Annecy, 1632.]

Madame,

Mes désirs seront accomplis, quand, par effet, nous posséderons l'honneur et le contentement de votre présence, ainsi que Votre Grandeur nous le fait espérer, par la lettre dont il lui a plu de m'honorer. Quel bonheur et quelle jubilation et consolation pour vos petites filles et obéissantes servantes ! Nous plions incessamment la divine Majesté de vous amener heureusement, Madame, avec Messeigneurs vos chers et dignes

enfants, desquels If. le président Flocard dooi raté des

merveilles, el comment, par votre soin vraimeol maternel, ils son! i la crainte de Dieo, et en looli - lei v « rt u > i

nables a la grandeur de leor i Notre em l«'s

veuille bien conserver <'t perfectionner pour sa gloii irle

bien des peuples et pour votre consolation , Madame Notre Bienhenreoi Père leor esl an puissant ini« i i sseur, car il bonorail el chérissait singulièrement luire Grandeur, à laquelle j'espèn qu'il obtiendra quelque - nouvelles faveurs du ciel, lorsqu'elle :bera de son sacré tombeau. -Je prierai MM. les commissaires «le ne !<• point ouvrir (pie imh ne irrivée, atten-

dant ce bonheur, noos supplions la divine Majesté de vous cou \- r, Madame, voua comblant de ses plus grandei - 1 1 de

v nu- faire arriver < :i ce lieu en pleine et parfaite b inté. En cette affection, je demeure, après vous avoir lait une très-humble nce, Madame, «!«• \ otre Grandeur, la très-humble, etc.

LETTRE UCXLVI1

\ LA MÈRE JEANNE-CHARLOTTE DE BR&CHARD

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l niin, tprèi que j'ai pi ou tourné <!«• loua i i de

ivelles par le moyen de nos bonnes So un de Monl rand «pu v«>n i-l loui , « •• qui ooi

lolation s qu'elles nous assurent que N'oti v [neur \

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i . m quoi j ' I"'" voti e « ou 1 I fei m i. .i n'< q

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pas vouloir sortir. Et certes, ma très-chère fille, je crois que Dieu a tant eu agréable votre confiance en sa sainte protection et votre résignation à son bon plaisir, que cela a été cause que vous n'avez point eu de mal, dont je bénis et remercie de tout mon cœur sa douce Bonté, la suppliant de vous continuer son soin et assistance avec laquelle vous n'avez rien à craindre. L'on nous dit que nos Sœurs qui sont sorties avec ma Sœur la Supérieure n'ont pas été exemptes de maladies, et qu'il leur est mort une Sœur. Il nous tarde bien d'avoir des nouvelles assurées.

Voici la troisième fois que nous vous écrivons depuis que vous êtes parmi les périls, et nous n'avons point reçu des vôtres. Je vous prie, ma chère fille, de nous en faire un peu de part, quand vous en aurez la commodité. — Nous nous portons toutes assez bien ici, grâce à Nofre-Seigneur, et tout y va à l'ordinaire avec bénédiction. Je salue chèrement toutes nos bonnes Sœurs qui sont avec vous, et prie Dieu de vous donner à toutes l'abondance de son saint et pur amour, auquel je demeure, d'une affection sincère, votre très-humble, etc.

Conforme à l'original gardé aux Archives de la Visitation d'Annecy.

mais la Vénérable Mère de Bréchard était demeurée au monastère avec quelques Religieuses.

INNÉE [6 >i. •'

LETTRE UCXLVIU h

A LA Ul'.lti: INNE-G 1 1 SERINE DE BB II 10 î I

(À)inniLMit procéder ù l'i -.îii «1 . il »q ne

il la rentoyer sans la laire paner par 1 .

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Ma Tlti;>-<;iii;iu; FILLE,

Je supplie Notre-Seigneur de répandre ^m- votre chère âme 1 1 mu celles de nos chèrei Sœurs L'abond mee d n plus p irticulières grâces de son saint amour éternel. — Je voua remerc e de 1 1 i barité que vous m'avei Faite de communier pour moi le jour de sain! Jean l'Aumônier; c'est bien a tel jour, ce me semble, que Dieu me lit la grâce de me recevoir an giron de ton Eglise. Vous aves forl bonne mémoire; car, à ce jour-là, je Mii< entrée dans ma soixante-unième année. De prier Dieu qu'il me donne encore une suite d'années en cette vie. c\ si ce que je um^ prie de ne pas faire; il faut laisser cela à la di

sition divine, mais implorer sur moi la Miséricorde divine;

c'est *\>' quoi je vous prie el toutes dos chères So irs, afin que, quand je partirai de celte vi.-, je puisse être di; partit ip< r lui mérites de Noti [neur.

<» ml i votre novice, je ne vin- pas an point bien déterminant; car j en elle plosieui

ration , i lie 61 ril ici , do itre chose que ce

que je i >ui din l<- Chapitre avant que de 1 1

I ; , ri l'exil - conC lemmenl de pri D u poui i

voj»! , afin qu'il lui plûl donner la lumière d<- ce «ju; il de saioloiite; après quoi j< an Chapitre les conditions

on esprit, ainsi que ma Sœur Uaric-.AntoincUe me lésa de|writ.'> , ijui son! forl i mon gré. ./•• vais v tus envoyer li l.-tti eil< t , croyant <j | ible bien aise de

la faire lire au Chapitre, en laquelle j'ai marqué deux ou trois points qui sont fort dignes d'une cordiale considération. Au reste, c'est une bonne àme que Dieu veut sauver, mais je ne sais pas si la Providence a projeté que ça fut dans notre Institut : vous le connaîtrez si les Sœurs y procèdent en sincérité de cœur et devant Dieu , après lui avoir demandé la lumière de son bon plaisir. Mais, ma chère fille, il ne faut pas qu'elles fassent aucun fondement (soit pour la réception, soit pour le rejet) sur l'espérance du bien ou du mal à venir; mais qu'elles s'appuient sur l'état présent, car Dieu ne requiert pas ces prévoyances de nous; il faut qu'elles fassent considération sur l'état présent de son esprit, car c'est ce que Dieu veut de nous. Voilà, ma trèschère fille, ce qu'il me semble que je ferais, car vous ne la pouvez pas mettre dehors sans la faire passer par les voix. Dieu nous donne sa sainte lumière à toutes, et nous comble toutes de ses plus saintes bénédictions. Croyez, ma très-chère fille, que je suis de cœur entièrement vôtre.

Conforme à une copie de l'original gardé à la Visitation de Toulouse.

LETTRE MCXLIX

A LA MÈRE MARIE-MARGUERITE MICHEL

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