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SUPÉRIEURE A BESANÇON

Eloge de quelques Sœurs de Besançon. Bien choisir la place pour bâtir le monastère. — Projet de fondation à Gray. — Une Supérieure doit éviter l'exagération en faisant l'éloge de ses Religieuses.

vive -f- JÉSUS !

[Annecy, 1632.]

Ma très-chère fille,

Je loue Dieu de la satisfaction que vous continuez de recevoir par la bonté et les vertus de nos chères Sœurs, et je supplie sa Bonté leur départir toujours plus abondamment ses grâces et miséricordes, afin qu'elles persévèrent au bon chemin, où, par

la grâce de Dieu, je vois qu'elle* marchent, par le récil que vous m'en fail

le suis particulièrement consolée de ce que vous me marquez de ma Sœur M. -Dorothée [de Velleclef], de maSœorlfad.- /Angélique [Boulier , el L. -Madeleine [Adelaine], car c'est ni grand contentement qne de voir Les Ames s'avancer en leur i par l'affranchissement des imperfections qui les \ turé talent; mais vous ne me dites rien en particulier de ma Sœur Catherine- E.lde la Tour, el >i est-ce pourtant qu'où la jugeai! être nne GUe de grande espérance, c'esl pourquoi je voudrais I>i < *n que vous m'eossiei «lit si < •! !<* [ne] s'esl point secouée de ces petites tracasseries qui lui peinaienl l'esprit autrefois. — Quanl à ma Sœur [IL -Françoise] de Remelou el ma Sœur M.-Agnès [Charmigney] , ohl c'esl la vérité que ce Boni des dignes Religieuses, et qui on i des bons talents pour bien rendre du service à Dieu et à l'Institut, à ce qne j'en ai pu connaître pour avoir m rime el entendu l'antre dana wa lettres. Dieu vous les congervfi) s'il lui plaît. — Nous participons bien à votre douleur <in la maladie de notre chère Sœur M.-Séraphine [Monnier], mais je vois que Dieu veut accroître la Visitation qu'il a faite au Ciel, par celles qu'il retire de cette rie, el c'esl grand qne toujours les bonnes s'en vont; car sa Bonté Bail bien cueillir le grain qui est mûr; mais j'espère «jn'il remplira la place 1 Sœur <le quelque autre digne snjel «jn'il vous i

destiné de toute éternité pour le bien «le votre maison.

Je trOUVC votre tempi ' bon , pour le peu de lempi

qu'il v, a que vu- él< - établies, ••( mlir sacristie bien fournie. I t ce qui vous est le plus nécessaire, c'est d'avoir une

belle place sutlisante pour votre logement le crois bien que

-era votre avant. i;.- de lemeun pour quelques

années en i de \<> pourvu (pie mih \ a\ i / de

I pour vous ^ accommoder suffisamment, (.'elle «le \I. le

conseilh ; lin- une j.- pense , fort propre

[je] m'assure que si M. le comte de la Tour étant ami de votre maison comme il le témoigne , il ne trouvera pas mauvais que vous sortiez de chez lui pour vous loger plus commodément; puisque, même à ce que vous me dites, ce changement vous est tout à fait nécessaire, et vous verrez, dans le temps que vous y serez, les occasions qui se pourront présenter afin d'avoir quelque belle place pour bâtir un monastère. — Quant à votre fondation de Gray, ma très-chère fille, ce sera fort à propos que vous alliez gouverner cette nouvelle maison-là, puisque même vous avez des Sœurs si vertueuses et capables pour laisser à celle de Besançon; mais un peu avant le temps de l'accomplissement de cette bonne œuvre, je crois que vous ferez bien d'écrire à Mgr de Genève pour lui demander votre obéissance, car il faut toujours rendre à nos Supérieurs le respect et la soumission que nous leur devons. Mais vous nous dites que vous allez recevoir une douzaine de filles qu'il faudra mener à cette fondation; il sera donc nécessaire que la maison où vous irez soit bien grande pour loger d'abord tant de filles. Il faut que je vous dise, ma chère fille, selon la cordiale confiance qui doit être entre nous, que vous louez votre famille si hautement et par des termes de perfection si élevés, que cela fait penser qu'il y a de l'exagération, et l'on n'en est pas édifié. Ce que je dis pour certaines lettres que vous avez écrites à nos maisons; car chacun sait que les communautés sont composées de différents esprits et d'inégales perfections, c'est pourquoi il serait mieux de dire : Toutes marchent bien fidèlement, chacune selon sa portée ; nous en avons quantité ou tel nombre qui vont à grands pas, soit au dénûment ou en la pratique de l'humilité, simplicité, pauvreté et semblables vertus. Cela édifierait plus et donnerait plus de foi, car nous autres, si bien nous devons tendre à la plus haute perfection, qui consiste à la très-humble, simple et totale union de nos âmes avec Dieu, si en devons-nous toujours parler en des termes simples et

rabaissés. Certes, l'on ne poorrail parler de la sainteté <le notre Bienheoreoi Père plus hautement que vous [ne] Eûtes de nos Sœurs. I! a (alla, ma Krès-cbère fille, que mon cœur tons ail donné ces petits avis, que je m'assure voua recevra

Comme il (aul , a?CC mire amour lili J.

Vous turei bientôt nos Réponses que l'on «lit être fort propres -i pratiquer, pour j voir l'e*pril de cordial,- humilité - I simplicité que l'Institut requiert; vous m'en dires votre sentiment, et, bien que je me mortifie de vous dir< , [e ne laiss< de le faire par confiance. Croyei que de cœur sincère je suis totalement vôti

[P. S. | Ifa chère fille, vous ne nous faites point de mention si voui avei reçu une lettre, que nous vous avons écrite p ir les bonnes Sœurs de Sainte-Claire; je crois que noire communauté vous a Basai écril dos nouvelle-. Je ne vois pas les lettres qui sortent de céans parce que je n'en ai pas le loisir; mais j'ai commis une Sœur pour les voir, <t je crois que le style en i s! simple; c'est pourquoi je pense que nos S eurs feraient [bien] • I se form< r selon ce qu'elles verront en ces leltn -, pour ce qui le la simplicité aux paroles et aui écrits. — Je ne

-m- -i le bon If. Chassignet aura reçu une lettre que je lui ai je voudrais bien que vous me disiei cordialement comme quoi il esl satisfait de vous, efl comme il se lien! bien ami à votre maison , et qu'encore plus cordi 'ai-

de lui donner tout !<• contentement 1 1 gratitude qu'il vous

poui lei boni offio - qu'il a faits a voti e m u'son.

fâ LETTRES DE SAINTE CHANTAL.

LETTRE MCL {Inédite)

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