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nous confiant que sa souveraine Bonté nous donnera, malgré la malice de nos persécuteurs, ce qui nous sera le plus utile pour sa gloire en nous et notre vrai bonheur et repos, et couronnera enfin notre patience et innocence d'une sainte victoire, ainsi que de tout mon cœur j'en supplie sa douce Miséricorde, et de vous être lui-même la récompense de tant de biens et assistances que nous recevons de votre bonté et sainte affection. Je demeure sans fin avec une dilection pleine de respect, Monsieur, votre très-humble, etc.
Conforme à une copie de l'original gardé à la Visitation de Salo (Lombardie) .
LETTRE MCLIII
A LA MÈRE LOUISE-DOROTHÉE DE MARIGNY
SUPÉRIEURE A MONTPELLIER
Inquiétudes sur la santé de cette Supérieure; abandon à la volonté de Dieu. — En quoi consiste l'esprit de la Visitation. — Désir que la fondation de Nîmes se fasse par le monastère d'Annecy.
vive -f- JÉSUS !
[Annecy], 17 mars [1632].
Ma très-chère fille uniquement bien-aimée,
Croyez que ce n'est pas sans douleur bien sensible que j'ai appris, par le récit de notre Sœur M. -Renée [Fabert], les extrêmes incommodités où vous vous êtes trouvée, et les remèdes violents que l'on vous fait, lesquels sans doute, s'ils se continuent, vous ruineront tout à fait; car, à mon avis, vous n'avez besoin que d'un peu de manne de temps en temps pour décharger votre poitrine, et du reste j'écris à notre Sœur M. -Renée, à quoi je vous supplie, ma très-chère fille, de donner foi et consentement, me confiant que, par ce moyen, Dieu vous maintiendra dans une santé suffisante, pour le bonheur de celte nouvelle plante. Hélas ! ma fille, que je le désire et que j'en lupplie la divine Donlé de bon cœur, avec toutefois entière
ANNÉE L632, Il
soumisse ii ii sa très-sainte ? olooté. Tâches fort de vous récréer par Ja confiance que vous devei prendre en Dieu, que s'il lui plail de vuu> tu» r b soi, il pourvoira votre maison selon von ni lifiera n lesquelles 1 1 m dev< i for! porter
.i i i tte confiance 1 1 entière i ition en Dieu ; car elles doivent
cela i la Bonveraine Bonté, à leur propre com , et à
l'honneur de leur saint Institut En tool et partout il doua tant toujours montrer vraies servantes de Dieu et imitatrices de notre Bienheureui Pèi , comme nous le devoni -i la
douleur nous étreint le cœur, la raison et la crainte de Dieu nous doivent néanmoins toujours tenu- dans les termes de notre
devoir.
Ilonseigneur votre digne prélal fait avec tant d'affection i
qu'il juge pour votre mieux qu'il lui eu faut savoir bon : ,.< , l :
eu effet vous eipérimenterei, moyennant la grâce de Dieu, que
I n n avantage de n'être point contraintes de s'accommoder
dans des maisons bâties, et qu'il sera mieux de faire a pleine
liberté voire monastère. Dans deux ans au plus, sous \ pourres
i. .le vais donc écrire au hou Père (,' irrel : je Voudrais
que vous lussiez de lui imperceptiblement où je l'ai vu, si
ete a He>aueou; cela m'aiderait mieux à me souvenir de lui;
• coni n nom seulement -- .le prie Dieu qu'il vous
pourvoie d'un bon confessa 01 : cels « il étrange qu'en une m
la il ne se trouva des ec< l< tp ibli - d.
.!-■ salue le bon M. (ircspiu qui vous tait la charité;
très-humble ur, la bouté duquel
m est lOUJOUI I plus I I VOile : mande/
1 votre intention que nous !«• lui offrions de la part de cette
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« 1 r< 1 le lui donne. >a\w i \I. ■ t made-
• di 1 allai de. notre ptii, selon qtM vc 1 le trouvères )
pi "|»OS
Je suis bien aise que nos Sœurs vous donnent contentement; je prie Dieu leur vouloir de plus en plus donner l'esprit de leur sainte vocation qui est humble , simple et doux. Je supplie notre chère Sœur l'assistante d'y faire une spéciale attention, ainsi que toujours je l'en ai priée, afin que cette bénite vertu reluise en toutes ses actions. Je les salue toutes. — M. Descôtes est trépassé; ce que je vous dis afin que vous priiez pour lui.
— L'on m'a écrit que Mgr de Nîmes voulait faire sa fondation des Filles de la Visitation et qu'un Père de l'Oratoire a pour cela écrit à nos Sœurs de Valence pour y prendre des Religieuses. Or je sais qu'elles n'ont pas des Supérieures, ainsi que je leur ai mandé, et que l'on s'était adressé céans, et puis je désirerais bien fort que cette fondation-là se fît de nos Sœurs de Thonon, qui sont certes très-bonnes et vertueuses, et la Mère, comme vous savez, est très-capable; mais nous y mêlerions des Sœurs de céans, et la Mère en étant, il faudrait dire qu'elle serait de ce monastère; car il m'est avis que l'on doit être bien aise d'avoir des Religieuses de Nessy pour fonder. Voyez , ma trèschère fille, si vous pourrez gouverner cela, en sorte qu'il puisse réussir, mais comme de vous-mêmes, sans témoigner que je vous en aie écrit; peut-être que le bonPèreCarrelvousy pourra aider.
— Ma fille, Dieu sait en quel rang vous êtes dans mon cœur, et combien vous m'êtes uniquement chère; notre bon Dieu vous conserve! Je me fie que vous y aurez du soin. Sa douce Bonté règne entièrement et à jamais en nous! Amen. — 11 soit béni.
Conforme à l'original gardé aux Archives de la Visitation d'Annecy.