A LA SOEUR MARIE-ISABELLE DE LA LUXIÈRE
A CREMIEUX l
L'humilité attire l'Esprit de Dieu. — Chasser avec soin toute pensée de défiance,
Ma très-chère fille,
Vous m'aviez déjà confié ce secret de votre cœur, dont je vous sais très-bon gré; mais ne pensez plus aux choses passées. Qu'elles nous servent seulement pour nous faire tenir trèshumbles et basses devant Dieu, qui nous a été si miséricordieux, et très-petites à nos propres yeux et à l'égard de toutes créatures. Ce doit être notre principale affection, et de nous rendre très-fidèles à la pratique de cette sainte vertu, seule digne d'attirer l'Esprit de Dieu en nous.
Pour votre oraison, suivez avec grande simplicité l'attrait de Dieu, selon le conseil de votre bonne Mère. N'admettez nullement la pensée que vous serez damnée : c'est un soufflement de l'esprit malin. Vous avez des bonnes arrhes de la bienveillance de Dieu, par la grâce de votre vocation. Demeurez en paix et confiance entre les bras de sa bonté et miséricorde; elle vous sera favorable. Mais soyez-lui bien fidèle, ma très-chère
1 Sœur Marie-Isabelle de la Luxière, originaire de Nantua, fil profession à Annecy le 3 mai 1027, et dut en partir quelques mois après pour aller à la fondation de Crémieux. Soit à ce monastère, soit à ceux de Draguignan, Grasse, Arles et le Pont-Saint-Esprit qu'elle gouverna successiveinent, celte vraie Religieuse parut un « miroir de dévotion» et s'étudia surtout à inculquer à ses Filles un tendre amour envers la divine Eucharistie. 1 I dans la participa lion à ce Pain céleste qu'elle puisa la force de gravir Ja montagne sainte, où le Seigneur se montre face à face à ses élus.
{Année Sainte, VIIe volume.)
fille en voire rabaissemenl el vous len< i fort noie avec roi Sceun efl également Je sons assure que de cœur je rais toute vôtre. L'on proposer! dee Sœurs pour l'élection capables «le port* r la chai ,<■, et l< s Su'in> seront en liberté d'élire lelou l'inspiration de Dieu, que je su j>j*li<* vous bénir et soil béni
Cêmiùrm* ai; et l'orifisal gwid M premier monasNr? de h Viiitation de
Mirteillc.
LETTRE IICLVIII [Inédit
\ L \ SOBl i; n\i -PÉBONNS B IILL IRD
Kllc lui rrcnriiniaiii!»' la • -liante < 1 l.i joie au lertfo ' l> n.
ll\K y JK>
1633] Ma TlJs-CHÈlI Kl i
En< » petit billet, puisque Dieu m'en donne le loisir. V ou - m'avei bien consolée de me parler ave< une si entière confiance. •!<■ voua dirai aussi el à cœur ouvert, < somme à ma chèn ûlle, quej'ai bien trouvé «lu changement «-n votre esprit,
irquaul qu'ici um^ veilliei avec plus <1«' soin <!<• ne \ tint de fautes, -m tout enveri tel Sœurs, auxquelles vooi |
ipecl it soumission. Reprenes ce train, ma chère fille, / si fort soi votre garde que voui n'échappies
plui d( | irol( - contre la i Rend* s-vous foi t i rite,
dou< I 1 1 hm cto i - tout
Pour vcti . m tison, iuiv< s-j l'attrall el i |
i tolontaii eni< ni P venl .1 la Mie et P i on de
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Xotre-Seigneur, afin de l'imiter en ses vertus, et vivez joyeuse dans la maison de Dieu, ne vous laissant porter à aucun désir sinon à celui de plaire à Dieu par l'exacte observance.
Nous vous nommerons pour l'Ascension des Sœurs des plus capables qui nous sera possible, pour proposer à votre élection ; mais, pour Dieu, que l'on laisse bien agir le Saint-Esprit, en l'amour duquel je suis toute vôtre.
Conforme à l'original gardé aux Archives de la Visitation d'Annecy.
LETTRE MCLIX (Inédité)
A LA MÈRE MARIE-JACQUELINE FAVRE
SUPÉRIEURE AU DEUXIÈME MONASTÈRE DE PARIS
Témoignages de gratitude. — Il faut donner aux Religieuses le temps de s'affermir dans la vertu avant de les envoyer en fondation. — N'admettre aucune interprétation des Règles et coutumes. — La Sainte désire que ses filles écrivent rarement et courtement.
vive -J- JÉSUS !
[Annecy], 29 mars [1632].
Vraiment, il est beau et riche en excellence ce béni parement! aussi est-il parti du grand et charitable cœur de ma grande et très-unique fille. Nous l'avons offert à Dieu et à notre Bienheureux Père, avec une communion générale de notre communauté, qui avec moi vous en offre, et à la vôtre trèschère, mille actions de grâces. Nous avons fort supplié cette divine Bonté de répandre abondamment la blancheur de sa sainte innocence et pureté sur toutes vos chères âmes, et le vermeil de son pur amour, afin qu'avec les saintes vierges et les glorieux martyrs nous le puissions bénir et louer éternellement. Amen. Je remercie en particulier vos chères novices du petit tableau de notre Bienheureux Père qu'elles ont envoyé aux nôtres. Je l'ai trouvé si à mon gré que je l'ai gardé pour notre cellule, et vais pensant ce que je leur pourrais envoyer en
ANBJI i. 1631 61
contre-échange qui leur pourrait être agréable. M i Lrès-chèrc fille, si vous le pouvei savoir d'elles, dites-le-moi, et je le ferai de bon cœur.
Noua reçûmes avant-hier votre deniière lettre; j»- m'assure qoe mainteoanfl von- avea aussi reçu deoi on Kroii des nôtres avec la réponse |»<un- M. le commandeur [de Sillery]. Vous me dites qu il l'attendail de bon cœor; mais, bêlas 1 qu'il la troni indigne de son attente! JVn veui aimer «le bon cœur mon abjection, el récompense r, si je pois, mon impuissance, par mes I i c'esl la vérité que ce bon seigneur m'esl en grande
v. m ration. — Nos pauvres Sœurs me fonl pitié d'être là si seules : m i e n'était cela, j'aurais plus d'inclination que cette fondation fût i nous < n bisons tant que dos Sœurs n'ont pas le
ie bien fonder elles-mêmes, le crois bien que ma Sœur af.-Euphrosinc [Torpin] esl bien capable; mais |il| lui eût lait grand bien d'être encore sous votre main; néanmoins, si vous n'en avei point d'autres, il faul er, comme disait
notre luenli. ni eu\ Père, que la Providence M)|q>l< lont ee
qui manquera. Mais, devant que de les envoyer, il me semble qu'il serait nécessaire qu'il \ eût quelques dispositions pour !<• temporel, soil «le quelque bonne personne qui donnât on quelque chose, on qu'il \ eùl des iill<'^ prêtes. J«' !«• v Sœur la Supérieure <!<' N. ; elle gouverne
l.ut ; ; i h UOtl 6 Soin la du
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ini limplemenl , que par toute antre mani< re de les
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nintelliijiblcs \ i; .:ii. nous rve noti •• bon \I.;i de D tus
heureusement Ces incertitudi li< nnenl eu peine ; m. n. Dieu les veut, il il soumettre <l« bon cour. J
soulagée de ce qu'il n'amènera pas ma fille de Chantai , pour la crainte que j'avais que cela ne l'incommodât; mais il ne lui faut pas dire à elle, car elle pourrait penser que je ne l'aime pas, bien que je la chérisse de tout mon cœur; mais les entrevues me sont assez indifférentes. — Que me voilà bien consolée de vous savoir toute remise I Je prie Dieu que votre santé soit rétablie pour longues années, afin que sa Bonté en tire de plus en plus sa gloire.
Nouez le plus tôt que vous pourrez l'affaire de madame de Senecey; tout ce qu'elle demande est juste et raisonnable. Il est vrai que ce n'est pas un article de la Règle de ne prendre que trois petites Sœurs; mais elle est du Coutumier. Ces bons Pères [mot illisible], et le Père Maillan même, ne sont que trop libres en l'interprétation de notre Institut, en ayant donné quelquefois d'assez contraires aux intentions du Bienheureux; enfin, quand on désire une chose, on trouve qu'elle se peut. C'était, je m'assure, par tel moyen que nos Sœurs de Lyon avaient cinq petites filles, et qu'on voulait prouver que notre Sœur de Blonay pouvait être réélue Supérieure autant de fois que les Supérieurs et les Sœurs le jugeraient nécessaire, et qu'aussi elle est du monastère de Lyon, et autres bonnes interprétations qu'on a voulu faire. Or néanmoins, ma très-chère fille , il faudra gratifier ce bon Père en tout ce qui se pourra , car il est un digne serviteur de Dieu , fort affectionné à notre Institut, et qui nous a toujours fort obligées. Voici ma pensée : la petite de Ragny ne doit tenir aucun rang entre les petites [filles], puisqu'elle est en qualité de bienfaitrice; que si l'une des trois autres était de quinze ans pour être mise au noviciat, vous pourriez en liberté en prendre encore une. Que si cela ne se peut, je laisse à votre jugement, ma très-chère fille, de faire ce que vous jugerez pour le mieux en celte occasion; bien qu'il soit vrai qu'il sera regardé de vous plus que de toute autre, et qu'il est toujours fâcheux de rompre ses coutumes. Notre
Bienheureux vous dira ce que vous aves il (aire. Ma fille, foui m'êtes de plot en plot (iniquement chère.
\P. S.\ Ma très-chère fille, nos Sesurs d< Lyon m'ont mandé que doj Sœurs de par delà écrivent lanl et t.mt en Prov< m en Daophiné, que le maître <!«' la poste disait que m étaient tout pleins des paquets de la Visitation : certes, je «rois qu'il ) a prou d'inutilités parmi tout cela, < t, ce qu'il j s plus à craindre, des impertinences [puérilités] qui, si elles étaient rat - « i I"1 1, seraient bien des risées, 1 1 de plus surcbar; les maisons de ports. Si vous nouvel savoir quelles sont ces grandes ij H les » ii faudrait avertir, le minute de les retranchi r a celles qui s'a ' « isenl à moi, y ayant bi< d des Relig - qui m'ont écrit des lettres longues de m i/«i pages. Oh certes! je [leur réponds] comme il taul ; car je ne puis fournir à lire< I répondre.
urne au il jjtrdé à la Visitation de Clmnl <•
LETTRE MCI A InédiU I LA Util PAtJLB-jéiONYME DE MONTflODI
tnCCt fur la imul d I' \A ., I.
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Il I i fort |" h de temps que je u écrit] « est pourquoi
je i fais inaiotenanl «jik' ce billet, pour leulemenl me
louloii il»1 la moi t de \I. mire bon P pis i-
\ oila, m i très < bère fille, comme la i le de l'homim km « i t.iin. aune nous mais devons toujours lenir sur nos
J.- prie Dieu «jn'll le veuille i • ■«•. toii i • tint i • p
r i i|>.il»l< > in vnti c m pour
> MiccrtliT, il ii* - 1 p. in hcsoiii dru mettre <1« celles
dehors sur le catalogue pour proposer à l'élection. Néanmoins, avec toute bonne liberté, faites ce que Dieu vous inspirera, tant pour ce sujet que pour tout le reste. Je supplie sa Bonté vous donner abondamment ses célestes grâces, et à toutes nos chères Sœurs que je salue de cœur.
Conforme à une copie gardée à la Visitation du Mans.
LETTRE MCLXI
A LA MÈRE MARIE-AIMÉE DE RLONAY
SUPÉRIEURE AU PREMIER MONASTÈRE DE LYON
Comment faire le choix des Sœurs destinées à être envoyées en fondation. — L'obéissance est la solide base de la sainteté. — Il faut conserver soigneusement les usages établis par le R. Fondateur.
VIVE -j- JÉSUS !
[Annecy], 1" avril 1632.
Ma très-chère fille,
Il n'y a que trois ou quatre jours que je vous ai écrit; mais je le fais encore maintenant à l'avantage, afin que celte lettre soit prête quand il se présentera une commodité pour Lyon. Je vous ai déjà mandé que je me porte bien depuis quinze jours en ça, Dieu merci, et vous ai aussi écrit touchant l'affaire de madame de Senecey.
Oui, ma très-chère fille, que ce sera suffisamment, ains abondamment, faire la charité à notre maison de Bourg d'y prendre deux Sœurs pour votre fondation de Mâcon. Pour celle de Villefranche !, peut-être que nous emploierons la bonne
1 La fondation de Villefranche en Beaujolais se préparait par les soins de II. Deichamps, dont les deux filles étaient Religieuses au monastère de Bel- Lecour. Ce pieux gentilhomme avait d'abord rencontré tant d'obstacles h l'exécution de sa sainte entreprise qu'il s'était vu obligé de réclamer l'intervention de la reine Anne d'Autriche. « Aussitôt Sa Majesté envoya un exempt de ses gardes (disent les anciens Mémoires) pour ordonner aux
volonté de nos Sœurs de l'Antiquaille pour qoelqoe antre de nos pauvres maisons, i n cas que celle de Bourg donne trois on quatre filles pour nne petite fondation dont on parle, je ne sais ou, au Comté, qbi se doit Eure bientôt Quant à ce qui est «lu choix de la Supérieure que rous detei envoy< r ï M icon, vous ferez bien de suivre ce qne !«• Contnmier marque pour cela , «l'eu conférer avec vos coadjutricei ou avec vos Sœurs anciennes pour en savoir leur sentiment, si les conseillères sont de celles que sous y roules envoyer, et puis en communiquer avec le Supérieur ou Père spirituel. Après cela, s'il veut et que von- le jugiesa propos, vous pouvei lui (aire parlera toutes les Sœurs pour vous mieui résoudre. El faisant de cette sorte, ma chère iill»', il ne faut point douter qn«* et- qui se conclura ne soit selon le bon plaisir de Dieu. .!<■ trouve, en ce que vous me dites de notre Sœur Fr.-Gertrnde [Pioedon], des fort bonnes conditions a mon gré. Pour ma Sœur If. -Denise, il me semble qu'elle est un peu bien bruyante pour être si tôt renvoyée deb
. il faudra que von- fassiez le jugement de cel i selon
>upéi ieure que vous enverres.
Mgr ilr Genève nous avait déjà I > i < *n «lit que madame de v*en-
dôini vous a «'nvovf un cinir il'or, Di.'ii veoille ivn
nôtres loul d'oi de sa charité et de son pur amour 1 — l
/ bien l'ait d'ôter l'habit à cette boom grosse fille cai l'imagination forte, tout* impressions qu'ell i pren Ira, i
.i .i un h.- qu'elle ne les tienne p » n d< - i i Q
r la S ipérieure de Moulina , \l , le Genève lui s bien
Il la l'Uil :
écrit; je no sais pas s'il voudra redoubler. Pour moi, si j'ai le loisir, peut-être lui ferai-je encore un billet. Certes, les choses qu'elle fait sont du tout contraires à l'esprit de sa vocation, et [je] ne sais comme elle se laisse si fort porter à celte inclination qu'elle a à l'austérité , car c'est une bonne fille qui a des bonnes dispositions pour rendre du service à Dieu, et elle se gâte par ce moyen. Pour moi, j'estime toujours plus la sainteté qui a son fondement dans la soumission. — Ma très-chère fille, je vous dis encore en confiance qu'il y a une de nos maisons qui désirerait avoir notre Sœur Claude-Agnès [Daloz] pour Supérieure. Je crois que vous l'avez maintenant auprès de vous, ainsi que je vous en ai écrit deux [fois] pour vous prier de l'y faire passer; c'est pourquoi je désirerais que vous en sussiez le sentiment de notre Sœur la Supérieure de l'Antiquaille1, et que vous me le mandassiez avec le vôtre. C'est une âme en laquelle je ne sais rien que de bon, et [je] crois bien que pour la conduite intérieure, elle y réussira toujours bien; mais ce que je craindrais un peu, c'est qu'elle ne fut pas tant ménagère pour le maniement du temporel; néanmoins, je serais bien aise d'en savoir votre pensée de vous deux seules à qui je la dis. Je désirais la garder un peu ici avant que [de] la remettre en charge, pour cette raison; mais puisqu'elle aura été auprès de vous et
] La communauté du second monastère de Lyon se trouvant trop à l'étroit à Gourquillon, avait dû se transporter sur une autre partie de la colline de Fourvières, dans une maison beaucoup plus vaste, appelée Antiquaille, à cause des nombreuses antiquités romaines qu'on y avait découvertes. « En creusant la terre (dit V Histoire de la fondation) , on trouvait des statues, des pierres brisées, des salles pavées à la mosaïque et de grandes pierres blanches, sur l'une desquelles était marqué : Ci-gît Tite, fils de Vespasien. Si nous méprisons ces raretés, il y en a d'autres que nous honorons infiniment, ce sont les cachots des martyrs que nous avons le bonheur de pos-
■r; c'est dans le lieu où nous sommes que saint Pothin et ses compagnon! ont été martyrisés. » De là vient que le second monastère de Lyon
■erva le nom d' Antiquaille, sous lequel il fut désigné jusqu'à la révolulion de 1793.
Awi i sa. 6-
de notre Sœur «le rADtiqoaîlle, j'estime que < t plot qoe m «'II»- avait été auj
Voila tout, ma trèt-chère Elle, Binon ce qae voua savei si bien, qoe je suia d entièrement a vous. V :
paqoel esfl demeuré : noua v, joi billet, el [je] i
supplie de faire lenii deui paquets qui
x ut à Paris. Dana celui pour la ville, il ^ a une étole de i • Bienheureux Père pour ithédrale d'Ypres, en Flandre.
[ 01 < ■/. s'il le faut bû d recommander.
DÛ u soit lu ni!
Ma chère fille, je vous dia encore anr ce que um> me i / défaire faire l'élection <le la Supérieure qu< \ poules envoyer à Ma cou, par voi\ de chapitre, que nous ne devons point mettre < 1 « ■ ooovellea coutumes en notre Institut, tina Buivre Bimplemenl ce que le Bienheureux nous a laissé, l/ous souvenes-vous, ma chère fille, «le la peine que voua pensâtes avoir quand Mgr de Lyon voulait faire l'élection de ma Sœur la Supérieure de Saint-Etienne ' C'esl pourquoi je vous dis den chef que voun conservies toujours l'autorité que la Supérieure el les Soins doivent avoir dans l'exacte o t [que i
n'en dooniea point au dehors plus qu'il ne but, car cels
important. — Je vous prie «le DOU8 lu: lOUChanl DM
u i.. - \ porteur, el de faire jom.li e cette l< lire
pourTroyes au paquet du faubourg. Ne pstyea poinl d< port
a ce porteur, D U Ce que nou.s l< > ici.
LETTRE MCLXII
A LA MÈRE ANNE-MARIE ROSSET
SUPÉRIEURE A CREMEUX
Conseils pour la prochaine élection.
vive f JÉSUS !
Annecy, 11 avril 1632.
Ma très-chère fille,
Par une si bonne occasion, je vous ai voulu faire ce billet pour vous dire ce que je réponds à vos Sœurs conseillères qui m'ont écrit pour l'élection, qui est que vous pourrez proposer sur le catalogue ma Sœur Marie-Françoise de Livron, qui est une fille fort vertueuse et bien expérimentée au gouvernement spirituel et temporel, et que je crois qui serait utile à votre maison en cas que vous ne puissiez pas porter plus longtemps la charge, à cause de vos infirmités corporelles, et parce que aussi, selon la première parole que nous donnâmes de ne vous laisser là que trois ans, nous serions bien aises de vous avoir ici : vous y seriez plus soulagée, ma chère fille, et votre sanlé en serait peut-être meilleure. Croyez que vous y serez toujours reçue chèrement et avec des cœurs pleins d'une sincère dilection pour vous, je vous en assure, ma très-chère fille.
Il y a encore d'autres Supérieures déposées que je nomme à nos Sœurs. Vous pourrez choisir ensemble celles que vous trouverez plus à propos pour mettre sur le catalogue, s'il est besoin. Je remets tout entre les mains de Noire-Seigneur, m'assurant qu'il vous inspirera à toutes ce que vous aurez à faire en cette occasion. J'en supplie sa douce Bonté, et de vous rendre participantes des mérites de sa glorieuse résurrection. Je suis en son amour plus que je ne puis dire, ma très-chère fille, votre très-humble, etc.
nu i une copie faite sur L'original par la Mère Rossel elle-môme. Archives de la Visitation d'Anuecy.
AWI.K I -
Ll I I RE MCI. Mil \ LA \iu;r. HABIB- IIMKB DB i;i.«>\ W
patuiu uo\istiik r>*
Seotiment de la Sainte au
— V millj et a Chanl
M.\ TRKS-CHLRE FILI
Voilà les répom - ne 1' ris el Rfom, que i P
mu* portera «»u vous les enterra. Il i fait merveille en cette ville par n s i liions . il nom ■
i raelquefois, dont nous lommes i ntolées
i, — le i - que tooi i nos i uses ton-
al vota .lion <!<• Mi' on. Poisqne tons av< i la parole de
mail mit' d f, je pense que vous pouvez bien !
in quand voua von ir elle il» il p i- remme
qui veuille manquer «le lenir sa pan
Qa hre p mm v . les, je
que vnu^ «u dire, parce qn i qne noire
iheureoi P trouvait fort douteux pour «loin
lemblab s i. Pour moi, j'ain i mieox mourir
|( > pr t pour ev iter les ah
'. que p mit le r qu'il \ i -l'otl-
\u surplus, m hère fille, n< trtir
demain pour Rumilly, si Dieu permet qu'il fasse beau Ken
\I r : m a rn ntninan lier v oir DOi ch<
!«• Ii, « t p' « i unbérj . M i lionne Sœnr
i poursuit i. nonobstant le refus qui lui fai^ qu'elle a obtenu M r que nous leur irions a à ch une plat e pour h < |(,r,.
ipOd in D quelle n. que |,.
i «"> [" m'il ne me
semble pas que cela soit bien nécessaire; mais c'est qu'il me fâche toujours de sortir; car j'aime bien à demeurer ici. Je ne sais non plus que vous [ce] que nous ferons de cette pauvre maison de Riom ; tout s'y consomme. Nous sommes dans l'impuissance de les aider encore, étant quasi toujours à l'emprunt pour rouler, ne pouvant être payées, outre qu'il se fait et fera toujours plus de dépenses pour les affaires de notre Bienheureux. Vous savez ce que je vous suis. Dieu soit béni et vous fasse vivre de son saint amour! Amen.
Conforme à l'original gardé aux Archives de la Visitation d'Annecy.
LETTRE MCLXÏV (Inédité)
A LA MÈRE MARIE-JACQUELINE FAVRE
SUPÉRIEURE AU DEUXIÈME MOXASTÈRE DE PARIS
Affaires de la béatification de saint François de Sales,
vive j jésus!
Chambéry, 2 mai [1632.]
Je vous écrivis avant-bier , où je vous mandai la joie et la consolation que je ressens de la santé de Mgr de Bourges, de quoi je bénis Dieu. Croyez, ma très-cbère fille, qu'il faut bien regarder le divin bon plaisir de Notre-Seigneur au retardement de cette affaire, car c'est Lui qui le fait. Or, à toute fin, si Mgr de Bourges ne s'acheminait pas pour venir si promptement, comme il nous en donne l'espérance, nous vous envoyons les Mémoires du Père dom Juste. Je vous avais déjà écrit que, s'il se pouvait, vous nous fissiez venir notre bon M. Ramus avec Mgr de Belley ; que si Mgr de Belley l'ancien ne pouvait venir, nous nous servirions du moderne. Nous craignons fort les Longueurs du côté de Rome : je vous prie de regarder bien avec M. le commandeur [de Sillery] tous les expédients qui se pourront prendre pour acheminer promptement cette
affaire. Vous êtes sur les lieax, vous voyes comme toutes choseï vont, c'esl ponrquoije vous supplie d'j employa totre soin, el de voir derechef avei i-cher el bonoré
frère M. I< imandeur el le Père dom Maurice, pour vous
. .' e ensemble à ce que vous ingères 1<' plus court i l'acheminement de celte affaire, el rail l><>n de faire
venir Mgr <!»• Bellei el M. Ramus. Que ai loul Mgr <i''
limr i.iit sur le poinl de sou dépari pour venir ici, <i
ne lui faudrait pas dire la résolution que nous prenons d'avoir i ire à Rome ; i ir9 si je ne me trompe, le bon i îign< ur .1 un peu de remords de conscience de n'avoir eu son rec ce lieu-là, ainsi que Mgr de Genève lui avait mandé, il } a environ quatre mois. I t pour conclusion, ma « remets cette affaire à votre prudence <'t sage conduit..
expédients les plus courts «-t les plu n s,
ain^i que vous le jugerea pour l<* mieux. J'écris à M:;;
-, je laisse la lettre ouverte : vous la donnerea ou retien-
<h . /. comme VOS r< I pour le mieux.
lia loute chère fille, je suis ici a Chambéry, bien emb en « parloir; unis certes 1 » i < - n consolée parmi sonl loi 1 bonnes «-t brai es. Pour la Uèr< n / Vous nous <u 11 1 ni , Di< u aidant, voit icul amoui ' l «ai- - 1 1 que je voui les,
toute vôtre el or.
LETTRE MCLXV (Inédite)
A LA MÈRE LOUISE-DOROTHÉE DE MARIGNY
SUPÉRIEURE A MONTPELLIER
Elle lui conseille d'entreprendre la construction d'un monastère régulier.
vive f jésus!
[Chambcry], 4 mai [1632.]
Ma très-chère fille ,
Nous vous avons écrit, il n'y a qu'environ dix ou douze jours et à nos Sœurs de Lyon, pour savoir si elles vous pourraient faire avoir les neuf mille francs que vous désirez. Nous n'en avons encore point eu de réponse depuis. — Nous avons reçu M. et madame de Vallat, avec tout le bon accueil qu'il nous a été possible de leur faire, et sommes marries que nous n'ayons point d'occasion de leur rendre quelques bons services, car nous le ferions avec grande affection. M. de Vallat m'a dit qu'il espère que dans neuf mois vous aurez un corps de logis bâti. Je l'ai voulu mettre dans l'achat d'une maison qui est à votre passage et qui vous est nécessaire ; mais il n'y a pas voulu entrer. De façon, ma chère fille, que je vois bien que leur inclination est que vous bâtissiez, et je crois que vous êtes trop sage pour vouloir acheter une maison et laisser de bâtir contre l'inclination de Mgr de Montpellier, lequel vous ayant engagée en ce dessein de faire bâtir, ne manquera de vous aider à l'avenir, comme il a fait par le passé, et comme je vois qu'il fait toujours, en quoi certes vous lui êtes grandement obligée. Et croyez, ma fille, que si tous les commencements de nos établissements étaient aussi bien appuyés que le vôtre, il n'y aurait pas de quoi se plaindre, ni de quoi me donner tant de rompements de tête que j'en ai pour ces choses-là. Je vous dis donc, ma très-chère fille, que l'argent que vous destiniez pour acheter celte maison dont vous me parlez, vous le pourrez
\wi.i; 1652, 78
employer à Eure bâtir. El cependant, \I. <1<- Vallal m'a «lit que vous pouviez tom mettre an large la oè vous êtes, <'u prenant une petite maison qui esl joignant la vôtre, ou il y i deux chambrai qui vous pourraient Buffisammenl accommoder an attendanfl miens.
Quant à ces bonnet demoiselles de Béxiers, je prie Dieu qu'il Jour lasse I e de mettre en effet leur dessein, puis-
qu'il esl pour la pins grande gloire de sa divine Maj< b( Nous sommes après vou< chercher une bonne Sœur domestique pour lui (aire faire son essai céans, el vous Ten\ ivec
madame de lallai. Noua avoni aussi (ail dire la ueuvaine de messeï qne vous aies envoyée el recommandé i Dieu ^intention p<»ur laquelle on les a dites. — lia bile, voua saves, <'t il esl vrai, que je -ui> [vôtre] de toul mon cœur el voua supplie •le n'en douter jamais. •!«• supplie l'Espril Très-Sainl de vous remplir de ses dons el gr vec abondance, el tontes vos
chères Sœurs, que je saine de toutes mes affections.
/'/ M NMl I
Co n il Von