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II. I PRE UCLX1 l

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bien. M. voire bon confesseur ne nous a pas trouvée en noire monastère d'Annecy, mais en celui de Chambéry, où nous sommes venue pour quelque affaire importante, et je crois que nous partirons mardi prochain, Dieu aidant. — Nos Sœurs ont bien eu tort de désapprouver qu'on nourrît ce bon M. votre confesseur ; car ayant les bonnes conditions que vous me marquez, il faut bien s'ajuster avec lui pour le conserver. Mais pourtant si madame de Saint-Julien veut tenir sa parole, vous ferez bien de vous y accorder, car cela vous épargnera toujours autant. Les Supérieures sont toujours sujettes à être censurées, comme vous voyez; néanmoins, je supplie nos Sœurs de se bien amender de ce défaut, qui est important dans une communauté.

Pour ce qui est de votre bâtiment, il faudra, s'il se peut, faire voir le dessin à quelque Père de Religion qui s'entende à cela, comme si vous avez là quelques Capucins, ou qu'il y en passât qui fussent intelligents en l'architecture, ou bien encore que ces dames vos bonnes amies employassent quelqu'un de leurs amis pour le considérer et vous en dire par après leurs sentiments; car ils vous pourraient mieux conseiller que moi en ces choses-là. M. votre confesseur pourra [vous] dire le surplus de ce que nous avons conféré ensemble pour ce sujet. — Quant à l'élection qui se doit faire en votre maison, puisque l'on n'a pas goûté la proposition que nous avons faite de celles que j'ai cru être plus convenables pour être mises sur Je catalogue, je m'en démets et laisse faire ce que Ton voudra. Puisque l'on se contente de ce qu'on a dans la maison, je leur laisse faire le catalogue : je m'assure que l'on vous y remettra. Seulement, vous dis-je, mais à vous seule, que si l'on élit une Sœur de votre monastère, autre que vous, je crois qu'il sera nécessaire de vous y laisser encore un peu de temps pour aider, pas vos bons conseils et exemples d'humilité et d'exacte observance, la nouvelle Supérieure. Vous verrez ce

que je dis à If. \. loachanl ce point de l'élection; mais (ailes en sorte que vos So ors con& illères ne l'en a; ent pat

(ailes rendre la I * * 1 1 1« * biea fermée. Croy ex, ma fille, qoe ce me sera bien <!<* la consolation de vous ravoir à Anneci ; mais, pour la raison que je vous ai « 1 i t « * ci-dessus . si l'on élil nne de vos S i ors, ce ne pourra pas être si tôt, le que votre pré-

sence sérail encore nécessaire. Je prie Dieu qu'il inspire à nos Sœurs ce qui sera de son hou plaisir.

Non, ma fille, ce n'esl pas bien que If. \. entre ainsi souvent en votre maison pour parler aui Sœurs. Je leur écrivis bien l'autre joor; mais, puisque cela n'y a pas servi, je émis qu'il but que Ii - Sœurs i onseillères toutes ensemble loi représentent que cela est contre la clôture, et qu'il ne se pratique point en ii<i> monastères. Pour ce qui est de sa nièce, si c'est une 611e rare et «le grande attente, on la pourra recevoir iei pour le Val d'Aoste en lui faisant bien apprendre la broderie, car cela aiderait pour la faire recevoir et grossirait toujours sa dot, qu'il faudra <j u î soit an moins de <in,| cents ducatons pour toutes chos* s. liais si elle n'esl pas telle qoe je dis, que ce ne soit point nue fille rare, il ne la faudra pas envoyer parce qu'on ne ! i ., irderail pas, d'autant que pour Annecy doos ne l'i pouvon- i cevoir, el ici et à Romill] on est déjà ass< i grand nombre, comme aussi •» Thonon, si bien que pi vous en ■ i lionne

heure, afin qu'on ne l'envoie i elle n'est fort In. ne fille,

I pie r<m ferait plus de déplaisir de la renvoyer, qu'on

ne ferait de plaisir de la recevoir, En vérité, je vous dis que cb

C0 m je lUiS tonte \nti e.

LETTRE MCLXVII

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