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I : I I jointe, en 1631, au i

chère fille, que vous avez d'amour-propre ! que vous estimez votre propre jugement et que vous avez d'attache à la vanité ! Voyez-vous, je vous parle encore comme à mon cher enfant; car je vous chéris d'un cœur tout maternel et tendre. Mais que vousdirai-je donc, sinon que l'esprit humain, la prudence mondaine, les conseils et inventions de la chair et de la nature vous gâtent. Et ne voulez-vous pas sortir de ce mauvais chemin et de cette fange, ou bien voulez-vous, en y persévérant, faire trois maux : Premièrement, offenser Dieu, qui est le mal le plus grand qui puisse souiller votre àme, et ajouter à la mienne douleur sur douleur?

Vous me dites une parole, sur la fin de votre lettre, qui m'a donné une nuit bien amère et un sommeil bien interrompu. Il faut que je vous avoue la vérité, que vous me faites jeter bien des larmes. Vous dites que vous obéirez en tout, hormis à vous unir à notre Sœur N. : ma fille, quels discours sont-ce là? Ne savez-vous pas que vous désunissant de votre prochain, vous vous désunissez de Dieu ? Où sont tant de désirs de souffrances que vous aviez ? Où sont les maximes de la croix, que vous disiez avoir tant à cœur, quand vous étiez ici? 0 Seigneur Jésus! voilà qui m'est sensible ! Que vous a fait notre Sœur N. pour dire tout ce que vous dites d'elle? Certes, je ne sais. J'ai, selon ma coutume, profondément examiné cette affaire, et presque partout je la trouve innocente. Quand même elle serait coupable, ne savez-vous pas qu'il faut aimer ceux qui nous haïssent et bénir ceux qui nous maudissent? Je ne vous ai, grâce à Dieu, jamais enseigné autre chose. Ma fille, je vous en conjure, mettez de la crainte de Dieu en votre cœur, ramenez votre esprit au pied de la croix du Sauveur, d'où il s'est écarté; et là, pardonnez et demandez pardon à notre Sœur N. — Humili< /-vous beaucoup, et considérez vos obligations, vos vœux et vos règles, et la loi du bien que vous êtes obligée d'observer, tout cela sous peine de la vie [éternelle], et vous ne le pouvez

faire tandis que vous raifrei votre esprit particulier, vos \ lions el le conseil de la prudence humaine.

Je ne puis pooi écrire antre chose 1 cansi de ma doolenr il»' tête ; faites profil de ceci, ma fille, <'i croyez que c'est d'un cœnr de mère que je vous le <li^. Je fais beaocoup priei pour vous, el prie beanconp moi-même, car j'ai pitié de l'étal <>ù vous êtes; mais j'ai confiance que Notre-Seigneur vous mettra de la boue sur les yeux, pour mus les ouvrir. Vous m'entende / bien.

LETTRE UCLXX

\ I. M Kl; I : M IRIE-M IRGI BRITB MICHEL

Importance <!<• l'éducation dei noti

vu k f n.-'

M\ Tia.-cin.ia: mi B,

Quand je n'aurais pas bu que ces chères Sœurs qui nous <>nt écrit -<>ut in- filles, j<' l'aurais mm^ doute devine, car, comme vous, <||. n oe respirent que feu, que Bamme, «pu1 Ferveur «-t qu'ardeur an divin amour. Continuel, ma très-chère fille, à leur donner vos soins, si vous soûles «pic je n'aie poinl de peine sur i nul nombre de fill( - c tr je vous avoue que j'appréhi nderaii beaucoup pour elles, li elles él tienl «ai d'antres m tins que les voir* 1 tne chou <L grandi nds, disait notre Bienheureux P t cation <l \\ ,

fille, h i. u vous a donne un (aient particulier poui cela, et je vois avet dation que vous le t îles valoii en l< ui laveur. Saluez-

ne parti je voua en prie, et obligez-les souvent de recoin-

1 1 1 a t m ! • i .i I >e u l( <> In loioS de m i pua i •• âme.

LETTRE MCLXXI

A LA MÈRE LOUISE-DOROTHÉE DE MARIGNY

SUPÉRIEURE A MONTPELLIER

Projets de plusieurs fondations.

VIVE -J- JÉSUS

[Annecy], 2 juin [1632

Ma toute très-bonne et chère fille,

Nous avons reçu ce matin votre grande lettre; et, parce que nous écrivons à Lyon, je vous y fais à la hâte ce mot de réponse, pour vous dire que Dieu soit éternellement béni des saintes inspirations qu'il répand dans ces bonnes âmes, pour l'accroissement de sa gloire. Je pense que c'est en faveur d'un grand nombre de braves filles, qui ne respirent que la retraite et ne la peuvent avoir faute de place . Dieu veuille conduire tout à sa gloire, si la chose se conclut avec les avantages que vous me marquez, par la bonté de ces demoiselles. Et pour le personnel, nous résoudrons d'y employer notre chère Sœur Madeleine- Elisabeth [de Lucinge], qui est toujours meilleure, et à laquelle il fera grand bien de trouver son nid fait, parce que, comme vous savez, elle n'est pas trop intelligente aux choses temporelles. Or je vous laisse le soin de tout cela; car je crois que vous saurez bien traiter cette affaire sûrement, et obtenir toutes les licences nécessaires avant le départ des Religieuses, et nous manderez bien tout ce qu'il faudra faire de notre part.

Quant à l'établissement pour Nîmes, nous l'avons destiné à nos Sœurs de Thonon. Il n'est nul besoin de le presser ni .à propos de le faire. Il faut laisser agir l'Esprit de Dieu sur Mgr de Nîmes qui doit faire éclore ce dessein, et je vous prie de mander à nos Sœurs d'Arles et de Valence de ne le point presser. — Le bon M. Gautery aime le change par l'ardeur de sa charité, pensant qu'il vous serait plus utile qu'à nos Sœurs d'Avi-

gnon. Laissez-le agir en cela, loi témoignant simplement que vous l'auriez agréable, li nos Sœurs d'Avignon en étaient contentes. Certes, ils ont devrai bien des '1 sseina pour ces établissements. Je leur ai mandé ma pensée pour celui «le Rome1; c'est Ifgr le Vice-Légat qui l'entreprend; il serait fort utile à l'Institut. Il veut que la Mère d'Avignon \ aille; il l'aime; mais, mon Dieu, je ne wia si elle sera asseï capable d'une u grande entreprise. Notre Sœur <le Châtel «lit qu'oui et qu'elle a Ion* bonnes qualités. La divine Bonté conduise tout à sa gloire. Vous êtes heureuse d'avoir un si bon prélat; s'il vient ici, mrm le caresserons bien al nous lui donneront le voile |<lr

Calice], sinon nous vous renverrons quand vous nous m <lon-

■erei le moyen, et um^ en ferez ce que vons voudrez, puisque même je vois que nos Sœurs d'Arles nom en ont lait un pour lui ii pressément. Non, not ir d'Arles ne peut Taire pli

qu'un triennal. — J'honore chèrement le PèreCarrel; il m'écrit une toute bonne lettre. Je le saine (K tout mon eo-ur. J'écris donc selon voire désir au boa M. Crespin. — Quand vous nous écrirez par Lyon, idresseï votn paquet du1/, nos Sœurs an Bellecour et \ mettez le port, autrement ils les mettent s leur fantaisie, et [ lev paquets] courent fortum de le perdre. ( >li Dieu] ma fille, li voua lerei toujours dans mon cœur? vous n\ a -»uii</ douter, car je vous | tiens chèrement comme ma propre !me. renez-voui joyeuse, je vous prie, il votre pou-

voir poorvooi bien porter. I n le bon 1*. I rel p nu

eeli I lue nos < i . I . I ip i intlesremi

de -..n saint a:noui , ^ m rt< mi t votre cher < t I uni uni.- eo-ur DÎCU

il béni - : it pour cette foi

)«• levai bien aise q a'on ne m . a ii e pi je luii

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1 Celle fondiU< I ■' I

LETTRE MCLXXII (Inédite)

A MOXSIEUR L'ABBÉ GRESPIM

a MONTPELLIER

Elle le rend participant aux biens spirituels de la Congrégation.

VIVE j JÉSUS !

Annecy, 2 juin 1632.

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